‹ Traité expérimental de l'électricité et du magnétisme, et de leurs rapports avec les phénomènes naturels ; (volume 2)Chapitre 293 sur 314 · D^TERM. DE TOUS LES COUR. ÉLEC, ETC · texte numérisé non relu

D^TERM. DE TOUS LES COUR. ÉLEC, ETC

nous a été possible, les principales observations relatives à la découverte fondamentale de M. Faraday, ainsi que les développements qui sont dus à MM. Nobili et AntinorL Nous allons actuellement soumettre au lecteur une observation sur quelques-unes des méthodes d'expérimentation employées par ces trois physiciens.

Rappelons-nous que lorsque Ton a un fil de métal quelconque, de cuivre par exemple, et que l'on superpose l'un sur l'autre les deux bouts, quand ils n'ont pas la même température , on a toujours un courant électrique qui, pour le cuivre, va du coté chaud au coté froid. Cela posé, prenons les deux sondes de M. Nobili, plaçons l'une auprès du centre et l'autre près de la circonférence du disque, et pressons-les assez fortement sur le disque pendant qu'il tourne pour qu'elles y adhèrent continuellement; supprimons en même temps l'aiguille aimantée: il y aura évidemment dégagement de chaleur, par suite du frottement exercé par les pointes sur la surface du disque, et la chaleur dégagée sera plus forte sur la sonde qui est près du centre que sur l'autre, puisque les points qui environnent ce centre sont animés de plus de, vitesse que ceux qui en sont éloignés. Eh bien, dans ce cas, on aura un courant thermo-électrique qui ira de la sonde placée près du centre à l'autre, en suivant le disque. D'un autre côté, plus le mouvement de rotation est rapide , plus le frottement est grand , et plus aussi le dégagement de chaleur est considérable, ainsi que l'intentensité du courant électrique. Enfin, pour démontrer l'influence des courants thermo-électriques dans les expériences de MM. Nobili et^Antinori, nous dirons qu'en plaçant les deux sondes à la même distance du centre de rotation, et appuyant plus fortement sur une sonde que sur l'autre , pour déterminer un frottement plus grand sur la première, on a encore un courant qui va de la sonde la plus pressée, là -où a été le plus grand dégagement de chaleur, à l'autre. Les observations que nous venons de présenter sont de nature à être prises en considéra* tïpn, dans h méthode qui a été employée pour recon-

CÉfÀÊITRË Iff.

naître k présence des courants électriques sur lès disques de métal qui sont soumis K uji mouvement <ïe rotation au-dessus d'un aimant.

§ VII. De. Vinduction magnéto -électrique ter- * restre.

284. M. Faraday a obtenu avec le magnétisme terrestre les effets qu'il avait découverts avec les aimants. Il s'est servi à cet effet de l'hélice creuse, qu'il a mise en communication avec le multiplicateur, et d'un cylindre de fer doux, qui n'avait aucune trace d'aimantatioti ; ce cylindre fut placé dans l'hélice, qui avait été dirigée préalablement suivant l'inclinaison magnétique. Le fer devenant un aimant, l'induction se manifesta comme si on eût employé réellement un aimant : ainsi nous fie nous y arrêterons pas.

L'habile physicien anglais a reûdu Sensible l'induction magnéto-électrique de la terre sur la spirale, sans employer le barreau de fer doux; il a montré aussi que tous les phénomènes électriques du plateau tournant se reproduisaient sans autre aimant que la terre. Voici comment il a fait l'expérience : le disque de cuivre fut disposé de manière à tourner dans un plan horizontal ; la direction de l'inclinaison magnétique coupant Ce plan sous un plan de près de 700, cet angle était assez approché de 900 pour donner naissance à l'induction magnéto-électrique, suffisante pour produire Un courant d'électricité.

D'après les principes exposés précédemment, les courants tendent à passer dans la direction des rayons , soit du centre à la circonférence, soit de la circonférence au centre, suivant le sens du mouvement. L'un des bouts du fil du multiplicateur fut mis en communication-avec l'axe de rotation, ht l'autre, au moyen d'un conducteur, fut appliqué contre le bord du disque; l'aiguille aimantée fut déviée à l'instant où Ton fit tourner le disque ; la déviation eut lieu dans un sens inverse,

488 de l'induct. magnéto-électrique terr.

lorsque la rotation allait dans une direction opposée * en étudiant le sens du courant, M. Faraday les trouva dirigées conformément à la nature des pôles magnétiques terrestres.

L'effet peut être rendu sensible avec un disque de cuivre d'un pouce et demi de diamètre, d'un cinquième de pouce d'épaisseur, dont les bords sont amalgamés afin de rendre le contact plus immédiat avec les conducteurs qui établissent la communication avec le multiplicateur.

D'après toutes les observations précédentes, il est impossible qu'un globe de métal puisse tourner sans produire des courants électriques dans son intérieur, suivant un plan perpendiculaire au plan de révolution, pourvu que l'axe de rotation ne coïncide pas avec la direction de l'inclinaison magnétique.

Pour vérifier ce fait, M. Faraday a employé un globe de cifivre de 4 pouces d'épaisseur, et vide dans l'intérieur. Une tige de cuivre, fixée dans le globe servait d'axe de rotation, et une aiguille astatique, comme celle dont on fait usage dans le multiplicateur, fut employée à reconnaître les courants.

Les aiguilles se trouvaient dans le plan du méridien magnétique, et le centre du globe dans le même plan horizontal que l'aiguille supérieure. Dès l'instant que l'on imprimait un mouvement de rotation au globe (eii prenant pour axe de rotation une ligne contenue dans le plan du méridien magnétique et perpendiculaire à la direction que prend une aiguille aimantée librement suspendue), la double aiguille était aussitôt déviée; cette déviation changeait avec la direction de la rotation. Quand le 'globe tournait de l'est à l'ouest, le pôle nord était tourné vers l'est. En mettant le globe à l'est des aiguilles, celles-ci étaient affectées de la même manière. Si l'on considère maintenant la partie supérieure du globe comme un fil de métal qui se meut de l'est à l'ouest, au-dessus du pôle sud de la terre , le courant électrique de cette partie ira du nord au sud. En envisageant éga~

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