‹ Traité expérimental de l'électricité et du magnétisme, et de leurs rapports avec les phénomènes naturels ; (volume 5)Chapitre 220 sur 231 · CHAPITRE yii. a · texte numérisé non relu

CHAPITRE yii. a

l5i3. Si l'on soumet à l'action d'une pile composée lie i6 éléments, au moyen (je deqx lames de platfne^de l'acide nitrique a i^ 49? il se dégage au pôle négatif uu gaz pendant une seconde au plus, qui est probablement ife l'hydrogène. En étendant le liquide de la moitié de son volume d'eau , le dégagement de ce gazdunô plusieurs -tbcondes. Avec un niélange d'acide à parties égales, le dégagement dure au moins une demi-minute ; et s'il y a .de^x fois autant d'eau que d'acide, le dégagement de gaz est pontinu. La grosseur du fil négatif exerce une telle influence sur la dut^ée du dégagement, que cette ilurée est d'autant plus courte que le diamètre du fil est plus fort. Nous verrons bentôt que l'état de cohérence du platine, ainsi que la force du courant, exercent également une grande influence sur les résultats.

Lorsque le dégagement de gaz doit cesser, en opérant avec un degré de concentration convenable, on peut, à l'aide des moyens suivants, mettre le fil de platine négatif dans un tel état qu'il ne s'y dégage point de gaz.

Premier procédé : Si, avant de plonger le fil négatif dans le liquide, on le met en contact aveclefil polaire positif qui s'y trouve déjà, et qu'on l'y plonge ensuite, en l'éloignant de l'autre, il ne se dégage point de gaz autpur de ce fil négatif. Cet effet n'a pas lieu dans un mélange composé d'un yolume d'acide nitrique à î, 49 , et d'un volume d'eau. Second procédé : Quand le fil polaire positif plonge déjà dans le liquide et qu'on y plonge ensuite l'autre, chauffé préalablement au rouge , il n'y a point de dégagement de gaz. Le troisième procé4é consiste à faire passer un fil d'un état à l'autre. Si les deux fils polaires plongeqt dans le liquide, et que le fil négatif se trouve à l'état de préparation précédemment indiquée, un second fil de platine, non préparé, qpi communique par l'un de ses bouts avec le fil négatif, peut être introduit dans l'acide sans qu'il y ait pour cela dégagenient de gaz. L'état pas* sif de ce second fil subsiste même après avoir retiré le fil préparé. Lorsqu'un fil de platine a perdu la faculté de laisser dégager de l'hydrogène à sa surface ^ on peut

a64 DKSltfOOlF. CRIM. QB'^PR.t'ACrDK 1TITRIQ.,ETC'

lit lui reiitlre en retirant le fil du liquide et le [i pendant quelque temps exposé à l'air. Plus l'acide concentré, plus le fil doit rester longtemps dehors.

i5i4' Lps expériences suivantes feront connaître aïïc détails le mode d'action exercée par un couraot lUt l'acide nitrique.

i" Expérience. Un fîl de platine, d'une demi-ligueds dÎHmètre, qui a fonctionné pendant 5 secondes comint électrode négatif, se recouvre de petites bulles de gaz. Si l'extrémité de ce fil est terminée par nue éponge de platine, il ne se dégage pas de gaz, ni au moment de l'immersion ni après, Cetle différence dans les effets est remai'quable,

a' Expérience. En expérimentant sur un niéiaoge composé de 3 volumes d'acide nitrique à r,36 etd'umo- Imue d'eau , le fil polaire négatif ne peut passer à l'éut passif que par la clialeur rouge et par le transport. Onj parvient également en retirant le fil hors du circuit pRO- (but quelques instants.

3' Expérience. De l'éponge de platine qui a seni d'électrode négatif, ariête tout dégagemeut de gaz,

i5i5. M. Schœnbein a fait encore d'autres expériences, en variant les proportions de l'acide et de l'eau, aGo de mettre en évidence ce qui est relatif à ia passivité Je l'éponge. Mais je me bornerai aux deux suivantes : Quand le liquide est formé d'un volume d'acide nitrique à I, 35, et de 3 volumes d'eau, si l'on fei'me le circuit avec de l'éponge de platine chauffée au rouge, il s'écoule environ 6 secondes avant que le dégagement d'hydrogène commence. En chauffant t'éponge humectée d'acide, on diminue sensiblement la vivacité du dégagement de fhydrogène, mais sans l'arrêter.

Avec de l'acide renfermant 4 volumes d'eau , les effets sont les mêmes, lorsque l'éponge est chauffée au rouge; mais si on chauffe l'éponge humectée d'acide, le dégagement de gaz a lieu immédiatement. Ce dégagement nfi dure que quelques instauts , puis il recommence au bout de quelques secondes pour ne plus s'arrêter.

■ CHAPITRE VII. a65

^^Je nie borne à exposer les faits sans chercher à les ex- ^Kquer, attendu que je ne pouvais le faire que d'une ^Htnière incomplète, les phénomènes de la passivité du ^B* et de quelques autres corps dépendant de causes qui ^Bsont pas encore bien connues.

^B]5j6. J'arrive maintenant aux effets obtenus avec

^Hcool et lether. I^s expériences de M. Dœbercineront

^Kntré que le platine dans un grand état de division .

^Hterinine l'alcool à absorber assez rapidement de l'oxi-

^ne qui se combine avec une portion de son hydrogène.

^K Schœnbein a pensé qu'il était probable que l'oxigène

^K se dégage sous l'influence du courant voltaïque, et

^■i est à l'état naissant, pourrait agir chimiquement sur

^K liquides hydrogénés, par exemple, sur l'alcool, au

^Bu de se dégager à l'état de gaz sur l'électrode positif.

fuyons comment l'expénence a confirmé cette conjec-

^■re. On prend i volume d'eau et 3 volumes d'alcool

^Bns lequel on fait dissoudre une petite quantité d'acide

^Biosphorique hydraté pour le rendre meilleur conduc-

^Blir. Si l'on fait passer dans ce liquide le courant d'une

^He de 16 éléments, en prenant une éponge de platine

^Etur électrode positif, et que l'on ferme le circuit avec

Un fil négatif, il ne se dégage pas d'oitigène sur l'éponge,

pourvu toutefois qu'on l'ait fait chauffer jusqu'au rouge

avant l'immersion. Si l'immersion a lieu à froid, il se

dégage d'abord quelques bulles à sa surface, qui cessent

peu d'instants après, tandis que l'hydrogène devient libre

sur le fil négatif.

Lorsqu'on substitue un fil de platine à l'éponge , il se dégage toujours de l'oxigène, quel que soit le mode de préparation qu'on lui ait fait subir. Pour savoir ee que devient l'oxigène dans cette circonstance , il aurait fallu analyser avec soin le liquide, ce que n'a pu faire encore M. Schœnbein ; il présume seulement qu'il doit se former de l'éther oxigéné de Dœbereiner ou de l'acétate d'élher de Liebig.

Quand on opère avec un mélange formé de volumes îgaux d'eau , d'alcool et d'acide sulfurique ordinaire , on

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