‹ Traité expérimental de l'électricité et du magnétisme, et de leurs rapports avec les phénomènes naturels ; (volume 3)Chapitre 265 sur 278 · V. a® partie · texte numérisé non relu

V. a® partie

a 74 J>E LA POLAR . ÉLEC. DES CONDUC. SOL. ET LIQUIDES.

Taiguille soit revenue à zéro. Si Ton ouvre de nouveau le circuit et qu'on le refierme cinq secondes après , Taiguille est 'déviée , et reprend bientôt après sa position normale. On peut répéter plusieurs fois de suite ces différents effets.

M. Schœnbein pense, relativemeni; à la cause qui produit ces courants secondaires dans les liquides, que le courant primitif doit modifier d'une manière quelconque le liquide renfermé dans les branches du tube. Quelle est cette modification ? Tout en combattant mon opinion, il avoue que lorsqu'on emploie comme liquide d'essai , de l'acide sulfurique ou de l'acide hydro-chlorique, on voit paraître de l'hydrogène dans la colonne négative et de î'oxigène et du chlore dans la colonne positive, et qu'il pourrait se faire que les éléments devenus libres se combinassent entre eux; d'où résulterait un courant dirigé comme l'indique l'expérience. Les considérations suivantes l'ont engagé cependant à rejeter cette explication. Si Ton fait passer , pendant quelques secondes , à travers de l'acide sulfurique, un courant assez fort pour produire un dégagement de gaz , et qu'on chauffe ensuite l'acide jusqu'à Tébullition dans les deux branches , de manière que les deux colonnes de liquide ne se mêlent, pas, on obtient les mêmes effets avec ce liquide qu'avec celui qui n'a pas été chauffé. L'acide hydro-chlorique soumis au même mode d'expérimentation, pendant to secondes, en employant un courant tellement faible qu'il ne produise pas de dégagement de gaz et qu'il décompose à peine l'iodure de potassium, se comporte de même. L'action électro-chimique, suivant M. Schœnbein, dans ces deux cas, est tellement faible, qu'on ne saurait admettre la présence du gaz dans le liquide. Je ne trouve pas la conséquence rigoureuse, car nous ne pouvons savoir quelle est la limite où s'arrête l'action décomposante du courant. Cette limite est bien au delà de celle que lui assignent les chimistes, attendu que ceux-ci veulent des produits formés, qu'on puisse recueillir, tandis que les physiciens ont d'autres caractères qui indiquent la décom* position.

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