‹ Traité expérimental de l'électricité et du magnétisme, et de leurs rapports avec les phénomènes naturels ; (volume 3)Chapitre 201 sur 278 · CHAPITRE PREMIER · texte numérisé non relu

CHAPITRE PREMIER

Pendant longtemps les physiciens qui ont voulu analyser les effets de la pile, se sont bornés à plonger chaque couple dans un mélange d'eau, d'acide sulfnrique et d'acide nitrique, en diverses proportions, sans chercher à analyser l'action individuelle de chaque liquide sur 4e cuivre et le zinc. La science n'était pas alors assez avancée pour qu'on pût se livrer à des recherches de ce genre.

Guidé par les expériences que j'avais faites pour analyser les courants électriques produits dans la réaction des liquides les uns sur les autres , j'ai adopté le dispositif suivant, qui permet de faire agir chacun des deux métaux sur un liquide différent :

On prend une petite boîte en verre A A' (fig. 65), dans l'intérieur de laquelle on place deux diaphragmes en baudruche DD, CC, afin de former trois cases; ces diaphragmes sont appliqués sur les parois de la boîte avec tout le soin possible, afin quç la communication d'une case à l'autre n'ait lieu que par l'intermédiaire de la iTaudruche qui n'est là que pour retarder le mélange 6u la combinaison des liquides contenus dans chacune des cases. A la rigueur , on peut ne mettre qu'un diaphragme; mais l'expérience prouve que les deux sont nécessaires, surtout quand elle doit durer longtemps. Le fond de cette boite est ouvert seulement dans la partie située entre les deux diaphragmes, afin qu'en plongeant l'appareil dans un vase qui renferme un liquide conducteur, les liquides contenus dans chacune des cases extrêmes ne se mêlent que difficilement. On peut , si l'on veut , fermer cette ouverture, et mettre dans la case du milieu un des liquides contenus dans l'une des deux autres.

i^^6. Considérons d'abord le cas où les trois cases ne contiennent que de l'eau, avec y^ d'acide sulfurique : si l'on plonge une lame de cuivre et une lame de zinc, chacune dans une des cases extrêmes, et que l'on fasse communiquer les deux bouts libres avec les extrémités du fil d'un multiplicateur, oh obtient les résultats suivants :

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