CHAPITRE VII. a8l
une intensitë beaucoup ^^lijs grande. Le zinc donne une intensité trois fois plus considérable , c'est-à-dire, l'effet est le même que si Ion avait réduit au tiers la longueur du circuit, ou triplé la tension de la force électrique.
M. Pouillet a vu, d'après des expériences, que cet effet n'est pas dâ au dégagement d'électricité qui a lieu dans la réaction de l'eau acidulée sur le zinc, mais à une cause qu'il n'a pu découvrir. Nous ferons riemarquer encore qu'il ne tient pas compte de la perte d'électricité qui a lieu quand l'électricité change de conducteur. Il est probable que les effets qu'il a observés tenaient à un effet de ce genre.
Le produit de l'intensité par le temps étant une quantité constante, il s'ensuit que la quantité d'électricité qui est nécessaire pour fournir deux centimètres cubes de gaz hydrogène est une quantité constante. Pour l'évaluer en nombre, M. Pouillet a eu besoin de la lûPgueur du circuit et de la tension de la source. Il a trouvé dans l'une de ses expériences, que l'intensité du courant était de ^66,5 , en prenant pour unité le courant thermoélectrique cuivre et bismuth, avec no mètres de fîl de cuivre de i millimètre, et une diflerence de temps, de I® entre les' deux soudures, et que la tension de la source qui lé produit était de 75828, la tension de la même force thermo-électrique étant prise pour unité. "
D'après cela, la quantité d'électricité qui donne a cent, cubiques d'hydrogène en 5oo ", est a66 fois et demie la quantité d'électricité qui passe dans le même temps dans le circuit thermo-électrique , pris pour unité.
Or, dans un gramme d'eau il y a o*'*,i 1 10 d'hydrogène, qui correspondent h un volume de in^i^^'^fii.
Donc, pour décomposer un gramme d'eau ^ il faut une quantité d'électricité représentée par
a66,5 X . i^^ = i65,443- L'unité 4ç temps éta^nl 5oo", si Ton prend une minute
aQa NOUV. DIÉVELOP. Çp^ (,^ ViJîT- l^'^VAL. t'mT. , ETC.
et iqo^ 911 jipu (1^ jo, pour la différe^cç ijie j^wp^ra^ ture entre ]e$ deu:ç spu4ures^ pn aur^, pour |4 qu^ntit^ d électricité, iS^Sy,
p*aprp§ cjela, pour décomposer urj gr^ifliue d'eau, \\ faut une quantité d^électricité 13787*
Ce mode dV^périmentation peut êtr^ utile dansqueU
Sjueç circonstaqces, p e§t pour ce ipotif qMC nopç l'ayopj ^it cpïinaître^
%*^'%M^»V^%f*m%mAk %/%/%%/tim%H^%M>ll%A^<%^^ %A^%/v%^/v^%f^M.
chapitrî; viil
COMPARAISON BKS INTENSITÉS ÉLECTRIQUES NE- CESSAIRES POUR PRODtJIRB LES PLUS FAIBLE$ ET LES PLUS FORTEIS COMMOTIONS.
I aS^. M. PouïLLÇT a commende par déterminer la condi)ctIt>iIitérf;lativedu corps humain, par rapport aux métaux ou aux liquides. Il a fait passer le courant d'une pile par une l^oussole, puis il entrait par une main et sortait par l'autre ; les mains étaient entièrement plongées, dans des v^ses remplis de mercure où aboutissaient les fils de communication. Dans une des expériences, la déviation était de 21°, 3o\ Il a substitué ensuite au fil un tube rempli de sulfate de cuivré, de ^'""•,îi de 'diamètre. Pour obtenir la même déviation, il a fellu donner à la colonne de liquide une longueur de 488 millimètres; en rapportant la conductibilite.à celle dû cuivre, on voit que le corps est équivalent à un fil de cuivre de I millimètre de diamètre, et de l\[^o^ooQ mètres jj ou 11 lieues de longueur.
^vec vin courant de cette force, il ne se produit dans le corps aucun phénomène appréciable. Quand on ne fait que transmettre le courant dans le corps par les extrémités des doigts, au lieu des mains entières, la déviation de l'aiguille aimantée diminue considérablement^ et Dn éprouve alors une commotion très-faiblè au boUt des doigts : c'est la limite inférieure des contractions perceptibles. On voit^ d'après cela, comme on le savait
a84 COMPAR. DES INTEW . £LEC. WÉCESS. POI]RPROD.,ETC.
déjà, que la commotion nedépCDcl pas uniquement de la quantité de réiectricité qui passe , ni de la tension de la source, mais bien de la quantité d'électricité qui passe j dans un temps donné , par chacune des fibres.
Suivant lui, en admettant que la section du bras est no bu 3o fois plus grande que la section du doigt, et que ces deux corps soient composés de substances homologues , chaque élément superficiel du doigt sera, pendant le passage du courant, traversé par une quantité 20 ou 3o fois plus grande que Félément du bras.
C'est là probablement la cause pour laquelle une intensité électrique qui excite dans le doigt une vive commotion ,^ peut traverser le bras sans y produire le moindre effet sensible. Il peut se faire aussi que près des articulations, la partie osseuse étant plus forte et étant moins conductrice, le courant se resserre de manière à faire passer une plus grande quantité d'électricité dans les autres tissus meilleurs conducteurs.
M. Pouillet, en s'appuyant sur les lois de la conductibilité'et de là distribution des courants dans les conducteurs complexes et hétérogènes, a expliqué d'une manière satisfaisante les principaux phénomènes que présente la commotion, soit dans ses intensités, soit dans les points qu'elle frappe de préférence.
Les lois qu'il a calculées lui ont permis de déterminer la quantité d'électricité qui est nécessaire pour produire une commotion donnée dans un circuit déterminé. C'est ainsi qu'il a trouvé que l'intensité du courant qui donne dans deux doigts de la main la commotion la plus insupportable, est seulement 18 ôiï 20 fois plus grande que l'intensité du courant qui donne dans les mêmes circonstances la plus faible commotion que l'on puisse percevoir distinctement.
Quand un niembre quelconque a reçu pendant quelques secondes la commotion d'un courant continu d'une intensité constante, la douleur devient moins vive, les effets de la commotion sont moins intenses, et Ton éprouve alors dans tout le trajet du courant un malaise