‹ Traite experimental de l'electricite et du magnetisme, et de leurs rapports avec les phenomenes naturelsChapitre 188 sur 327 · MM · texte numérisé non relu

MM

i8a5. Arago 67® 5i'6"^

1826. Humboldt, Mathieu . t . . 67 5o 9

1827. id. - id 67 55 2

i83o. Arago.....' 67 4® 9

67“ 5i' 2" est la valeur adoptée pour Paris.

A l’époque en question, l’inclinaison à Londres surpassait celle de Paris de i i.5' 7. En combinant ces va-

(i) AnD.iIcu derphysick, vol. xxi, p.ng, 8t9.

' ' d«A«ÎAB iv. - ; '

léurs avec lés irttensités horizontaléS observées , on obtient 1,01 8 poiir la valeur de la force totale à Londres, la force totale à Paris étant un.

Dans le cas où l’on prendrait quelque autre nombre tjue i’urtitè pour mesure de la force à Paris, la valeur correspondante à Londres sera le produit de ce nombre par l,oi8. La force de Londres en fonction de celle de Paris sera exprimée par i,348a x 1,018=1,372.

Des observations semblables ont été faites, avec les mêmes aiguilles, dans le printemps de 1828, à Christiania et à Londres*, par MM. Sabine et Hansteen. Voici les résultats obtenus pour l’intensité horizontale à Christiania, en unité de Londres :

Ai uille A i comparaison en mars.

® . I id en mai. .

Aiguille B

comparaison en mars, id en mai..

0,0 laA 0,9157 0,9157 0,9160

Moyenne. . . . 0,9147.

Or, on a trouvé 1,0714 çour l’intensité horizontale à Paris , en fonction de 1 unité de Londres ; il s’ensuit que les intensités de Christiania à Paris seront :: 0,9147 : 1 ,07 r 4, ou : ; 0,8537 : i . Or, suivant M. Hansteen, dans le printemps de 1828, l’inclinaison, à Christiania, était de 72" 16’ a"; et comme à Paris elle était, au mois d’août 1828, de 67“ 5a, 5 , l’intehsité totale, à Christiania, sera de i,4a3. M. Hansteen, en* i8a5, avait trouvé, par une comparaison directe, 1,419.

Ijes observations de Reilhau faites à Finmark et au Spitzberg ont été insérées dans le XIY® volume des Annalcn (1er Phjsick.

De 1828 à i83o, de nombreuses observations d’intensité ont été faites par MM. Hansteen, Due et Erman.Le premier a publié son ouvrage sur le magnétisme terrestre en 1819; et il a tiré cette conséquence, relativement à l’intensité, qu’il doit exister un pôle magnétique dans le

3a 8 DE l’iM T. MAGN. Dü GLOBE EW DIVERS POniTS, ETC.

nord de la Sibérie, moins puissant, mais d’ailleurs semblable à celui du nord de l’Amérique, et que les lignes d’égale intensité se disposent d’elles-mêmes autour du centre en Sibérie, de la même manière qu’autour du centre d’une force plus grande dans l’Amérique. A cette époque, on n’avait pas fait une seule observation sur l’intensité plus rapprochée de la Sibérie que Berlin d’un côté , çt Mexico de l’autre. 11 était à désirer qu’une semblable déduction fût soumise à l’expérience : les fonds ont été faits, à cet effet, par la Norwége. M. Hansteen, accompagné du lieutenant Due, a fait, en i8i 8,un voyage dans l’empire russe, au nord de l’Europe et de l’Asie. Ils étaient munis d’une boussole d’inclinaisoh et de deux aiguilles de Gambey, ainsi que d’une aiguille horizontale. A Saint-Pétersbourg, ils furent joints par M. Erman et voyagèrent ensemble en Sibérie, MM. Hansteen et Due d’un côté, et M. Erman de l’autre. Dans leur voyage, ils traversèrent tout le nord de l’Europe et de l’Asie longitudin.'ilement; ils descendirent les rivières de Lobi et de Genesey, au cercle polaire, dans le but de déterminer la longitude et la latitude du pôle de Sibérie , ou le centre de l’intensité magnétique.,M. Hansteen trouva dans l’ensemble des observations qu’il avait réunies une confirmation de l’existence de deux pôles dans chaque hémisphère, et sur laquelle nous aurons plus tard à nous expliquer.

A son retour, il publia une carte générale de l’intensité .jnagnétique, que l’on trouve dans le XXVIIl® volume des Annalen, etc.

