‹ Traité expérimental de l'électricité et du magnétisme, et de leurs rapports avec les phénomènes naturels ; (volume 3)Chapitre 176 sur 278 · CHAPITRE Vfir · texte numérisé non relu

CHAPITRE Vfir

que l'induction a pour intermédiaires les diélectriques, ou corps isolants interposés, qui agissent chacun diaprés la nature de leurs inolécuJes. Pour trouver le pouvoir inducteur de ces corps, M. Faraday a fait usage des appareils suivants :

1 ^ d'une balance de Coulomb qui a pour fil de torsion un fil de verre de 20 pouces de long, dont la finesse est telle que , muni de tous ses accessoires , le bras de levier fait 10 oscillations en une minute pour revenir dans sa position d'équilibre ordinaire. Son élasticité est suffisante pour que Ton puisse le tordre, de quatre circonférences sans qu'il cesse de revenir dans sa position. La boule fixée au bras de levier est de sureau doré; son diamètre est d'environ -^ de pouce. Deux bandes de feuilles d'étain, collées à la surface intérieure de la cage, l'entourent entièrement à la diistance de -^ de pouce l'un de l'autre. Ces bandes, mises en communication avec la terre, exercent une influence égale sur les boules clectrisées. L'intérieur de la cage est desséché avec de la potasse fondue^ Une boule de bois doré remplace le plan d'épreuve de Coulomb.

Avant chaque expérience, M. Faraday avait l'attention de s'assurer si les boules conservaient longtemps l'électricité qu'il leur avait donnée, et si elles pouvaient être déchargées complètement par le contact d'un corps conducteur non isolé;

2^ d'un appareil destiné à étudier l'action inductive à travers divers milieux, dans des circonstances qui fussent toujours les mêmes, et disposé de. manière à pouvoir mettre dans l'intérieur et à en retirer avec facilité les corps solides, liquides ou gazeux qu'on y avait introduits^

Cet appai*eil (figl 4^) ^^ compose des parties suivantes :

aa sont les deux moitiés d'une sphère de cuivre su-» perposées l'une sur l'autre en è, comme les hémisphères de Magdebourg. c, est une pièce d'ajustage qui joint l'appareil à un robinet d, attaché à un pied métallique ou à une pompe à air. L'ouverture / est très^petitet g est

flO DU POUVOIR IVDUCTEUIt DJGB DIÉLECTRIQUES.

un cylindre de cuivre adapté à rhémisphère supérieur^ ^ travers lequel le récipient de la boule intérieure passe ainsi que sa tige, h est une boule intérieure en cuivre , vissée à la tige de cuivre ij terminée au-dessus pdr une boule de cuivre B. // est une masse de matière iso«' lante servant à supporter et à isoler les boules h* et B. Cette maifté est traversée par la tige / qui soutient la boule hf et ne touche pas, autant que possible^ la parli^ inférieure de la ti^e.

La boule h a une ouverture en n destinée à intro*', duire et à retirer les gaz à volent^.. La fignre indique tous les accessoires à l'aide desquels chaque sphère peat être mise en communication avec le. corps électrîsé , se* parée l'une de l'autre ou remplie de diverses substances.

Toutes les fois que l'on opère avec des gaz acides ou alcalins^ on enlève l'hémisphère supérieur et l'on nettoie avec soin l'appareil , que l'on peut considérer comme une bouteille de Leyde dont le' corps isolant întermé^ diaire peut être changé à volonté.

i4oo. Passons aux eipériences : on prend une beu«> teille de Leyde capable de donner une étincelle de i li a millimètres entre, deux boules d'un diamètre de i centimètre. La boule de transport de la balance étant char* gée avec cette bouteille, on l'introduit dans la balance et cm la met en contact avec la boule mobile en tournant l'index. La boule est repoussée à une distance de 3o^ par exemple. On considère cette déviation comme re- |xréseaitant la répulsion des boules. Cela fait, l'appareil d'induction est charge ensuite avec la bouteille de Leyde.

Un autre appareil d'induction semblable au précédent est placé ainsi que lui sur un support non isolant^ à une chstance teUe qu'ils ne puiss^it s'influencer l^on l'autre; toutes les précautions sont prises pour éviter la déperdiir t^>n de l'électricité*. £n6in les appaïf Us» ^|»( disposés, de manière à ppAiyoir opérer toujours d^çis les.vxêmes cir<* epnstfiijices^ Nous v^rj^ons dansk un instant l'u^ge qu'oA pçut en {mi^\ ixui^s aup^^r ayant, mon tronsc<>iniii«nCl'iA« ^tion pfM^ «'établir en ligne. wwl>e.

