‹ Traité expérimental de l'électricité et du magnétisme, et de leurs rapports avec les phénomènes naturels ; (volume 5)Chapitre 137 sur 231 · DESCRIPTION DES APPAREILS · texte numérisé non relu

DESCRIPTION DES APPAREILS

ser également les oscillations de l'aiguille. DeUX tiges 'tV (fig. 18), qui passent avec frottement à travers la base de la cage, supportent deux petites feuillet métalliques fixées temporairement aux extrémités des tiges. Un disque isolé ^, ou un disque de verre isolé et recouvert, est suspendu dans la cage. Ces disques sont semblables à ceux de l'aiguille mn. Outre les disques mn eip, on peut placer à volonté dans la cage d'autres petits plans d'épreuves isolées.

Sur ta partie supérieure a" /de la cage se trouve Un cercle divisé ATI d'environ treize pouces de diamëlre. Ce cercle a deux parties en croix tlf A.1 (Gg. 18 et ig), à l'intersection desquelles se trouve un grand trou M (fîg. 19) destiné à recevoir le pivot creux Vertical /) (fig. 18 et 20), au moyen duquel on peut faire tourner le cercle autour de son centre. La quantité anguUin, dont le cercle est tourné, est indiquée par un petit index courbé, placé en I (fig. 18).

Afin d'apprécier la quantité angulaire dont on tourne la plaque supérieure, on place un cercle gradué i'/. (fig, 18 et 20), de 6 pouces de diamètre, au-dessus du cercle A I. Le cercle gradue if est muni d'un index / qui indique la quantité angulaire dont la plaque mobile a été tournée, et par conséquent le (/uantuin de la force de la déviation imprimée à l'aiguille mn par les fils da suspension.

i3Gi. Lorsque l'on veut se servir de cet instrument comme de balance de torsion, Taig^uille munie de son index est suspendue à un fil métallique, comme on le voit fig. 21, Afin d'équilibrer l'aiguille, quand cela est nécessaire, les deux cylindres glissants b,b' sont munis de crochets de suspension , tournés en dessous. Cette suspension permet de suspendre aux crochets des petits poids w «'' et de les placer à des distances respectives du centre, telles qu'elles puissent maintenir l'aiguille mn dans une position horizontale. Cet instrument, au moyen d'un micromètre en X, estime balance de torsion très-com] *" qui possède plusieurs avantages importants , entre

cbapithb ti. 71

é pouvoir augmenter ou cllminuer de sensibilité en chan- [eant la longueur du fil, la force de sa réaction étant, tarome on le sait, dans un simple rapport inverse avec '1 longueur.

t L'expérience prouve que la force de réaction obtenue c deux fils de soie parallèles est plus exacte , dans un pand nombre de cas , que la force élastique de torsion n nt mctiilllqUe. Ija déviation des (ils de la verticale >ut être extrêmement faible; la déviation angulaire 1 l'aiguille excède rarement po", quoiqu'eii augmentant ^nombre des attaches y j" on puisse lui faire parcourir i cercle entier.

1 Je dois faire remarquer que dans cet appareil comme luns la balame de torsion , on peut commettre de graves avec de grands arcs, en prenant l'arc lui-même mme la mesure de la distance entre les corps opposés L « (fig. 18), et la longueur du levier à l'extrémité du"- [Uel la force agit comme égale au rayon ou à la moié de la longueur de l'aiguille. Mais M. Harris a trouvé fl'ici les erreurs sa balancent à peu près: uu des facpurs du momentum de la force étant le cosinus de la Ipitié de l'angle, et par conséquent moindre que le Byou sur lequel agit la répulsion, tandis que l'arc pris :■ mesurer la distance est toujours plus grand que aa

)rde ou la distance réelle, Au moyen de cette balance,

la force de réaction que possèdent les fils de suspension, peut varier dans une position quelconque, soit en chan* géant la position de la base glissante /-;-', qui change leur longueur, ou eu variant leur distance réciproque, etc. On peut obtenir une force 7^5^^^ de grain pour chaque degré, et même ;-;■;—.

§ II. Us€ige de la balance bifde.

36a. La balance bifile peut servir : à rechercher les lois de la force répulsive développée entre les coips isolés /> w (fig. 18 et 19), en faisant varier la dislance, '^teosité de la charge et autres conditions. Je ne pUis

^a TlSAGE Di LA BALANCE BIFII.E.

entrer ici, en raison de leur éleudue, dans tous leSfl^ tails des expériences faites à ce sujet.

Dans les recherches relatives aux lois des actions électriques, avec cet instrument ou la balance de torsion, il faut avoir égard à plusieurs considérations que Coulomb n'a pas négligées non plus.

Lorsqu'une expérience dure un certain temps, l« corps électrîscs perdent une partie de leur électricité; pour remédier à cet inconvénient, on évalue, comme l'a fait Coulomb, la quantité d'électricité perdue, et on corrige en conséquente les résultats. Cette opération présente quelquefois des difficultés , en raison des diverses circonstances dont il faut tenir compte; mais M. Harris pensé qu'il vaut mieux choisir pour l'expérience une saison favorable et opérer dans une chambre sèche , doucement chauffée par un poêle ; en opérant avec ces cooditions, il a été étonné de voir combien les corps conservent longtemps leur électricité.

IJ'un autre côté les corps isolants n'isolent toujoan qu'imparfaitement et peuvent même s'électriser ; pour éviter cet inconvénient, on les expose à l'iuQuence de petits morceaux de fer chauffés au delà du rouge; on enlève par ce moyen l'électricité qui adlière à leur surface.

i363. Arrivons maiutenant aux expériences :

D'après Coulomb, Taction produite entre deux corps électrisés et isolés est directement comme la quantité d'électricité possédée par chacun d'eux et en raison inverse du carré de la distance; ainsi la force totale à une dis*

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