CHAPITRE III
mente sa tendance négative, et que, dans la même ciN constance, pour conserver à la limaille sa faculté négative, il faudrait pouvoir la projeter en poudre d'une grande ténuité. Quand une lame de zinc est en mouvement, et qu'on la touche avec un morceau d'oxide de manganèse, l'équilibre des forces électriques est également dérangé ; mais , pour le reconnaître , il faut employer un multiplicateur; car, le contact subsistant quelques instants, les deux électricités se recombinent aussitôt, et il est impossible alors d'avoir des effets de tension. On n'obtient non plus aucun résultat quand les limailles ont plusieurs millimètres de grosseur. On voit donc que le dégagement de l'électricité paraît, dans les circonstances où nous avons opéré , dépendre de la nature des corps, de l'état de division de leurs parties, et de la vitesse imprimée aux lames. On peut déjà dire que le corps dont les parties éprouvent le plus de déplacement a une tendance à produire l'électricité négative. Nous examinerons plus loin l'influence de l'action chimique.
§ XVI. Effels électriques produits dans le frottement des corps mauvais conducteurs.
69. Dans les corps mauvais conducteurs de l'électricité, l'état des surfaces à beaucoup plus d'influence sur la nature de l'électricité que prend chacune d'elles , que dans les métaux, puisque la plus légère différence suffît pour leur faire prendre telle ou telle espèce d'électricité. L'examen des causes qui détermiuent le dégagement de l'électricité, dans le frottement en général , devient donc très-difficile. En raison de son importance, nous allons examiner cette question , en prenant en considération tous les. faits, qui ont enrichi successivement cette partie de la science depuis une trentaine d'années.
Quand on frotte deux corps quelconques l'un sur l'autre, conducteurs ou non de l'électricité, l'un prend l'électricité positive , et l'autre l'électricité négative ; il faut avoir seulement l'attention d'isoler le corps conducteur. En