CHAPITRE IL
fS VT.XFLUENCE PAR IXDUCTIOIS D'UN COURANT ÉLECTRIQl'E SIIR LCI-MËME, ET DE l-'ACTIOS IH- DUCTIVE DES COL'RAMS ES GÉHÉAAh.
1261. Opf sait que lorsque l'on réunit les deux pôles d'une pile, composée d'un petit nombre d'éléments, avec un conducteur métallique de peu de longueur', on n'obtient qu'une faible étincelle à l'instant où l'on rompt le circuit. On n'éprouve également qu'une légère secousse si le corps fait partie du circuit. Cl's deux effets s'affaiblissent encore si le conducteur s'allonge et reste dé- Yeloppé. Il n'en est plus de même lorsque ce fil est enroulé en hélice à spires serrées, cliaque spire étant séparée l'une de l'autre avec de la soie. Dans ce cas, l'étincelle est plus intense et plus prolongée , et la secousse devient plus forte. L'action est encoie augmentée quand on introduit dans l'hélice un barreau de fer doux.
Les effets observés dans cette circonstance paraissent avoir été aperçus pour la première fois par M. le professeur Henry, de Philadelphie, puisqu'il en est fait mention dans le Journal des Sciences américain, pour juillet |832, tandis qu'il n'est l'apporté dans \e Journal lies Sciences de Londres et d'Edimbourg que pour ^834.
M. Jenkins s'en est occupé ensuite, puis M. Faraday les a étudiés d'une manière approfondie.
Voici comment M. le professeur Henry a décrit le fait qu'il paraît avoir observé le premier ;
lui
a3a INFL. PAR INDtlCT. dVtî COOR. itEC. SDR, ETC.
«Quand on excite modérément une petite batterie a par utie solution acide, et qu'on unit ses pôles lermiués « par des coupes de mercure au moyen d'un fil de cuivre « n'ayant pas plus d'un pied de loug, on n'aperçoit pas « d'étincelle en établissant ou en interrompant le con- K tact; mais si l'on se sert d'un ûl de 3o ou ^o pieds <Je « long au lieu d'un 01 court, quoiqu'il n'y ait pas d'étinn celle perceptible quand on fait la réunion , cependant à a l'on rompt le contact en enlevant une des extrémités «du fil hors de la coupe de mercure, il se produit une « vive étincelle.
te Si l'action de la batterie est très-intense, avec im « fil court on obtiendra une étincelle; dans ce cas il suffit n seulement d'atlendre quelques minutes jusqu'à ce que tt l'action partielle s'arrête ou qu'il n'y ait plus d'étin- (t celles; si l'on substitue alors le fil long, on obtiendra « de nouveau une étincelle. L'effet paraît quelque peu it augmenté si l'on enroule le fil autour d'une hélice; il a paraît aussi dépendre, jusqu'à un certain degré, de la « longueur et de l'épaisseur du fil. Je ne peux rendre « compte de ces pliénomènes qu'en supposant que le long u fil se charge d'électricité qui, ])ar sa réaction sur « elle-même, projette une étincelle à la rupture du con- Ktact (i). »
126a. M. Faraday a fait usage, pour analyser ces effets qui n'avaient élé qu'aperçus, d'un couple voltaïque composé d'un cylindre do zinc, placé «ntre les deux parties d'nn double cylindre de cuivre, séparé du premier au moyeu de morceaux de liège. Deux coupes , remplies de mercure, servaient à établir la communication entre les deux cylindres de cuivre et de zinc. Il a préparé des conducteurs composés de fils métalliques longs on courts, d'hélicesde plusieurs espèces et d'aimants électromagnétiques.
La première hélice ï qu'il a employée était foi