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Il est certain que l’on ne pouvait s’attendre, après trois années d’observations, à obtenir une régularité plus grande dans les résultats. En effet , on trouve dans la première colonne la quantité dont la déclinaison magnétique dévie, chaque mois, de la déclinaison moyenne de chaque matinée; la deuxième colonne renferme, également pour chaque moi? , la différence qui existe entre la déclinaison de l’après-midi et la déclinaison moyenne de la même heure de la même journée, en remarquant que cette dernière est de 10' a3",8 plus grande que la déclinaison du matin.
On doit remarquer aussi que dans tous les mois de l’année, les oscillations de la déclinaison du matin, ainsi que celles de l’après-midi, dépassent, et dans des directions opposées, leurs moyennes. Pendant les cinq mois d’hiver, c’est-à-dire, depuis octobre jusqu’en février, la déclinaison du matin est plus grande que sa valeur moyenne et celle, de l’après-midi plus petite.
«Ces deux circonstances, dit M. Gauss, contribuent « d’elles-mêmes, mutuellement et en même temps, du- « rant cette saison , à ramener les différences à leur va- « leur moyenne ; pendant les sept autres mois de l’année, « c’est tout le contraire qui arrive. En outre, ces oscil- « lations sont, l’une portant l’autre, à peu près de même « grandeur , d’où il résulte que dans la dernière colonne
a88 DKS VAR. DE l’aIG. aimantée , OBSERVEES, ETC.
it qui représente leurs termes moyens, elles s’annulent « à peu de chose près les unes les autres, ou, pour m’ex- « primer en d’autres termes, la moyenne entre la déclla liaison magnétique de huit heures du matin et celle a d’une heure de l’après-midi ne contient, à l’exception « des anomalies irrégulières et du décroissement sécu- « laire, aucune oscillation bien considérable et qui puisse <f être attribuée à l’influence des saisons : du moins on « n’a pu encore remarquer avec certitude une différence « entre les mois d’été et ceux d’hiver. »
M. Gauss conclut des moyennes calculées, que le terme moyen de toutes les observations faites pendant trois années, sera , pour le i" octobre i835:
Ce terme moyen est relatif seulement aux heures où l’on a observé. Dans ce qui précède, on n’a parlé que des termes moyens mensuels. MM. Gauss et Weber n’ont point publié le résultat complet des observations isolées, attendu qu’elles n’ont été faites avec persévérance qu’à Gœttingue seulement.
Je dois faire remarquer que M. Gauss entend par oscillation de la déclinaison magnétique, la différence qui existe entre l’observation de la veille et celle du lendemain faite à pareille heure , et par oscillation moyenne durant une période déterminée, la racine carrée du terme moyen des carrés des oscillations isolées. Quand plusieurs périodes censées égales doivent être réunies, il ne faut pas se borner seulement, pour avoir le terme moyen général, à prendre le terme moyen arithmétique résultant d’oscillations partielles et movennes , mais revenir aux carrés de ces dernières, extraire le terme moyen arithmétique de ceux-ci et s’en tenir ensuite à leur racine carrée.
C’est en exécutant ce calcul , sur les observations faites pendant trois années, que les résultats suivants ont été obtenus :
CHAPITaE II.
M. Gauss a donné aussi les oscillations les plus étendues qui ont été trouvées pendant les trois années d’observation, avant et après midi. 11 a reconnu que la première, celle observée le 8 octobre, à 8 h. du matin, était plus grande de 10 i" que n’avait été celle du 7 du même mois, et que la déclinaison observée dans l’aprèsmidi du 24 avril i836 dépassait de 1 3' o' celle du jour précédent. Il est arrivé souvent aussi que la déclinaison du matin et celle du soir étaient parfaitement semblables. Dans les oscillations moyennes mensuelles, les deux extrêmes se rappiochent beaucoup plus; néanmoins la grande inégalité que l’on observe dans le mois pris isolément est d’autant plus remarquable sous ce rapport que l’oscillation moyenne, comme on peut le voir dans l’aperçu ci-dessus, observée dans la déclinaison moyenne, avant midi de mars i83y, comptait une étendue de 6' 6", tandis que celle de décembre i83G, ne dépassait pas I ' 1 1 ".
On n’a pu encore déterminer, avec les résultats que l’on possédait en 1 837, matin et une heure de
l’après-midi, si en général les oscillations plus étendues prédominent de préférence à telles ou telles heures.