‹ Traité expérimental de l'électricité et du magnétisme, et de leurs rapports avec les phénomènes naturels ; (volume 5)Chapitre 157 sur 231 · CHAPITRE VIII · texte numérisé non relu

CHAPITRE VIII

i l'iiiductioi] a pour intermédiaires tes diélectriques, I corps isolants interposés, ijiii agissent chacun d'après \ nalure de leurs molécules. Pour trouver le pouvoir iducteur de ces corps, M, Faraday a fait usage des ap- ^reils suivants :

I i' d'une balance de Coulomb qui a pour fil de torsion uu

I de verre de 30 pouces de long, dont la finesse est telle

, muni de tous ses accessoires, le bras de levier fait

I oscillations en une minute pour revenir dans sa

sition d'équilibre ordinaire. Son élasticité est sufEi-

! pour que l'on puisse le tordre de quatre circonfé-

cs sans qu'il cesse de reveuir dans sa position. J>a

iule fixée au bras de levier est de sureau doré; son

hniètre est d'environ ~ de pouce. Deux bandes de

Milles d'étain, collées à la surface intérieure de la cage,

ptourent entièrement à la distance de -^ de pouce l'un

I l'autre. Ces bandes, mises en communication avec la

Jrre, exercent une influence égale sur les boules clec-

hsées. L'intérieur de la cage est desséché avec de ta po-

Bsc fondue. Uni; boule de bois doré remplace le plan

fèpreuvc de Coulomb.

k Avant cbaque expérience, M. Faraday avait l'attention ; s'assurer si les boules conservaient longtemps l'é- Ctricité qu'il leur avait dounée, et si elles pouvaient e déchargées complètement par le contact d'un corps inducteur non isolé;

" d'un appareil destiné à étudier l'action inductive à tavers divers milieux, dans des circonstances qui fussent tujours les mêmes, et disposé de manière à pouvoir re dans l'intérieur et à en retirer avec facdité les s solideSjtlquidesou gazeux qu'on y avait introduits, t Cet appareil (fig. 42) se compose des parties sui- Itentes : ,

aa sont les deux moitiés d'une sphère de cuivre superposées l'une sur l'autre en i, comme les hémisphères de Magdebourg. c, est une pièce d'ajustage qui joint l'appareil à un robinet d, attaché à un pied métallique ou BA une pompe à air. L'ouverture /' est très-petite, g est

lia DU POUVOIR IHDDCTEDR DES DI ELECTRIQUES,

SUS du milieu de la surface supérieure: mais toutes les fois que la plaque a un pouce et demi ou deux pouces de diamètre {fi^.l\^), la houle ne prend aucune charge en /', mais bien en i,-- ou eu /(. Ces faits montrent bien que l'induction a lieu en ligne courbe, non à travers le mêlai, mais à travers l'air. Les effets sont encore les mêmes avec la boule B quand elle communique avec le sol au moyen d'un fil de métal.

En opérant avec un hémisplière de cuivre (fig. 45), au lieu de la boule 13, M. Faraday a obtenu les resi suivants qui sont intéressants :*

itUM

En /' la force était de r i a

En ^ io8

En / 65

En m 35

II y avait donc diminutioii dans l'action indtictJv

En n la charge allait jusqu'à Si

En o io5

Et en /> y8

On peut donc conclure de là, que l'action inductive s'exerce en ligne courbe comme en ligne droite, et que, dans les deux cas, l'effet doit être rapporté à l'action des particules cuntlgucs de l'air, mises dans un état de polarité suivant une direction dépendante de celle des forces agissantes.

Ces expériences répétées avec d'autres diélectriques, tels que te gaz acide carbonique, l'hydrogène, l'essence de térébenthine, la laque, le soufre, le horate de ploml) fondu, ont donné les mêmes résultats. Avec le soufre, l'expérience a été faite de la manière suivante : une plaque carrée de soufre, façonnée en creux afin d'y placer la houle de trausport, a été posée sur l' hé mi sphère métallique (fig. 47)- Le plan d'épreuve, porté successivement en nopq, a donne des résultats qui indiqui '

