‹ Traité expérimental de l'électricité et du magnétisme, et de leurs rapports avec les phénomènes naturels ; (volume 3)Chapitre 160 sur 278 · DU PLAN D ÉPREUVE ET DE SES INDICATIONS · texte numérisé non relu

DU PLAN D ÉPREUVE ET DE SES INDICATIONS

tenant assez de mercure pour que le verre en ait une couche extérieure et intérieure. Ou électrise ce système , et on enlève le fil de charge ^au moyen d'un manche isolant, puis la sphère chargée a' a; on verse le mercure contenu dans la sphère; on a alors un corps sphérique sur la surface intérieure duquel il y a une forte accumulation d'élçetricité libre. Cette sphère étant touchée i ntérieuremeut avec un plan d'épreuve isolé ne donne à ce dernier aucune charge d'électricité, quoiqu'il existe à sa surface intérieure de rélectricité libre. Si le plan d'épreuve est fixé à une tige conductrice isolée, se projetant au delà de la sphère, l'électricité est mise alors en liberté, comme dans le cas oîi un corps conducteur est placé dans une sphère de métal chargé, peu importe que la sphère ait ou non une garniture extérieure. I/électricité serait donc partout à l'état libre à la surface intérieure, et pourrait facilement se communiquer a un corps capable de la recevoir; pour tirer cette induction M. Harris s'est-il mis en garde contre l'action par influence exercée par la surface extérieure sur la tige conductrice? Soit maintenant dcV (fig. 26), une plaque circulaire de verre que l'on pose sur une plaque conductrice r, dont le diamètre est d'environ la moitié de celui du verre; ou met une plaque semblable c' sur sa surface supérieure, et l'on charge cet appareil en communiquant de l'électricité à la plaque supérieure; on enlève les armatures, et le verre est placé sur un support isolant. Si l'on touche alors le côté chargé avec le plan d'épreuve, on enlève naturellement de l'électricité libre. M. Harris infère de là que l'expérience du plan d'épreuve ne prouve nullement la non existence de l'électricité m la surface intérieure^ d'une sphère chargée. Cette conclusion nous paraît peu rigoureuse; car nous ferons remarquer que la théorie admet , d'après un principe de Newton, que l'action d'une couche sphérique d'électricité sur un point placé dans l'intérieur de cette sphère est égale à zéro; M. Harris répond à cette objection que lors même que l'électricité existerait réellement à la «urface intérieure de la sphère, elle ne pourrait être transmise à un corps entièrement placé

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