‹ Traité expérimental de l'électricité et du magnétisme, et de leurs rapports avec les phénomènes naturels ; (volume 4)Chapitre 88 sur 119 · CHAPITRE SIXIÈME · texte numérisé non relu

CHAPITRE SIXIÈME

Ion a eu lieu ; il en est résulté les mêmes accidents et les mêmes formations qu'à la deuxième. Cette dilatation paraît avoir eu pour résultat de détourner les sources qui produisaient la blende et la galène, et d'introduire dans le filon des dissolutions chargées de sulfate de bar ryte ou au moins de sels capables de le produire par leur réaction. Il n'est pas rare de trouver dans un filon des morceaux dont le centre est un fragment de roche ancienne, enveloppé de quartz esquilleux, de sulfure de plomb et de zinc de la précédente, époque. Le sulfate de baryte, dans son contact avec les roches anciennes, a pris ordinairement des teintes violacées' qui se perdent peu à peu en raison de son éloignement des roches anciennes. Ce fait confirme l'observation que les eaux ont agi par voie de dissolution sur les roches préexistantes.

A la quatrième époque, l'énergie incrustante des sources paraissait s'être affaiblie peu à peu, aussi les formes des substances des minéraux sont-elles de plus en plus, régulières. Les filons ont achevé alors de se constituer. En général, les substances venues de l'extérieur sont des argiles tenaces et onctueuses, chargées fréquemment de détritus du filon lui-même.

Il paraît que, dans cette localité, les salbandes sont le résultat d'une altération profonde des roches anciennes qu'on explique facilement par le séjour prolongé des eaux dans le filon , en raison de l'analogie que l'on remarque avec l'altération identique des mêmes roches à la surface de la terre. Cette observation est donc contraire à l'opinion de ceux qui voudraient que les filons eussent été constamment formés par voie ignée. Pendant que ces altérations avaient lieu, il s'est formé des pyrites, d'autres substances et divers carbonates qui indiquent les premières traces visibles de l'arrivée de l'acide carbonique.

Enfin la cinquième époque correspond probablement

à celle des grandes alluvions et des éruptions basaltiques.

Les dépôts siliceux ont toujours continué à paraître et

n'ont pas cessé jusqu'à nos jours , mais avec cette dif-

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férence essentielle que nous ne pouvons expliquer, que la silice est maintenant dans un état gélatineux qui ne lui permet plus de cristalliser. Le fer et le manganèse j sont à l'état d'hydrate; le calcaire seul, en vertu de ces affinités énergiques, a pu conserver l'acide carbonique qui , du reste , se dégage depuis cette époque , a vec force, soit des eaux , soit des fissures multipliées produites par les commotions qui ont accompagné la série des éruptions volcaniques. Les dépôts ferrugineux et calcaires tendent constamment à obstruer les travaux du mineur, en sorte qu'après l'épuisement du filon, si on laissait les galeries fermées, et que la masse acquît de la compacité par les infiltrations successives, il est probable que des exploitations nouvelles seraient ouvertes sur des dépôts de minerais de fer hydraté silicifère et calcarifère: c'est ainsi qu'on trouve déjà les ocres très-compactes cimentant des fragments de remblai, ayant une surface mamelonnée et dorée comme celle de certains minerais de fer.

Les dépôts de manganèse libre sont peu abondants; ceux de silice pure sont affectés à certaines localités, et les calcaires ne diffèrent pas en général de ceux qui constituent les stalactites ou les concrétions amorphes. Ces dernières sont quelquefois cristallisées assez régulièrement et en pointements oblongs. Le plus fréquemment toutes ces substances sont mélangées confusément ensemble et constituent dans les galeries ou à la surface du sol des amas d'ocre effervescent, à base de silice gélatineuse.

Les altérations journalières que les substances minérales éprouvent par l'action des agents atmosphériques se manifestent par l'oxidation graduelle des deux éléments des sulfures; il se forme des bases et des acides qui restent libres ou s'unissent par suite du contact, ou enfin s'emparent des autres corps voisins et forment ainsi des produits variés.

Le fer hydraté compacte et terreux provient de la cfôeomposition des pyrites ;. le fer hydraté puivcrofent

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