DE LA FORMATION DES SOUS-SELS
décompositions , pour arriver à Ibrmer àes composés semblables à ceux que Ton trouve dans la nature. Les doubles décompositions qui opèrent ces transformations, ont une puissance d'action dont ^n ne connaît pas encore toute l'étendue. Pour en donner une idée, prenons une dissolution saturée, ou non, de nitrate ou de sulfate de cuivré, peu importé , et plongeons dedaûs Wk morceau de craie, àe tkké^ivè ^ro^ief^ ou du Cttlcaire poreux; voici ce qui se passe avec la dissolution de nitrate de cuivre, par exemple : le sel métallique réagit peu à peu sur le calcaire, il lui cède une portion de son acide, en chasse l'acide carbonique, et de là résultent du nitrate de chaux, qui se dissout, et du sous-nitrate de cuivre insoluble, qui se tJé^^ose en petits trlslaii^ verts ^ciculaires sur le calcaire; l'action continue dans l'intérieur. Il faut donciqûe par T^efSet dedeux courants, dirigés eh sefie contraire, le nitrate de cuivr.e pénètre dans Ids inti^tiees, et iSfne le nitr-ate de ciwix «t l'atâde carbonique en soteist expulsés.
Des xnêorcema qui -sont restés un mois «n exficrienoei, ont été recouverts d'une couche de petits crisioàx 4« "iRous-nitrate, d'un millimètre d'épaisseur. £n opérant avec des cristaux de spath d'islaiide, ou des ïïkox^ux de spath CÀkâire compacte, r-acdon n'est que snperftciette, ^et il est probal))e qîia'il faudrait un temps co«i«déraUp poivr q^ue la masse fàt entamée. £n substituant vu nitrate de cuivre le sulfate^ on obtient un sous-sut&te cristallisé vert insoluble. Le dilorure de cuivre donnç également je souM;hlorure crist^Uisé.
Si i'On veut décélérer la formation de œs sobs-6^s, ou l^eiïl employer l'afction de ia chaleur; mais alors ksteri»ia^x «ont moius nets.
ro45. Etï sôiwwëtt^ut àû fiïême Tïiode d^ejcpériendeîdes "Sefe à hase (Je fer, partîcuttèremfent le pi'Oto-stfJftfte, ^h obtient ui> sous-sulfafe concrébtonné rubigineux, <jui a ^eTanailogie avec celui que l'oîi trouve dans la uatfiNle; il 'Se dépose en même temps une grande quantité de ori«^ ^ux de sélénîte.
CHAPITllE m. 20
io46» En examinant tous oes produits, on gérait tenté de Tes regarder comme des minériiux, tant ils en ont Taipéut. Lça sels à base de fer, et en général tous les sels h^étalliques qui ne sont pas capables de former les sousfuAê^ ne donnent a ucvm effet dé ce genre. Nous examinerons plus loin leur action sur les roches calcaires ou autres.
Arrivons aux transformations successives.
§ IJ. J^e façÛQn des bi-carhçmçites alcalins sur les
sous^seU*
t647i Lorsqu'on laisse séjoui*ner un morceau de cal- ($airé, dont la surfece est recouverte de cristaux de soustiitPate de cuivre, dans une solution de bi-carbonate de potasse étendue d'une 0U de deux fois son volume d'eau , xon ne tarde pas à s'apercevoir que ces cristaux prennent une teinte plus foncée et qu'ils se changent peu à peu en un double carbonate de cuivre et de potasse, qui cristallise en aiguilles. Datis la réaction lente du sous-nitrate sur le |)i-earbonate, celui-ei cède une portion de son acide à l-olcide de cuivre; il en résulte un carbonate de potasse qui se combine avec le carbonate de cuivre.
Quant à l'acide nitrique, qui devient libre, il réagit immëdiatèment sur le carbonate de chaux en contact avec le sous-nitrate, il le décompose et forme un nitrate de chaux, qui est expulsé en même temps que l'acide carbonique. Aussitôt que ce nitrate est en contact avec le bt*carbonate alcalin, il s'opère encore une nouvelle décomposition, d*oîi résulte un carbonate de chaux, qui cristallise en très-petits rhomboïdes. La manière dont le carbonate de chaux est produit, indique son origine; car il forme des traînéjBS tuberculeuses, dont le bout correspond toujours à un interstice du calcaire. La forme tuberculeuse est due au dégagement du gaz venu de Tinterieur avec la dissolution de nitmte de chaux, qui est décomposée immédiatement par le bi-carbonate«