CHAPITRE. IV
laine Diiperrey, c’est que les rapports d’intensité ma-' gnétique seront probablement un peu trop faibles dans les stations du voyage, comme ayant été obtenus à des températures généralement plus élevées que celle de Paris.
M. de Freycinet n’a point observé l’inclinaison à Paris au retour de sa campagne ; mais le capitaine Duperrey trouve, dans l’Annuaire du Bureau des Longitudes , le moyen de remédier à cet inconvénient :
L’inclinaison était à Paris, le ii mars 1819,
de 68“ a5' o"
et le 17 juin i8aa , de
Différence dans 89 mois i4' o'
Ce qui fait pour a5 mois 9 o
D’où l’on peut admettre que le 16 avril i8ai, l’inclinaison était de 68“ 16' o", et faire concourir cette inclinaison à la réduction des intensités totales, qui a été opéree ainsi qu’il suit.
On a cherché quel était, dans chaque station , le nombre des oscillations infiniment petites, faites par chaque aiguille dans 10' de temps moyen, afin de
pouvoir se servir de la formule i = — -j- qui est l’ex-
pression de l’intensité totale.
Les aiguilles u°* 7 et 8 ont été observées à Paris, au départ, entre le 1" et le. 3o avril 1817, ce qui fixe le jour du départ au 16 avril. Ces memes aiguilles ont été observées à Paris, au retour, le 16 avril i8ai ; en conséquence, la durée totale du temps écoulé dans l'intervalle des observations s’élève à 1461 jours.
D’après ce qui précède, on a donc .à Paris :
au départ =
‘ cos. I
et au retour r-, =
CÜS. 1
Perte des aiguilles dans 1161
348 OB. d’iWTKN. MAGir. FAIT. A BORD DE l’dRANIE.
Telles sont les valeurs sur lesquelles on a spéculé pour ramener les intcnsilcs totales observées à Paris, au départ, à ce qu’elles auraient été dans le même lieu, aux différentes époques des observations faites dans les stations intermédiaires. Ces intensités, ainsi corrigées, ayant été prises pour unité dans chaque station respective, constituent les rapports d’intensité qui figurent dans les colonnes du tahlcau suivant.
Ainsi qu’il a été dit plus haut, le capitaine Duperrey considère dans l’aiguille n° 9 deux aiguilles, qu’il désigne par les lettres a et b.
L’aiguille rt donne à Paris, au départ, 35500,5 d’intensité totale; elle donne à l’île de France 7567,3. Établissant à Paris runité d’intensité, on a, à l’îlede France, 0,808a ; or, il résulte dos aiguilles n®*7Cl8 que le rapport d’intensité peut être représenté dans le même lieu par 0,80g i; l’on peut donc admettre les rapports qui résultent de l’aiguille a, tels qu’on les obtient de prime abord.
Mais il n’en est pas ainsi de l’aiguille b. Cette aiguille donne à Coupang 87076,8, les aiguilles n°* 7 et 8 donnent dans le même lieu 0,867a , l’Intensité à Paris étant représentée par l’unité. Si l’on fait = 0,867a ,
on a .t=4^754»6> intensité que l’aiguille aurait eue à
Paris, à l’époque des observations qui ont été faites à
Coupang. De même, l’aiguille é* donne aux îles Malouines
41 656, a ; d’après les aiguilles n°® 7 et 8, on a dans cette
localité 1,0077. On aura donc -, — = 1,0077,01 par
conséquent æ’=4 1837,9 l’intensité que l’aiguille
aurait eue à Paris, à Icpoque des observations qui ont été faites aux îles Malouines. D’après cela, il est évident que l’aiguille b peut être considérée comme ayant perdu , entre Coupang et les îles Malouines , une quantité égale 34^754,6 — 4*837,9=1416,7 de l’intensité qu’elle aurait eue à Paris à l’époque des observations faites à Coupang; quantité dont on a tenu compte pour obtenir les rapports d’intensité de cette aiguille.
Tel est le mode de réduction dont le capitaine Duperrey a déduit les résultats suivants :