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ceux que l'on puisse employer, en raison de la difficulté guet l'ôrç oppose à la Recomposition des deux principes électriques.
§ XV. Du Dégagement de V électricité par t influence ' des courants électriques.
86. Les premières tentatives qui ont ç.té faites pour es- » sayër de produire des courants électriques par l'influence d'autres courants, sont dues à M. Ampère. Il forma une spirale avec un fil de cuivre recouvert de soie, et fit passer, par une ouverture pratiquée dans la partie supérieure, un fil de soie auquel était suspendu un disque de cuivre, que l'on maintenait~pendant quelques instants dans le sens des circonvolutions. Ayant fait passer la décharge d'une forte pile voltaïque dans la spirale , il remarqua qu'en plaçant le disque eptre les pôles opposés d'un aimant à fer à cheval, celui-ci exerçait une action sensible , qui variait suivant la position des pôles. M. Ampère se borna à constater le fait sans l'analyser. M. Faraday a repris cette question, l'a traitée à fond, et tous les faits qu'il a observés constituent maintenant une branche importante de l'électricité. Nous ne pouvons mieux faire que de le prendre pour guide dans l'exposé que nous allons présenter des courants électriques produits par influence d'autres courants et du dégagement de l'électricité produit également par l'influence des aimants.
M. Faraday appelle induction le pouvoir que possèdent les courants électriques d'exciter dans la matière, qui est dans leur sphère d'activité, un état particulier quelconque qui produit d'autres courants.
87. Pour mettre en évidence l'induction, il enroule en spirale, sur un cylindre de bois, deux fils de cuivre senv blables, recouverts de soie, de deyx ou trois cents pieds de longueur. Une de ces spirales est mise en communication avec un multiplicateur, et l'autre avec une pile k la ^ollas^on de cent couples, de quatre pouces carrés , et bien chargée ; il y a aussitôt une légère dé-
l48 DÉGA.G. DE LÉLFX. PAR L ACT. DES AIMANTS.
viation dans l'aiguille , qui cesse immédiatement après. Un autre effet se produit, mais en sens contraire, aussitôt que le contact avec la pile est interrompu : les effets d'induction n'ont donc lieu qu'à l'instant où commence et cesse le courant. Il en conclut sur-le-champ que ce courant, qui n'a qu'une existence instantanée, participe plus de la nature du courant électrique produit par le choc de la bouteille de Leyde , que de celui qui prend naissance dans l'action de la pile.
Il trouva ensuite que le courant induit, produit par Faction du courant inducteur, est dirigé dans une direction contraire, et que celui qui a lieu par la cessation du courant inducteur, chemine dans la même direction que lui.
§ XVI. Du Dégagement de V électricité par l'action des aimants.
88. Nous savons qu'un courant électrique qui parcourt un fil de métal jouit de la propriété d'exercer sur l'aiguille aimantée une action qui semble révolutive. M. Ampère ayant conçu l'idée que les aimants étaient produits par des courants électriques, démontra par le calcul, que Ton pouvait considérer effectivement les premiers comme formés de courants électriques tournant autour de leurs molécules, dans une direction perpendiculaire à leur axe.
M. Faraday, aussitôt qu'il eut découvert la production des courants par l'influence d'autres courants, chercha si les aimants ne produiraient pas des effets semblables. L'expérience vint confirmer ses prévisions ainsi que la théorie de M. Ampère.
U prit un anneau de six pouces de diamètre extérieur (fig. 43), formé avec une barre ronde de fer de j de pouce d'épaisseur, et enroula en spirale autour de la partie A trois fils de cuivre recouverts de soie, de vingt-quatre pieds de longueur chacun, lesquels pouvaient être employés séparément ou ensemble, en laissant les bouts