‹ Traité expérimental de l'électricité et du magnétisme, et de leurs rapports avec les phénomènes naturels ; (volume 3)Chapitre 17 sur 278 · CHAPITRE IV. ^l · texte numérisé non relu

CHAPITRE IV. ^l

dj ç\ c\ il en résulte une double combinaison de c, c^c^ ^"f^^f.fyfy et dey;// avec c\ c\ c\ au moyen de quoicy c, c, pénètrent dans rintérieur du fer. En continuant le même raisonnement, on conçoit comment la seconde rangée d'atomes de carbone peut céder la place à une autre qui arrive de l'extérieur, de sorte qu'étant poussée de proche en proche, elle pénètre jusqu'au centre de la masse de fer.

Cette théorie, qui s'applique à tous les genres de cémentation, même à celle qui s'opère à la température ordinaire, repose sur. des faits positifs^ c'est-àdire, sur l'instabilité des molécules que les phénomènes de phosphorescence, ainsi que les observations intéressantes de MM.Haidinger et Mitzcherlich , nous prouvent d'une manière incontestable. Nous reviendrons sur un grand nombre de phénomènes de cémentation, lorsque nous aurons exposé les altérations qu'éprouvent les métaux exposés à l'action d'agents atmosphériques ou autres.

§ III. Des altérations du fer et de la fonte.

1064. Lorsqu'on met dans une capsule de porcelaine de la limaille de fer, recouverte d'une couche très-mince d'eau, le métal se transforme peu à peu en hydrate de peroxide, tandis que, si la couche est épaisse, il y a en outre formation d'oxide magnétique. La production de cet oxide est due évidemment à la lenteur avec laquelle l'oxigène de l'air est transmis à la limaille. Quelques chimistes pensent que Teau ne sert que de véhicule à l'oxigène; mais il ne paraît pas en être tout à fait ainsi.

Dès l'instant que quelques points d'oxide se sont for* mes sur une lame de fer exposée à l'humidité, il en résulte un couple voltaïque entre le métal, l'oxide et l'eau dont l'action accélère l'oxidation. On a avancé que l'eau n'était pas décomposée, parce qu'il ne se dégageait pas d'hydrogène, mais la présence de l'ammoniaque dans la rouille prouve suffisamment que les principes constituants de l'eau ont été séparés, car lalcaii n'a pu êtr^

4îl^ DES ÂLTÉRATIOWS DtJ FÉtt ET DE LA FONTE.

formé que par la comliihaisdn de Fhydrogfene à Yéïàt naissain atec l'azote de l'air, fïous reviendrons iiir te fait^ en traiUnt de là formation spontanée de l'àmitmliiaque:

io65. Oh cohçojt, d'après ce que noué Venons de dire; pourquoi l'on né troutê que peu d'objets Uttti^ucs eti fer; sur^tout s'ils ont séjourné dans deâ endroits humides, car la décomposition une fois conittiencée à là surface, pénètre jusqu'au centre^ par yn procède analogUe à la cémentat'ron. C'est ainsi que l'on troUve des niasses èritières de fer changées en un mélange de fer magnétique et de perôxide, qui renferment quelquefois dans lêuri fissures àeé cristaux d'otide.

NouB avoriis trouvé dans les fondations d'un vîeiik ehâteau dont la construction fettionte aU vin® ou au ix® siècle, plusieurs moi^eauît de fer, de 4 ^ 5 décimètres de longueur et de 5 centimètres de largeur, presque entièrement décomposés; ils sôiit trarisformés en fei» hydraté et en fer' magnétique ; on aperçoit encore des parcelles de fer qui sont à l'état métallique, et quelques portions offrent une texture lamelleuse. Si l'on détache de ces lames avec un instrument tranchant, on trouve que leurs surfaces sont recblivertes de deux espèces de cristatix ; les plui apparents , qui orit i h i millimètres de longueiir, ont une couleur jauhe de rouille; ils sont aplatis et leur foi^me dérive de l'octaèdre régulier: Leur poussière est jaiiite; ils renferment de Teàu de cristallisation, se dissolvent datis les acides et donnent toutes les réactions propres au perotide de fer hydraté; SoUs ces cristaux eh sont placés d'aiUres de fer olieiste irisé qui, vus au microscope, présentent les faces de la variété binôtérnâire de Haùy ; leur aspect est lé même que celui des cristaux de l'île d'Elbe.

Lés cristaux de peroxlde non hydraté et ceux de perôîtidë hydraté sont à côté leè ùnà des autres. Les premiers résultent-ils dé la décomposition du fer hydraté qui se forme toujours quand le fer est exposé à l'action simultanée de l'air et de Veau, ou bieii onl-iU été pro*

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duîts iHiin^diatenient ? A rinsMClion des lames, il est fafcllè de voir que les cristaux de Fer hydraté sont d'une formation pdstérletire â ceux du fer ollgiste, puisqu'ils sont superposés sur ces derniers. Jusqil'lci Ton n'a pu formëit" leà cristdiix de perôxide dé fer anhydre (jlië par le àecouré de lachaleiiK Poùrraièht-ils être produits égâlëhifeht pâb l*?ictroii des courants élfectriqu'e^? C'est lihe questioii que Hoiià ne J3ouv(5ns décider encore; cependant il eil probable qu'elle a pu exercer dne certaine îHfluence dans l'exemple que nous citons : en effet, il y à production de couraht toutes lés fois qu'un métal étant en contact avec un de ses oxides, du un dxid'e avec tin autre ôxide, ces corps sont mouillés sîfaiùltanémènt par tih liquide capable de réagir chimiquement sur l'uii d'eux. Tout porte à croire , d'ùh autre côté , que l'es lames dé fer ont été d'âbdrd changées en oxide magnétique; que leà fissures se sont ensuite formées peu à peu à mesure que le métal a changé de volume, et que les cristaux qui tapissent leé parois dé ces fissures ont été produits postérieurement par la réaction de l'air et de Feàu \\\x\ , pénétrant trèslentement entre les fissures , auront réagi sur lès portions de fer lion encore altérées dont ôri retrouve des traces en broyant les lames. Les molécules s'étant formées, pour ainsi dire, une à une, rien ne s'est opposé a ce qu'elles prissent un arrangement régulier. Or, les petits couples voltaïques formés par le fer, Toxide magnétique et l'eau, auront réagi infailliblement sur Thydratede peroxide qui se trouvait à l'état naissant, l'eau se sera portée sur le fer et le peroxide sur l'oxide magnétique. Quand tout ^e fer aura été à peu près recouvert d'oxide,«raction des couples voltaïques sera devenue insensible, et Thydràte de peroxide aura cristallisé sijr le peroxide anhydre où fer oligiste.

1066. On a remarqué que les alliages de fer et de différents métaux sont beaucoup raoînsoxidables que le fer ; ainsi la force de cohésion l'emporté ici sur l'action voltaïque. C'est pour cela, très-probablement, que le fer métédricpé, qui renferme du iiîckel ci d'autreè tiiétàux, sQ

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