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On a vu qu’en représentant par N le nombre d’oscillations horizontales, et par I rinclinaison observée dans un même lieu , on avait pour l’intensité de la résultante
des forces magnétiques . Mettant à, la place des Ict-
cos. 1
très N et I les valeurs qui leur sont relatives dans chaque station, ou a les résultats qui figurent dans la cinquième colonne du tableau que. nous donnons plus loin.
Le capitaine Dupeney, présumimt que son aiguille avait perdu, en arrivant en France, une partie de l’intensité dont elle était douée à Payta, où elle avait été observée pour la première fois , n’a rien trouvé de mieux, pour déterminer l’étendue de cette perte et en tenir compte, que de rendre comparables ses observations' avec celles de M. deHumboldt, se fondant sur ce que, d’après des observations toutes récentes de M. £rman , le rapport établi par M. de Humboldt, en i8oa, entre les
334 OBSERV. d’iNTEITSITÉ du cap. DUPERRET.
forces magnétiques observées à celte épocjue au Pérou et à Paris, n’avait pas seusibleincnt change (i).
Or, M. (le Humboldt avait trouvé que l’aiguille de sa boussole d’inclinaison, (jui avait donné en lo' de temps moyen a 1 3 et ïi4 oseillations,à Gualtaquillo, à Ayavaca et àGuancahamba,oùriuciinaison était alors cequ’eile est aujourd’hui à Payta, d’environ 4“> n’en donnait plus que a 1 1 entreMicuipampaetCaxamarca,oùrinclinaisonétait nulle; dès lors on peut admettre que l'intensité observée à Payta est à l’intensité observée sur l’équateur magnétique, comme (ai 3,5)* est à (ai i)*, et par conséquent comme 1826,87 est *7^434-
Mais si l’on prend celte dernière intensité pour unité,
on aura à Paris — 1,2775, tandis que, d’après .
M. de Humboldt, ou doit avoir 1,3482. Il est doue évident que le diviseur 1784,34 est trop grand pour être employé à Paris, et qu’il doityêtre remplacé parle nombre
1690, 85 qui satisfait à l’équation — = 1,348a ;
c’est-à-dire que l’aiguille dont l’intensité sur l’équateur magnétique.était de 1 784,34 à l’époque des observations faitesau Pérou, n’aurait plus donné dans le même lieu que 1690,85 à l’époque des observations faites à Paris, ün voit, d’après cela, que l’aiguille a éprouvé une perte d’intensité de 93,49 entre, les deux stations extrêmes du voyage; ^ qu’en consé(|ucnco, si l’on veut que l’intensité à l’équateur magnétique soit représentée par l’unité dans les rapports que l'on eberebe, il faut diviser l’intensité observée dans cbaque station, non pas par l’intensité primitiveinenl obtenue à l’équateur magnétique, mais par cette intensité ramenée à ce qu’elle aurait été dans le même lieu aux différentes époques du voyage, en se foii-
' (i) En adoptant ce rapport, le capitaine Dnperrey s’est d’ailleurs conronné à l’usage établi par M. Hansteen et plus récem-, ment encore par le major Sabine.