‹ Traité expérimental de l'électricité et du magnétisme, et de leurs rapports avec les phénomènes naturels ; (volume 5)Chapitre 77 sur 231 · CHAPITRE VI. S · texte numérisé non relu

CHAPITRE VI. S

' Si Too représente par f, et r, l'iatensité et la résiotance du premier élément; (, et r, celles du deuxième élément i fj et r^ celles du Cioisième élément; quand le courant du premier élément entre dans la pile , il traverse sa propre longueur /■ et la longueur r, — a, en représentant par a la longueur de la boussole et des conducteurs communs; il aura à traverser encore la longueur rj — a lu troisième élément et la longueur l du circuit ajouté. irant de l'élément u" 1 traversera une longueur pi'imée par r, -^ r, — a + Ts — « + etc. + / ou par r, -h /-, + Tj + . , . . Tn — a (n — i ) + /

ouparS/" — a (n — 1) + /eu désignant par2r la somme .dea quantités semblables r, +/■,•• ''"n + • — ' ''u

pour une longueur r son intensité est t, pour une longueur 2/" — fi(n — 1) + /son inlensîté «era

2/- — a{n — ■ j} + / * L'intensité du 2^ élément aura pour expression

La somme des intensités de tous les éléments de] nie aura pour expression :

ett désignant par Irt la somme des produits r, /, +■ r^t^ -1- ^ etc. L'exactitude de cette formule a été vérifiée par un grand nombre d'expériences. En discutant tous les résultats obtenus, M. Pouillet amontréque dans les deux cas extrêmes, d'abord dans le cas le plus défavorable, l'intensité de la pile n'est ni plus ni moins grande quecelle M'un élément ; que dans le cas le plus favorable ells est

a^O INTKir. t)ES COUR. ELECTRO-CHIM. PKOV. , ETC. ■ proportionnelle an nombre àes élementa, et que, é»lw^ les cas ordinaires, elle a une valeui" interinécliaiteet comprise entre ces limites.

D'après ces inductions, la tension de la pile ne .serait donc (|ue la faculté de Iravoiser un long circuit sans diniiniiei' trop rapidement dinleiisitc; el iirip pile quelconque serait capable d'iiir effet oleclro-ilynaiiiitjUe constant, qui est rigouieuscment égal à la somme des effcIS électro-dynajiiiqnes de tous les éléments, m Icnant compte, bien entendu , de la résistance du ciicuit , cVst-àdire, de sa conductibilité exprimée en longueur du fil conducteur, résultat auquel Ohm est également parvenu.

ia85. M- Pouillet a établi aussi les formules générales d'intensité pour les piles à petite tension, formées de la réunion de plusieurs éléments réunis pôle à pôle.

Considérons deux éléments A et B. Le courant de l'élément A, par exemple, ne peut plus passer directement dans ta boussole et dans les longueurs successives de fil qu'on lui présente, car il éprouve, de la part de l'élément B , une dérivation telle , que cet élément B doit être considéré comme un fil d'une longueur égale à sa propre résistance, qui vient faii-e éprouver au courant primitif de A une dérivation soumise aux lois précédemment établies. La portion du courant de A, qui passe dans la boussole et dans le fil ajouté au circuit, n'est par conséquent qu'un courant parliel, dont l'intensilé doit être calculée par la formule générale des courants partiels. H en est de même de l'élément B par rapport à l'élément A.

Il résulte d'une série d'expériences que nous ne rapportons pas ici, et des formules qui en représentent les effets, que, lorsque l'on réunit plusieurs éléments pôle à pôle, le courant resie soumis à la loi générale d'intensité pour un seul élément et pour une pile composée d'un nombre quelconque d'éléments, c'est-à-dire, que son intensité est également eii raison inverse de la longueur du circuit ; que si un élément de force quelconque donne un courant qui parcourt un certain circuit, et que l'on

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