‹ Traité expérimental de l'électricité et du magnétisme, et de leurs rapports avec les phénomènes naturels ; (volume 2)Chapitre 284 sur 314 · CHAPITRE III · texte numérisé non relu

CHAPITRE III

cartouche , avec un petit barreau aimanté , on trouve que le même pote agit de la même manière sur tous les points qui sont situés sur la même face ; ainsi la distribution du magnétisme s'est opérée dans le sens transversal du fil , au lieu d'être faite dans le sens longitudinal, comme dans les aiguilles aimantées or* dinaires.

Si Ton veut avoir une distribution du magnétisme danç le sens longitudinal, il suffit de maintenir, pendant quelques instants, la cartouche qui renferme du deutoxidc de fer dans la direction perpendiculaire aux circonvolutions; ou peut même, avec quelques précautions, lui'faire acquérir une aimantation telle que la cartouche se maintienne à 45°, par rapport à la direction des circonvolutions.

Quand la cartouche ne renferme que du tritoxide de fer, il n'y a qu'une seule position possible d'équilibre pour elle, c'est celle de la direction des circonvolutions.

Si l'on compare ces résultats à ceux que nous avons obtenu?, dans les recherches relatives à l'action des barreaux aimantés sur tous les corps , nous voyons qu'ils sont les mêmes , mais dans les cas seulement où l'on emploie un seul barreau, ou bien que les deux pôles sont très-rapprochés.

§ IL Des courants électriques produits par F influence des courants électriques.

271. Dans le chapitre (1) précédent, nous nous sommes occupés de l'action par influence des courants électriques sur les aiguilles d'acier aimantées ou non; nous allons continuer les mêmes recherches sur tous les métaux, et en général sur tous les corps. Cette branche de la physique a été créée par M. Faraday (2) , qui en a développé toutes les, parties avec sa sagacité ordinaire.

(1) Ier de ce Livre.

(a) Philos, trans., i83i.

470 DES COUR. ÉLEC. PROÎ>. PAR i/ïNFL. , ETC.

Voici les expériences fondamentales qui montrent l'action produite dans les métaux par l'influence d'uncourant électrique:

Si l'on enroule en spirale, sur un cylindre de bois, 12 spirales, formées chacune de 26 pieds de fil de cuivre , d'un 20e de pouce de diamètre , et recouvert de soie, et que l'on réunisse à leurs extrémités, bout à bout^ la ir% là 3% la 5% la 7% la 9e et la 11e, et que l'on joigne les autres de la même manière , afin de former deux spirales semblables et ayant la même direction ; si lune des spirales est mise en communication avec les deux bouts du fil d'un multiplicateur, et l'autre avec une pile voltaïque , bien chargée de 10 couples à double cuivre, 1 aiguille du multiplicateur n'éprouve aucune déviation.

- Mais si l'on opère avec deux spirales semblables, de ao3 pieds chacune de fil de cuivre recouvert de soie, dont l'une est en communication avec le multiplicateur et l'autre avec une pile de 100 couples, à double cuivre», de 4 pouces carrés et bien chargée, à l'instant où lé contact est établi l'aiguille éprouve une déviation ; puis après quelques oscillations elle revient dans sa position d'équilibre, et est déviée de nouveau à l'instant où l action de la pile est interrompue, mais dans un sens contraire ; pendant tout le temps que la pile fonctionne , l'action sur l'aiguille aimantée est nulle.

M. Faraday à appelé induction volta-èlectrique ce pouvoir qu'ont les courants électriques d'exciter sur la matière qui est près d'eux l'état particulier que nous venons de décrire.

En comparant la direction dd courant inducteur à celle du courant induit, on voit que l'un et l'autre cheminent dans une direction contraire; tandis que le courant produit par la cessation du courant inducteur se dirige dans le même sens que celui-ci : le courant n'ayant qu'une durée instantanée , a donc plus d'analogie avec le courant produit par la décharge de Ja bouteille de Leyde qu'avec celui que l'on obtient avec la pile voltaïque.

