CHAPITRE iwi. âot
prévenir le Contact métallique (i). En examinant cet appareil, il a trouvé qu'il était le même que celui qui a été décrit par le docteur Hare (2). Dans l'appareil de Hare, les plaques de cuivre contiguës sont séparées par de légères plaques de bois; on verse l'acide sur les plaques, ou oti l'en éloigne au moyen du quart de révolution d'ua axe auquel sont fixées une auge contenant les plaques et une autre destinée à rassembler et à contenir le liquide. Les plaques de zinc dont M. Faraday a fait usage ont été coupées dans un morceau de métal laminé, et soudées aux'feuilles de cuivre, comme l'indique la fig. 23. Après avoir été pliées, comme dans la fig. a4, elles' furent réunies (fig. a5), pour être placées dans une boite de bois. De petits morceaux de liège servaient à empê-^ cber les plaques de zinc de toucher aux plaques de cuivre, et une feuille de papier fut interposée entre les surfaces contiguës de cuivre pour empêcher leur contact. Un appareil ainsi formé de quarante paires de plaques de trois pouces carrés fut comparé^^ pour enflammer un fil de platine, opérer une décharge entre des pointés de charbon , et produire des con;imotions , à 4o paires de plaques de 4 pouces, ayant doubles plaques de cuivre et disposées dans des auges de porcelaine à la manière ordinaire. Les effets furent les mêmes dans l'un et l'autre appareil.
Pour comparer leur pouvoir décomposant, M. Faraday a fait les expériences suivantes : les auges ayant été chargées d'une quantité connue d'acide, le courant électrique passait à travers un électromètre voltaïque pourvu de lames décomposantes de 4 pouces de long et de 2 à
3 pouces de large, et l'on fit usage successivement des acides sulfurique, nitrique et hydro-chJorique. On prépara d'abord un acide composé de 200 parties d'eau,
4 T parties d'acide sulfurique , et 4 parties d'acide nî-
(i) 'transact. phll., a* partie, i835.
(2) Philosopbical magazihp, i83/|, toi. LXiif, p. aijî.
3o J OBS. DE M. FARIDÂY SUR LA. MEILL. FORME , ETC.
trique. On chargea ainsi l'auge contenant 4o paires tîe plaques de 3 pouces, et 4 autres de porcelaine, contenant chacune lo paires de plaques, avec des plaques doubles de cuivre de 4 pouces carrés. Ces deux batteries furent successivement mises en expérience. La première augts produisit un effet tel, que la moyenne de quatre expériences dopna pour chaque équivalent d'eau décomposée daps Félectroraètre voltaïque, 88,4 d'équivalents de zinc dissous. Avec les auges de porcelaine, le^ équivalents de zipc détruits furent de i4ï pour toute» la batterie, pour chaque équivalent d'eau décomposée.
Ces résultats et d'autres que nous ne rapportons pas ici ne laissent aucun doute sur l'égalité ou même la su-i périorité de la nouvelle forme de batterie volfaïque sur les meilleures qui sont en usage.
i3o4. En résumé, voici les avantages de la pouvelle pile : 1^ d'être trè§-com pacte, puisque ipo paires de plaques n'occupent pas plus de 3 pieds 4e long; a** e^ faisant tourner l'auge sur des pivots de cuivre, qui reposent spr des supports de cuivre, ces derniers donnent des limites fixes, qui ont le grand avantage d'unir l'appareil qu'on emploie avec la batterie avant défaire fopctiqn-: ner celle-ci 5 3° l'auge peut être mise promptenient en état de servir, atti^ndu qu'une petite quantité d'une dissolu-r tion d'acide suffit pour charger 100 paires de plaques de 4 pouces; 4^ en faisant faire à l'auge up quart de révolption,elle devient active , et l'on retire le gr0n4 avap-? tage de TefFet du premier contact dp zinc et de l'acide, qui est double et quelquefois même triple de ççlui que là batterie peut produire une mipute après qugipd elle est en repos; 5" quand l'expérience est terminée, op peut verser facilement l'acide qui est entre les plaques, dç sorte que la batterie ne dépense pas sa force inutilement pendant que ses extrémités ne sont plus en contact ; l'acide n'est pas épuisé sans nécessité; le zinc n'éprouve pas de perte 3ans utilité; en outre la charge étant mêlée uniformément, on en retire un très-bon effet; en procédant à une seconde expérience , on obtient de nouveau
