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« On a fait des observations d’intensité horizontale dans le voisinage de II et III, et ce sont assurément les plus élevées qui aient été observées.
« En général, dans le choix des stations pour déterminer les valeurs absolues des trois éléments magnétiques, il ne faut pas perdre de vue que l’importance de chaque nouvelle station est d’autant plus grande <jue cette station est plus éloiguéejilc celles déjà connues.îS’il s’élevait des doutes sur la préférence à donner à [quelques pointp
particuliers, on se déciderait, en se reportant aux cartes et aux mappepiondes magnétiques, où l’on tlouverait les points d’observations les plus clair-semes.
« Pour les déterminations magnétiques, telles que celles considérées ci-dessus , les instruments employés jusqu’ici, ainsi que l’appareil de M. Fox, pour la détermination ' statique de l’intensité suffira ; le nombre des observations faites en mer compensant ce qui peut y manquer sous le rapport de l’exactitude. Les déterminations qui appartiennent à la seconde branche de notre sujet, c’està-dire, celles des variations diurnes et des autres variations périodiques, et des fluctuations momentanées de* forces magnétiques, exigent, dans l’état actuel de nos connaissances , l’emploi de ces instruments plus délicats , dont l’usage s’est récemment introduit; ces déterminations, disons-nous, étant comparatives plutôt qu’absolues, elles dépendent en grande partie (et tout à fait par rapport aux changements momentanés ) d’une observation combinée et simultanée.
« Les variations auxquelles la force magnétique de la terre est soumise, en un lieu donné, peuvent être rangées eu trois catégories, savoir : 1° les variations irrégulières, ou celles qui n’ont point de loi apparente;
2° les variations périodiques , dont la somme est une fonction de l’heure du jour ou de la saison de l’année; et 3° les variations séculaires ^ qui sont ou lentement progressives, ou retournent à leurs valeurs primitives dans des périodes d’une longueur très- grande et inconnue.
« Les découvertes récentes qui .se rattachent aux variations irrégulières de la déclinaison magnétique, ont donné à cette classe de changements un très-grand intérêt. En 1818, M. Arago a fait, à l’observatoire de Paris, une série étendue et importante d’observations sur les changements de déclinaison; et M. Kuppfer ayant, vers le même temps , entrepris une semblable recherche à Cazan, la comparaison des résultats a conduit à découvrir que les perturbations de l’aiguille éiaxeai synchmniqufis dans les deux endroits, quoique ces endroits
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différassent l’un de l’autre de plus de 47° longitude. Il paraît que c’est la première fois qu’on ajt reconnu un phénomène qui, maintenant dans les mains de Gauss et de ceux qui travaillent avec lui , paraît être destiné à devenir bien évident.
« Pour suivre ce phénomène avec succès, et pour avancer dans d’autres directions la théorie du magnétisme terrestre , il était nécessaire d’étendre et de varier les stations d’observations et d’adopter un plan tout à fait commun. Un système semblable d’observations simultanées a été organisé par M. de Ilumboldt en 1827. Des stations magnétiques ont été établies à Berlin et Freyberg; et l’Académie impériale de Russie, entrant avec zèle dans ce projet, une ligne d’observatoires fut établie dans ce colossal empire : des observatoires magnétiques ont été érigés à Pétersbourg et à Cazan , et des instruments magnétiques y furent placés, des observations régulières ont été commencées à Moscou , à Sitka, à Nicolaïeff, en Crimée, à Barnavul, à Nertschinsk en Sibérie, et même à Pékin. Le plan d’observation fut définitivement organisé en 1 83o , et des observations simultanées fui ent faites sept fois dans l’année, à des intervalles d’une heure dans l’espace de 44 heures.
« F.n 1834, l’illustre Gauss dirigea son attention sur la question du magnétisme terrestre, et ayant imaginé des instruments capables de donner des résultats d’une pr écision jus(|uc-là inattendue dans les recherches magnétiques, il s’occupa de rechercher les mouvements simultanés de l’aiguilie horizontale à des endroits éloignés. Au début même de ses recherches il a découvert le fait, que le synchronisme des perturljations n’appartenait pas seulement aux changements grands et extraordinaires (comme on l’avait imaginé jusqu’ici ), mais f[ue la plus petite déviation dans un endroit avait sa contre-partie dans un autre. Gauss fut ainsi conduit à organiser un plan d’observations simultanées, non à des intervalles d’une heure, mais à de courts intervalles de cinq minutes. Elles étaient faites six fois dans l’année (récemment ce nombre