En 1 829, par ordre de l’empereur de Russie , M. Kuppfer a fait un voyage au Caucase pour se livi ei’ à des expériences magnétiques. A son retolur, il a présenté, seulement à l’Académie des sciences de Saint-Pétersbourg, un rapport sur les résultats généraux de son voyage, dans lequel se trouvent les durées d’oscillation de l’aiguille horizontale, ainsi que les températures et les déclinaisons observées. Les résultats d’intensité que l’on trouvera dans le tableau général des intensités, ont été calculés sans qu’on ait eu

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éçard à la correction de température, d’ailleurs de peu d importance, cette différence étant peu considérable.

En i8a8, M. Quetélet a fait des observations cFintensité en Allemagne et dans les Pays-Bas, et l’année suivante, en France, en Suisse et en Italie.

Le» observations de 1829 ont été publiées dans le VI' vol. des Métn. de VAcad. de Bruxelles ; celles de i83o, dans les Annalcn der Ph/sick ; la plus grande partie des intensités horizontales ne sont point accompagnées des inclinaisons observées.

Douglas, dont les sciences ont à déplorer la perte, a fait de nombreuses expériences dans un voyage au nord-ouest des côtes de l’Amérique. Toutes les précautions avaient été prises pour s’assurer, à chaque instant, de l’état magnétique des aiguilles employées; lorsqu’elles ne servaient pas aux observations, elles étaient réunies dans la même boîte, ayant leurs pôles opposés en contact. A ce sujet, M. Sabine fait remarquer qu’il a eu 1 occasion d’observer que lorsque l’on réunit ainsi deux aiguilles , différant beaucoup dans leur pouvoir magnétique, il arrive assez fréquemment que l’aiguille la plus faible acquiert du magnétisme, et que, conséquemment, la plus forte en perd , c’est ce qui arriva dans ce cas.

Quand les aiguilles sont placées par paire , toutes deux elles pourraient être employées dans chaque occasion, et leurs résultats combinés regardés comme une détermination : jamais Douglas ne les employa seules. Si, dans ce cas, le gain d’une aiguille était proportionnel à la perte, les résultats de l’aiguille, prise séparément, différeraient; mais eombinées, elles formeraient une compensation mutuelle. Dans le cas présent, le gain et la perte, quoique n’étant pas identiques, sont si rapprochés l’un de l’autre, qu’en prenant une moyenne entre la somme de Londres, pour chaque aiguille, en 1829 et en i836, et en combinant à Londres et aux autres stations les résultats des deux aiguilles en une seule détermination, on obtient les valeurs de l’intensité, telles qu’elles auraient été données par une seule aiguille, dont

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330 DB l’iNT. MAGK. du GLOtt Ë» DIVERS POIIITS, ETC.

le magnétisme n’flurait éprouvé que peu ou point de changement.

Relativement aux observations d’inclinaison , de déclinaison et d’intensité, faites au sommet de Mowna Kaah, dans l’île Owliyhée, à environ i/|,ooo pieds au-dessus de la mer et à d’autres élévations de l’île surpassant 10,000 pieds, Douglas a nientiontié, comme conséquence générale, qu’il a trouvé peu ou point de différence dans les résultats obtenus à ces diverses hauteurs et près delà mer.

M. Fitz Roy, officier de la marine anglaise, a été occupé, de i83i à i836, au relevé des côtes de l’Amérique du Sud. Il a fait ensuite un voyage de circumnavigation dans l’hémisphère sud. Il s’était procuré une boussole d’inclinaison de Gambey. Les instruments de ce genre , dit le M®' Sabine , quoique n’étant pas toujours sans défaut, sont unwersellemenl reconnus comme les MEiLtEDRs et SUPÉRIEURS rt ccux de nos propres artistes à l’époque actuelle. Certes, on ne peut faire un plus bel éloge des instruments de notre célèbreartiste !

M. Fitz Roy a fait usage pour les observations d’inten- . sité d’une aiguille horizontale que M. Hansteen avait remise au capitaine Kiiig.

Les observations de M. Rudberg, en i83i , à Paris et autres lieux, ont été Consignées dans le XXVll® vol. des Annalen, etc.

MM. Lloyd et Sabine ont été chargés, en i835 et i836, de faire des recherches sur l’intensité dans les îles britanniques. La relation de leurs observations se trouve dans les volumes des rapports de l’Association britannique pour ces deux années.

En i836, le capitaine Ross a fait un voyage au détroit de Davis pendant l’hiver; il s’y livra de nouveau à des observations d’intensité.

En i833,M. Forbes a fait en diverses parties de l’Eu- . rope une série très-nombreuse de déterminations d’intensité horizontale, qui sont consignées dans les Tran- ■ sactions d’Edimbourg pour i836.

' Lit môme année, M. Estcourt â recueilli un certain

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