A WÇ ftffslt pn py^ad uo cyliocjf^ ^e gonime laque d^ deux oeçilimètres d^ diapiè|;*e et de deux décamètres ^^ longueur , qufi TpH ^xe y^rtîc^lei^çnt sur un pied de boU (fig. 43). Oji pratiqué à l'e^itréqiité supérieure de ce cylindre ux^e, G^yité dç&tipé^ ^ reg^voir unç boule d'étali]^ où. awtrç^ h^ partie supérieure de la t,ig© ayant çté électris^e négativemenl avçc une {lanellç chai:(d|e , i;ne boii^^ de métal est placée sur le souimet , et l'on e?;î^n^^ne ep-, iiuite l'état él^otriq^ç de l'appareil avec la boule de transport et Ifi balance de Coulomb. D^ns le premier; instant du contact, la bouje B e^; 1^ boule dç transport ne sont pas isolées, elles le sont ensuite, afin qu'il y ait une charge d'çleçtricité. La boule de tjijan^port ayant été placée successivement, d£^ns une expérience, siux points a é c rf, elle a toujours pris de l'électricité positive, mais dans les propçrtiqns suivantes. :

^ î^rd^U^ de, . . . , . ^ lOOO**

Nous ferons remarquer, i** que les charges de la Imvi^ h aii^i quf» celles de la boule de tre^nsport sont des charges par iild^etipn} 2^ que le^ charges a ^ c, d, saut; h^ résultat d'actioqs inductive:^ en ligne drçit^ ^ attendu la petitesse de^ ai^q$ qui niesurent leur distance ; 3^ qu'il u'en est pstji de même ^e lek charge qu'on à obtçnue ea è^ attendu qu^elle est le résultat d'une charge par ioduçtioa en }ig9^^ çourbe«

Maintenants si l'qq place \^ boule de trs^nspprt eu e^ à une cei:taiDf( distanœi de ^, ne l'isolant; pas d'^prd, puis l'isolant ensuite, e^Ue se charge encore d'électricité positive, msa^ à ui^ degré plu^ élevé*

i4oi. Oa proiive de la manière suivante que Tiij-r ductipii ne peu.t agir à tr^^vers le métal ; si l'on substitue à W bôuk B un petit di^q>i§ de même métal, dau« geq^, l^

haule 4^ Uaâaport pisut ê|r4 <^igHLKg^Q ai^ milkn., mr^.

•— rvignncM

f 12 DU POUVOIR INDUCTEUR ^1>£S DIELECTRIQUES.

SUS du milieu de la surface supérieure : mais toutes les fois que la plaque a un pouce et demi ou deux pouces de diamètre (6g. 44)» la boule ne prend aucune charge en /, mais bien en g ou en h. Ces faits montrent bien ~ que l'induction a lieu en ligne courbe, non à travers le métal, mais à travers l'air. Les effets sont encore les mêmes avec la boule fi quand elle communique avec le sol au moyen d'un fil de métal.

En opérant avec un hémisphère de cuivre (fig. 45), au î

lieu de la boule B , M. Faraday a obtenu les résultats I

suivants qui sont intéressants :

En i la force était de 112

En A* .... • 1 08

En / 65

En /72 35

Il y avait donc diminution dans l'action inductive.

En n la charge allait jusqu'à. .. . . 87

En o io5

Et en /? 98

On peut donc conclure de là, que l'action inductive s'exerce en ligne courbe comme en ligne droite, et que, dans les deux cas, l'effet doit être rapporté à l'action des particules contiguês de l'air, mises dans un état de polarité suivant une direction dépendante de celle des forces agissantes.

Ces expériences répétées avec d'autres diélectriques, tels que le gaz acide carbonique, l'hydrogène, l'essence de térébenthine, la laque, le soufre, le borate de plomb fondu , ont donné les mêmes résultats. Avec le soufre , l'expérience a été faite de la jiianière suivante : une plaque carrée de soufre, façonnée en creux afin d'y placer la boule de transport, a été posée sur l'hémisphère métallique (fig. 47)* Le plan d'épreuve, porté successivement eanopçj a donné des résultats qui indiquaient

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