‹ Traité expérimental de l'électricité et du magnétisme, et de leurs rapports avec les phénomènes naturels ; (volume 3)Chapitre 42 sur 278 · CHAPITRE Vf. 1l · texte numérisé non relu

CHAPITRE Vf. 1l

Un basalte dans lequel l'analyse avait donné sur loô parties 3 v de soude et -j partie d acide hydro*clilorique avec 1 5 parties de chaux , ayant été soumis à l'expérience pendant dix heures, du côté négatif il s'est manifesté une forte odeur de chlore et de l'autre côté on a trouvé un mélange de chaux et de soude.

La lépidolithe a donné de la potasse.

Une lave vitreuse de l'Etna, un rhélange de squde, de potasse et de chaux.

1164. Davy ayant pris uniube de verre qui pesait 84 grains ~^\ le mit en communication au moyeu d'asbcste avec une coupe d'agate, l'un et l'autre remplis d'eau distillée et soumit le tout à l'action d'une pile de î5o couples, le tube communiquant avec le pôle négatif. Au bout de quatre jours, Teau devint très-alcaline et donna par l'évaporation de la soude mêlée avec une poudre blanche insoluble dans les acides. Le tout pesait 7/7 grains, le tube ne pesait plus que 84 tW- Davy reconnut que l'asbeste avait été aussi attaqué, ce qui explique la différence.

1 165. M. Crosse, dans ces derniers temps, a employé les courants provenant de pile à grand nombre d'éléments et chargées avec de l'eau pure, pour décomposer des substances insolubles et former des composés analogues à ceux qu'on trouve dans la terre, question dont nous nous occupons depuis huit ou dix ans, en nous servant seulement d'électricité à faible tension. Les seuls renseignements circonstanciés qui soient parvenus à notre connaissance sur les travaux de ce physicien, sont dus à M. Richard Philips (i), qui a vu fonctionner les appareils. Voici la description qu'il fait de quelques-uns d'entre eux :

I. Une batterie de 100 paires, de 2 5 pouces carrés, chargée avec de l'eau, agissait sur des coupes contenant I once de carbonate de baryte et de sulfate d'alumine,

(i) Ann^ls of Elcctricityi Magi^eti$me and Chenilstry,janvier x836.

1 14 EFF. PROD. PAR ^'ÉLECT. 4 FORTE TEWSION.

dans le but d'obtenir du sulfate d^ baryte au pôlç positif et des cfistauK d'aliiinine au pôle négatif.

2. Une batterie de J i paires cylindriques, de i a pouces sur 4 } agissant pendai^t six n]pj$ sur du fluo-silicate d'argent, a produit d^ grapds cristau;!^ l)exaèdrf)§ (j'apgentau pôle négatif, des cristaux c|p jsjlic^ ^\ dç ){i palpédoinç au pôle positif.

3. Une l^atterie dp tqo paires | dti 5 ppuç^^ carrés, opérant' sur du nitrate d'argent et dp cuivra fi produit de la malachjte ai} pol^ posjtif ; ^il ppjp pégfitif, des cristaux qui parciissaient avoir di^s angles et des faces appréciables : il est très-probable que Ton a pris du soushitrate de cuivre pour de la maUchite.

4. La batterie regardée cpnime s^ fneilleure était con^^^ posée de 8r3 paires, de 5 pouces, isolées suf des plateaux de verre reposant suc des barre3 dP bois cip^entées et si légèrement oxidées par IVai4 qu'on n'avait besoin de la nettoyer qu'iine ou deux fois par an. M. Philips, en essayant l'effet de 458 paires, placée^ san^ ordre, u^ éprouvé que quelques commotions dans les doigts, mai^ ^on pouvoir a suffi pour produire des effets ))ien marqués sur fies minéraux, dans le cours de qqelques semaines.

5. Une batterie composée de plaques semi-circulaires^ de I j pouce de rayon , placées sur des plateaux de verr^, et agissant pendant cinq mois à travers que brique poreuse sur une solution dé silice dan$ la potasse, a donné naissance à de petits cristaux de quartz.

6. Une batterie de 3o paires, de inême grandeur qiip les précédentes, agissant depuis je n'j juillet, sur un niélai^ge de noS grains de sulfate de plomb, 4'oxide blanc,

-d'antimoifie, de sulfate de cqivre, de protorsulfate de fer et de trois fois la même quantité de verre compiup, a donné sur le fil négatif du cuivre pi;r en deux jours, et des pyrites de fer cristallisé en quatre jours. On espérait obtenir des sulfures de plomb, de cuivre et d'an^ timoine, en enlevant Toxigène aux sulfates.