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Cette conséquence se trouve confirmée pât» l'expérience ; car si Ton substitue au multiplicateur ufae pfe*tite spirale creuse, et que Ton introduise dedans une aiguille d'acier, celle-ci se trouve aimantée à l'instant où oii établit le contact, pourvu toutefois que l'on retir0 l'aiguille avant d'interrompre Faction de la pile» car le courant en sens contraire qui se produit âlfcM détruirait l'aimantation. M. Faraday a Reconnu que la force du courant d'induction est plus grande 4U moment <& l'on opère lé contact qu'à l'instant où on l'interrompt.

§ III. Des courants électriques produits par Virtfluçnçç des aimants.

272. On prend un anneau formé avec une barre ronde de fer doux de \ de pouce d'épaisseur, et ayant (3 pouceé de diamètre; onehtoule autour d'une partie dé cet anneau (fig. 43) trois spirales, chacune de i(\ pieds environ, de fil de cuivre de *£$ de pouce d'épaisseur et recouvert de soie, occupant sur l'anneau une longueur d'en virai* 9 pouces, comme l'indique la figure; ces trois spirales*, qui peuvent être employées séparément ou ensemble * forment un groupe marqué A. Stlr la partie B, oh en*, roule de la même manière en spirale, dans la même di* rection , 60 pieds environ du même (il , dont les deux bouts sont mis en communication avec un multiplica*teur placé à 3 pieds de distance. Les fils de À sont joints à leurs bouts de manière à former une longue spirale dont les extrémités sont mises en communication avec une pile de 10 couples de 4 pouces carrée L'aiguille est alors déviée bien au-delà de ce qu'on avait remarqué en employant une pile d'une forme dé* fcuple sans l'intervention d'un barreau de fer. t)ans tette expérience comme dans l'autre, l'effet n'est pas perroament., car l'aiguille reprend aussitôt sa position d'équilibre et se dévie dans un sens inverse eu interrompant la communication àvee la batterie.

47a *>ES COUR. ÉLEC. PROD. PAR i/lNFL., ETC,

Quand la communication avec la pile est établie, l'aiguille du multiplicateur se dirige d'un côté ; elle marche dans une direction contraire quand on intervertit le sens du courant. Si l'on emploie l'action d'une pile de ioo couples, l'aiguille tourne rapidement 4 ou 5 fois sur elle-même avant d'osciller. Si Ton place aux extrémités de la spirale B deux petits . morceaux de charbon bien recuits et effilés, on aperçoit une petite étincelle lorsque le contact de la pile avec A est établi ; il est beaucoup plus difficile de l'apercevoir à l'instant où Ton interrompt la communication avec la pile.

On peut faire l'expérience d'une autre manière qui rend plus sensible l'effet résultant du barreau aimanté* On enroule sur un cylindre creux de carton aao pieds de fil de cuivre divisés en huit longueurs, de manière à pouvoir agir séparément ou réunis. Quatre sont joints bout à bout et mis en rapport avec le multiplicateur, et les quatre autres , réunis, de la même manière , communiquent avec une pile de 100 couples. L'effet sur l'aiguille est à peine sensible, comme on l'a vu dans la première expérience. Mais si l'on introduit dans le tube de carton un cylindre de fer doux de l'épaisseur de f de pouce, et long de 12 pouces, on obtient une déviation très-forte. En substituant au cylindre de. fer un cylindre d'un autre métal , on n'a que l'effet dû aux spirales.

273. On obtient des effets semblables avec les aimants ordinaires; il suffit d'attacher au multiplicateur toutes les spirales élémentaires de là spirale creuse précédente, et d'introduire dans son axe le cylindre de fer doux , puis de placer deux barreaux aimantés , longs de 24 pouces chacun, de manière que, d'un côté, leurs pôles opposés étant mis en contact entre eux, les deux autres puissent être mis en contact également avec les deux bouts du cylindre de fer, pour le transformer momentanément en un aimant.

A l'instant où le contact est établi , l'aiguille est déviée, puis reprend sa position d'équilibre ordinaire et se dévie dans un autre sens quand on retire les bar»

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