‹ Traité expérimental de l'électricité et du magnétisme, et de leurs rapports avec les phénomènes naturels ; (volume 5)Chapitre 222 sur 231 · CHAPITRE VIII. a(j · texte numérisé non relu

CHAPITRE VIII. a(j

un fil de platine très-propre, et en relation avec un galvanomètre à fil long, d'une grande sensibilité; l'aiguille aimantée n'éprouva aucune déviation. Ces fils furent mis en communication, pendant deux secondes, avec les pôles d'une pile dont le courant était assez fort pour décomposer l'eau. Les pôles de la pile ayant été enlevés et la communication rétablie entre les fils polaires, rpiguilletourua avec violence plusieurs fois sur elle-même. Les effets furent encore les mêmes en soumettant à l'expérience un mélange d'acide sulfurique et d'eau, etc.

Tous ces courants ont une durée plus ou moins longue. Ce physicien a reconnu, ce que l'on avait déjà également observé , que si l'on interrompt le circuit, on peut encore, plusieurs heures après, obtenir un courant au moment oii on le rétablit. M, Schœnbcin a encore observé que si des fils polarisés, plongés dans de l'acide sulfurique étendu, restent en communication avec le multiplicateur, jusqu'à ce que l'aiguille soit revenue a xéro, 011 voit reparaîti'e un courant qui chemine dans la même direction que le premier courant secondaire, quand , après avoir rompu le circuit, ou le rétablit quelques secondes après: seulement, ce second courant secondaire a une intensité plus faible que le premier.

Les fils d'or produisent les mêmes effets que les fils ie platine; cependant, toutes choses égales d'ailleurs, a déviation de l'aiguille est un peu plus considérable ivec l'or qu'avec le platine. Il peut se faire que la dif- Féreuce de conductibilité entre les deux métaux soit la pause de cet effet.

i5t8. Si on substitue le fer à ces métaux, et qu'au lieu l'acide sulfurique étendu on prenne une solution de polasse, les fils, après avoir été traversés seulement pendant :itiq secondes, par un courant qui peut à peine décomooser l'iodure de potassium, sont si fortement polarisés, que l'aiguille est déviée de 180", Le zinc et d'antres métaux présentent les mêmes effets, M. Schœnbein en tire les conséquences suivantes : Du seul fait que, dans facide sulfurique pur ou dans une solution de po-

a^a DE LA POL. KLEC. DES COWDUCT. SOL. ET LIQUIDI

mondes ce liquide en communication, au moyen de platiue, avec les pôles d'une pile capable de prodi un dég»getnent de gaz; puis on remplace les Ris poUins par d'autres fils qui n'ont pas encore été soumis à l'iafluence du courant, et l'on ferme le drcuit dans lui[ud se trouve un multiplicateur. L'aiguille aimantée est liéviée dans une direction qui aunonce qu'un couraut cIk' miue de bi partie du liquide qui était en commumation immédiate avec le (il polctirenégatif, vers la partie en communication avec le fil polaire positif.

Dans cette circonstance, la direction du courant n'est pas déleruiinéepai l'état de palarisalion des fils,niaisbieii par celui dés liquides. Ce failaété observé également par M. Pcllier, et bien antérieurement par M. Vanheet.qui a trouvé qu'une solution d'eau salée, divisée en deux parties cl dans 1 une desquelles se trouvait une laine de cuivre et dans l'autre un morceau de fer en contact avec la lan». pouvait servir ensuite à garantir un morceau de cuivre, pendant quelque temps, sans la présence d'un morceau de fer. Nous voyons donc que les liquides peuvent se polariser comme les substances solides, Cette polarisation est la même dans les deux cas, attendu que lorsqu'onfàit passer un courant dans de l'eau au moyen d'une lame de platine, la partie du liquide qui est située du coté de li lame positive renferme de l'oxigène, et la partie qui est du coté opposé, de l'hydrogène; aussi trouve-t-«n les mêmes effets lorsqu'on opère avec deux portions d'eau en contact, dont l'une a été longtemps agitée avec l'oxigène, et l'autre avec de l'hydrogène. Je le répète, les pUénoinèneî dans les deux cas sont du môme ordre et peuvent étw expliqués au moyen des effets électro-chimiques.

I S^o. M. Schœnbein a fait quelques expériences sur le rapport qui existe entre la force du courant secondaire produit par les fils polaires et la force du courant produit tmiquemeiitpar les parties du liquide dans lesquelles des fils non polarisés plongeaient. Il paraît résulter de ces expériences, que ces rapports dépendent principalement de la nature chimique du liquide.SÎ celiquideest de l'a-

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