M. Crosse évite d'employer des liquides acides ou salés pour faire fonctionner ces appareils; en les chargeant

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avec de l'eau pure, ils peuvent conserver leur énergie saii^ altération sensible pendant une ^nnée.

II a obtenu le double sulfure d'argeu( et d Vptiinpipif^ de Tarséuiate de cuivre cristallisé.

Ayant remarqué que d^ns le^ moptsigne^ de Quantoçk il ei^istait dg «path calcaire incrusté danis la pii^fffi j^ bâtir 0t de Tarragonite dan^ du sçbiste argileM^ il e^ a ponclif qqe pes ininérau^sp avaient été formés paf l'^ii qni fil triait d^insces roches; ayant recueilli de cette pw$ i] la soii^it 4 l'actiçu d'un de ses appar^jU pendant 4il^ JAUrs, et parvint, par ce n^oyen, k produire de$ substances semblables ^ celles que nPUS venons de citer. Il a çrii reconnaître dans le cours de ses expéripppe^ que |a ly^t pnière nui3ait à la perfection des cristau3(y attendri qu'il % çbtenu dans une période plus courte et avec nn po||T voir électrique plus faible les mêines produits à Tombre^ En soumettant à l'expérience de l'acide fluorique-^ilicé^ il a obtenu des cristaux icje quartz. £n suivant le dévelop«> pement de ces cristaux, il a commencé h apercevoir un hexagonl^, ensuite des lignes radiées partant de son cenr tre, puis des face^ se sont formées parallèlement ^uw côtés. Qui^lques mouvements survenus dans Ippération ont fait naître un second cristal , qni a formé hénïitropie fiyec le premier,

S II. De Vaction des courants produits pqr 4^ f électricité à faible tension sur k^ sub^témo^ ii^o tables.

i i66. Jusqu'ici on a fait u^age, pour décpnipps^r lies ^nb^tances insolubles, de courants électriques prpduits p^r des appareils composés d'un nombre plus ou moins coor Atdérable d'éléments; mais on peut arriver au même but en employant simultanément les affinités et l'action dçs 4ea^ éleptricités dégagées dans la réaction lente de deu^ 4^rps l'un sur l'autre. £n effet, nous avons déjà dit(f)

■Wi, ^vm0

(j) Tome UI^ page 38o.

1 î6 DE L ACT. DES COUR. PROD. t»AR DE l'ÉLEC, ETC.

qiie si le pouvoir électrique , en vertu duquel les ëléments d'un corps sont combinés, pouvait être cliarigé en courant, ce courant aurait l'intensité nécessaire pour opérer la séparation de ces mêmes éléments. Or, lorsque deux corps se combinent ensemble, les électricités mises en liberté représentent exactement celles qui constituent le pouvoir électrique. Si donc on parvenait h les recueillir complètement, de manière à produire un courant, ce dernier opérerait*la séparation d'un même nombre d'éléments. Nous ne pouvons malheureusement transformer en courants qu'une très-faible portion des deux électricités dégagées, attendu qu'il se produit dans le liquide une foule de recompositions qui diminuent d'autant l'intensité du courant principal. Déplus, les obstacles qu'elles rencontrent diminuent aussi leur vitesse initiale. D'après cela, plus on affaiblit le nombre de ces recompositions, plus l'intensité du courant augmente, et plus alors elle tend à devenir égale à celle d'une pile composée d'uu certain nombre d'éléments. On remplit cette condition en disposant les appareils pour que les électricités dégagées parcourent le plus petit espace possible dans le liquide. Pour donner une idée complète de la méthode générale que nous venons d'indiquer, nous allons citer une série d'expériences qui montreront le parti que l'on peut tirer de ce nouveau mode de décomposition et de recomposition.

Quand nous avons indiqué les procédés électro-chimiques à laide desquels on parvenait à se procurer des cristaux de carbonate de plomb, nous avons mis en pratique plusieurs procédés. Dans l'un d'eux , une lame de plomb, en relation avec le pôle positif d'un appareil voltaïque simple, a été placée dans de l'eau au fond de laquelle se trouvait du carbonate de chaux. Du côté négatif se trouvait un nitrate métallique. L'oxigène et l'acide nitrique étant transportés sur la lame de plomb, réagissaient sur le métal qui exerçait aussi une action décomposante sur le carbonate de chaux: ces effets divers ont produit du carbonate de plomb et du nitrate de cb£iux«

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