GHAPITRV TLUU 3a3
Teffet impoptant du premier contact ; 6^ la consommation du zinc est moindre, puisqu'il parait ^ suivant M. Faraday, que le zinc dans la nouvelle forme de batterie est trois fois aussi effectif que celui de la forme ordinaire; 'j^ outre l'importance de la conservation du métal 9 la batterie est plus brillante et plus facile à ménager, ensuite le^ surfaces des plaques de zinc et de cuivre peuvent être rapprochées davantage- que dans rancienne, quand on construit la batterie; 8*^ comme conséquence de la moindre consommation du métal, on peut se servir de plaques de zinc laminé au lieu de plaques épaisses; les premières ont paru supérieures dans Faction à cellesoi) peut-être en raison de la plus grande pureté du zinc; 9^ il y a économie dans l'acide employé, puisqu'il est en rapport avec la quantité de zinc dissous ; lo'' Tacide est aussi plus facilement épuisé et il est en si petite quantité que Ton n'a jamais l'occasion de se servir de la charge ancienne, ce qui est un inconvénient quand on y est forcé, en raison du cuivre qu'elle renferme; 1 1^ en era- . ployant pour la charge le mélange indiqué d'acide nitrique et sulfurique, il ne se développe pas de gaz dans les auges, de sorte qu'une batterie de quelques centaines de plaques peut être fermée sans inconvénient; 12° quand Taçide e$t épuisé, on peut Teulever et le remplacer pv un autre avec une grande facilité, et laver les plaque$. i3o5. M. Faraday a trouvé quelques inconvénieats dans l'emploi de la nouvelle pile qu'il n'a pas encore pu faire disparaître : l'un d'eux est la grande, difficulté que l'on rencontre à faire une auge de bois constamment humide, sous les alternatives d'humidité et de sécheressfs auxquelles est soumis l'appareil voltaïque. Un autre inconvénient est la précipitation du cuivre sur la plaque de zinc, effet qui provient probablement de ce que les papiers interposés entre les plaques de cuivre retiennent de l'acide quand l'auge est vide, lequel agissant lentement sur le cuivre, forme un sel qui se mêle graduellement avec la charge suivante^ et se réduit sur la plaque
3o4 OBS, DE M. FA:R\DAt St)R LA MEfLL. FORME, ETC.
-de zinc. Il pense qu'en se servant de morceaux de verre OQ pourra remédier à cet inconvénient.
Il parait que la grande supériorité des auges de M. Faraday dépend de la très-courte distance qui existe «entre les surfaces de cuivre et de zinc, laquelle n'est que ^e -— de pouce , et de la qualité supérieure du zinc laminé sur le zinc ordinaire.
i3o6. M. Faraday a donné quelques résultats pratiques sur la construction et l'emploi de la nouvelle batterie. Sa batterie 9 composée de 4o paires de plaques, ayant d'abord été chargée avec un mélange de 200 parties d'eau et de 9 d'acide sulfurique j la batterie entière perdait i86,4 équivalents de zinc pour l'équivalent d'eau décomposée dans l'électromètre voltaïque. En •chargeant l'appareil avec 200 parties d'eau et 16 parties d'acide hydrochlorique, il y avait iSa équivalents de zinc pour un équivalent d'eau décomposée. Avec un mélange de 200 parties d'eau et de 8 d'acide nitrique, la batterie perdait 74^16 équivalents de zinc pour i d'eau décomposée. Les acides sulfurique et hydrochlorique dégageaient beaucoup d'hydrogène sur les plaques, tandis que le dégagement était nul avec l'acide nitrique. On voit donc que l'acide nitrique a une supériorité sur les autres. Il résulte aussi de là qu'on a un grand avantage à ajouter de l'acide nitrique aux acides sulfurique et hydrochlorique.
1807. On a aussi un grand avantage à employer du -zinc pur, attendu que la plupart des espèces de zinc, lorsqu'elles réagissent sur l'acide sulfurique, laissent plus ou moins une matière insoluble sur leur surface, en forme de croûte, composée de cuivre, de plomb, de zinc, de fer et de caducium à l'état métallique, qui diminue l'effet général. Le meilleur zinc est celui qui se dissout lentement dans une dissolution d'acide sulfurique en conservant son brillant. Le zinc du Brabant de Mosselman produit cet effet.
Lorsqu'on s'est servi des plaques d'une batterie, il faut