‹ Traité expérimental de l'électricité et du magnétisme, et de leurs rapports avec les phénomènes naturels ; (volume 2)Chapitre 35 sur 314 · CHAPITRE III · texte numérisé non relu

CHAPITRE III

. Nous avons examiné le cas où Ul température était croissante à l'extrémité positive , et dans un état stationnaire au bout opposé. Rien n'est plus simple que d'obtenir cette dernière condition : il suffit de mettre ce dernier dans un petit tube rempli de glace. Cette précaution doit être prise toutes les fois que Ton veut mettre de l'exactitude dans les expériences.

Haûy avait annoncé comme un fait nouveau (i), que, dans un cristal, pendant le refroidissement, la polarité électrique s'était d'abord établie , avait disparu , puis s'était reproduite en sens inverse. Ces effets ne peuvent être attribués qu'à des alternatives d'échauffeinent et de refroidissement, dont le célèbre minéralogiste n'a jamais tçnu compte dans ses expériences.

La plupart des tourmalines présentent les effets que nous venons de mentionner ; mais leur intensité varie tellement dans les cristaux provenant de la même localité, que l'on est porté à attribuer ces variations à des différences dans leur dimension, leur structure ou leur couleur. On emploie deux modes pour rendre électriques les tourmalines : réchauffement et le refroidissement lents , réchauffement et le refroidissement rapides. Le premier s'obtient en élevant graduellement la température de la cloche dans laquelle est suspendue la pierre, éteignant la lampe, et laissant le refroidissement s'opérer lentement. Le deuxième mode consiste à transporter la tourmaline , qui est 5 une température basse, dans un milieu où elle est élevée, et à observer ce qui se passe, pendant qu'elle s'échauffe. On la retire ensuite, pour la mettre dans un milieu moins chaud. Les tourmalines qui jouissent de la faculté électriqueau plus haut degré l'acquièrent par ces deux modes ,' tandis que celles qui sont peu électriques ne le deviennent que par le deuxième seulement : il y en a qui ne le sont par aucun des deux.

(i) Traité de Physique, t. Ier, p. 5o3.

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