cniPlTRE vrir. 1 13

^coi-e l'action Incluctive eu ligne coui-he. M. Faraday a puvé qu'en opérant avec des diélectriques solides, la 'lantité d'électricité prise successivemeut aux points n pff est plus grande que celle qiri est conimuniqnée à la ^tne au même point, quand il n'y a que j'aii' d'intertee entre elle et l'hémisphère de raélal. |i4(^2- Etudions maintenant le.s effets de i'induction s le verre, la laque, le soufre, au moyen de l'appafel (fig. 43)1 3fin de pouvoir comparer les pouvoirs inicteurs de ces coi'ps. Une coupe hémisphérique de jiie fut d'abord placée dans l'intérieui-, et le globe ^érieur cliargé de manière à donner 400° à la balance ! Coulomb. En le déchargeant i5 minutes après, ou t'ait en apparence toute son électricité; mais au pnt de 10 minutes, il recouvrait une charge qui pou- Bit aller jusqu'à 5o°, 60" et même 80". Cet effet, qui se ^nîfestait aux deux surfaces d'induction, dépendait de kction exercée par l'électricité sur la laque, et était évimment le résultat d'tiu résidu.

LPour s'en rendre compte, l'appareil fut chargé posi- Irement au-dessus de 600", pendant ^B minutes, aux «les A, B (fig. 4-i}. L'appareil ayant été déchargé, la lape fut enlevée et examinée; la boule de transport fut hcée près de la laque; en la tenant d'abord non isolée, pis l'isolant ensuite. Cette charge ayant lieu par in- Ktton, on devait avoir une électricité contraire à celle que, si celle-ci en avait possédé. Il fut impossible ns les premiers instants d'en recueillir; mais peu h peu B deux surfaces prirent des états électriques opposés; jsurface concave en contact avec la boule' intérieure, targée positivement, prit le même état, et la surface nvexe, en contact avec l'armure négative , l'état né- ■tif. Ces deux états augmentaient d'intensité graduelle- Icut pendant quelque temps, I/expérience fut recomtAencéc en enlevant l'hémisphère supérieur, afin que la coupe ne fût plus en contact qu'avec l'hémisphère inférieur non isolé. La surface intérieure de cette coupe, iayce avec la boule de transport, donna cette fois de V. a" parité. 8

1 l4 DU POUVOIli IffDUCTEDR DES DliLECTRJQtiES.

■ l'élccti-lcltc négative qui dîspni'Ut rapidement et fut remplacée pnr de l'électricité positive dont la teusion ctoot sait graduellement pendant quelque temps.

Une coupe hémisplii'rique épaisse de Qlnt-glass a présenté les mêmes effets, mais non au même degré, attendu que l'action de retour donnait des chargËs ({si allaient ne 6 à 18°, tandis qu'avifc la laque les chargH étaient plus forles.

Le hlanc de baleine, quoique isolant très-bien uae faible charge pciidunt quelque temps, conduit mieux m* suite que la laque, le verre et le soufre.

Avec une coupe de soufre, la chaige de retour n'a été que de l'j à (8°. Le verre et le soufre, corps tfès-matl> Taix conducteurs, sont ceux qui ont donné les charge! de retour les plus faibles.

£n pla^-ant de l'air dans l'appareil d'induction , t'aclroi cki retour a été très-faible.

Les effets précédents sont dus, comme on le sait Ai», puis longtemps, à une pénétration de la charge dans k corps diélectrique, à chacune de ses deux surfaces, en Yertu de son faible pouvoir conducteur.

i4o3. Il paraît qu'en général les forces électriques qui produisent l'induction ne se trouvent pas seulement sur les surfaces métalliques, mais encore sur et dam l'inlérieur des diélectriques. Cela résulte évidemment de l'influence qu'exercent les diélectriques sur l'inductioa; l'expérience suivante vient confirmer celte conjecture.

Soit c (fig. 48) la section d'une plaque d'un diélectrique , n el fj les armures métalliques , i non isole et a chargé positivement. 10 ou 1 5 minutes après, si a et o sont déchargés, isolés et examinés aussitôt, on n'y trouvt aucune charge d'électricité. Peu de temps après ils mU chargés, de fa même espèce d'électricité, maU aoa a;) même degré.

Supposons maintenant qu'une portion de l'électnàlé positive ait pénétré le diélectrique et se fixe en p. Va» portion correspondante de la force négative prendra position en n; l'induction de ces deux forces sera plv

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