CHA.PITRE V
y est fixé sur un tube de verre verni j^, lequel peut s*élever ou s'abaisser au moyen d'une vis de micromètre s. Un conducteur mobile et semblable m en bois léger, creusé et doré, est suspendu au-dessus du conducteur /, par l'intermédiaire d'un fil d'argent très-fin qui passe dans une petite roue de cuivre w. Le conducteur m a pour contrepoids un petit cylindre de bois/?/^ (fig. /) et 6) qui plonge dans l'eau.
Les extrémités de l'axe de la roue tournent sur des pivots très-fins et reposent sur deux grandes roues mobiles, comme on le voit figure 7, ce qui leur donne une grande liberté de mouvement. Un index ivc indique sur l'arc gradué /x la force développée entre les conducteurs rn^f. Le poids de cet indqx est connu. Le centre de la roue ^ est le même que celui de l'arc x^. Les diverses roues, ainsi que l'arc gradué, sont soutenus par une plaqué métallique avancée qui est fixée à une tige métallique passant à travers une colonne de verre B; la figure 5 indique les divers accessoires 3e cet appareil et la manière dont ils sont disposés.
Le poids du conducteur m fait bien équilibre au contre-poids w, mais le système peut être mis ea mouvement au moyen d'une force excessivement faible. On peut donc approcher ou éloigner à volonté m de/. Le mouvement est promptement arrêté au moyen du contre-poids n qui plonge dans l'eau ; la force peut être évaluée en degrés ou en poids: en effet, si un poids quelconque avance l'index de 5° dans une direction, le double du poids l'avancera de 10®, et ainsi de suite.
i353. Quand on veut se servir de cet appareil, ou communique au conducteur /* une charge d'électricité , puis le conducteur m est mis en communication avec la terre, ou bien avec la partie négative de la bouteille ou de la batterie qui a servi à donner une charge à /.
Si l'on veut observer les effets de la force répulsive, on met en communication le conducteur y avec une source d'électricité quelconque, puis on fait descendre m jusqu'à ce qu'il touche /. *
Su DESCBIPT. d'aPP. DlSt. À MÉSUl^. LES PH^N., ETC.
La distance etttre les cottdtlcteuri fhyf cx)WesffoiïA è une force donnw. On la trouve au moyen dés dégrés indiqués sut Vavc xy. Chaque degré correspond^ dàtfs l'appareil de M. Harris, à i\ne variation de distantrè enti^ l'es conducteurs égale à ~ de pouce. D^apt^ cèla^si, éft' commençant les expériences, on a mis ^u cotïlâ^l m ^f^ Wndex étant à zéro, et que Ton abaisse le conducteur/ à une distance donnée , que Ton peut déterminer au mo^èft de ia vils dw microiftètre j, rifen n'est pltfs sito^plc ensuite que de déterminer léS aiatres distance^ en jT^t ftt.
Je ne dois pas Oublier de dire que îe contre-poidi^ est tnuni d'une petite coupe hémisphérique />, destinée à recevoir les poids nécessaires pour les expériences.
Les conducteurs //?,/* sont des plans circulaires d'environ a pouces de diamètre , soutenus par de petits côneiî^. On emploie, au besoin, pour conductears des sphères et des cylindres.
Avec cet appareil , lorsque les isolements sent parfaits et que l'atmosphère est bien sèche , l'index donne immédiatement la résultante des forces attractives.
1354. Pour rapporter les charges à une unité démesure, on part de ce principe, que, dans une bouteille de Leyde, la quantité accumulée sur une surface est proportionnelle à la quantité cédée par l'autre dans la charge. D'après cela , au lieu de transmettre immédiatement Xhlectricil^ dégagée de la machine au moyen d'e son conducteur, on peut communiquer la charge de la surface extérieure d'une petite bouteille de Leyde, et évaluer très-exactement la quantité accumulée par le nombre d'explosions. En effet :
Supposons que l'on renverse une petite bouteille de Leyde R (fig. 8), de manière à mettre l'armure intérieure en communication avec le conducteur dune maclrine électrique, et l'armure extérieure, par l'intermédiaire de la balle h^ également en communication avec lalatterie à charger. Supposons encore qu'on ait placé deux petites balles n et n' eu relation avec les deux mêmes armures à une distance telle, qu'il y ait tne décharge à tm
certain instant. ïl BSt bien 'évident qire çïïsnque décharge indiquera ujie accumulation d'une même quantité d'électricité dans la batterie; attendu qu'elle ne peut avoir lieu, chaque fois, la distance nri étant constante, que lorsque la tension de rélectrîcîté est arrivée ati mêine poînt.
On peut, si on le veut j transporter à dé simples conducteurs, des quantités comparatives d'électricité en tirant des étincelles d'une bouteille isolée D (figui'e 9), chargée , comme il vient d'êti^ dit. Les charges peuvent être prises immédiatement sur le conducteur ou sur une plaque de transport isolée (fig. 10), dont la surface est conntTe^ et transmises ettsuite au cbttdttctîeur «(fif. 5). M. Harris a fait avec ces appareite tin certain nombre d'expériences dont voici les principaux résultats :
ï355. Urte quantité donjiée d'électricité, partage entre deux conducteurs parfaitement égaux, tie développe sur des corps étrangers que le quart de la force attractive qui se distribue dans l'un d'eux.
Lorsque Cette quantité est partagée entre trois conducteurs semblables, la force dans l'un d'eux n'est ^ue la neuvième partie de celle que l'on trouve distribuée dans un seufl ; c'est-à-dii*e que la qttanlité étant constante^ Ja force est en raison inverse du carré de la surfece; on^ la surfece étant constante , en raison directe de la quantité. Voici comment M. Harrîs a mis ces kws en évidence :
On prênd trois conducteurs semblabîes ^t éganx a^ è, c (fig. 1 1 ), de forme cylindrique et bien isolés ; on commti- • liiqne à Tuii d'eux une quantité donnée d'électricité, et ron mesure la force attractive au moyen de l'électromètre (fig. 5). Cela feit, on enlèye réléctricité à tt cylindre et on lui eneommunique nne égalé quantité; après qtt6i on lui en fait toucher un autre pour diviser là charge ; on trouvé que la fôrCe attractive iie s'élève qu'au ^arl de la fôree primitive, et ainsi ^ suite.
60 DESCRIP. d'aPP. DEST. AMESUR. LES PHÉNOM., ETC.