‹ Traite experimental de l'electricite et du magnetisme, et de leurs rapports avec les phenomenes naturelsChapitre 66 sur 327 · VI. partie · texte numérisé non relu

VI. partie

I 3o MliTH. DEM. BA.RLOWPOÜR DBTERM. l’a.TTRACT.,ETC.

§ II. Méthode de M. Barlow pour déterminer Vattraclion locale des vaisseaux.

On doit à M. Barlow la découverte d’un procédé qui parait conduire le plus directement au but pour corriger les effets de l’attraction locale.

Cet habile physicien est parti du principe incontestabke que les diverses masses de fer qui se trouvent à bord des bâtiments acquièrent la polarité magnétique , sous l’influence de l’action du globe, et qu’elles agissent ensuite sur les boussoles, comme pourraient le faire de véritables aimants. Ce principe posé , il admet que si l'on fait varier en même temps la distance et l’élévation d’une plaque de fer doux, par rapport à une aiguille aimantée horizontale, on peut trouver une position où cette plaque exerce la même action que les pièces de fer qui se trouvent sur un bâtiment. Dès lors cette plaque, placée d’un certain côté de l’aiguille , doit détruire les effets de l’attraction locale.

M. Barlow a tiré-de là, comme conséquence, que la plaque et les masses ferrugineuses perturbatrices étant modifiées de la même manière, suivant la latitude magnétique des lieux où l’on observe , ce mode de compensation n’aurait pas besoin d’être changé.

M. Poisson a traité aussi cette question par l’analyse, comme on le verra ci-après ; quant à la méthode employée par M. Barlow pour déterminer l’attraction locale des vaisseaux, elle ne saurait être mieux exposée que dans la relation qu’il a rédigée des expériences faites par lui à bord des vaisseaux le Leven , le Conway et le Barracouta.

a Le /.ecen était mouillé à Northflect, le 1 5 avril 1 8ao p «j’y allai le 17, dans le dessein de faire une série d’ex- « péricnces avant que les canons fussent à bord; ces a opérations furent conduites comme il suit (1) :

^ (») An Essay on magnetic attraction , Barlow, i833, p. 89.

CHAPITIIE X.

a Je trouvai d’abord qu’il y avait une grande difficulté « à touer le vaisseau dans ce lieu; je proposai, et l’on y « adliéra , de procéder de la manière suivante : je pris sur a le rivage une excellente boussole aziinutale de MiM. W, « et T. Gilbert, que je m’étais procurée à cet effet, ainsi «t qu’un théodolite de Schmalcalder ; je pris la position a azimutalc d’un objet éloigné, je trouvai qu’elle était « de 35“ 5o' N.-E. , et le théodolite fut ensuite pointé « dans la même direction; au moyen de quoi le o du « théodolite fut porté au véritable nord magnétique, de « sorte que la position d’un objet pouvait être déterminée « sans qu’il fût besoin de s’en rapporter à l’aiguille. On « comprendra facilement que le théodolite fut fixé sur le « lieu où la boussole azimutale avait d’abord été élevée. Je a pris à bord ce dernier instrument dans le dessein de a faire des expériences , tandis que le lieutenant Mudge a restait sur le rivage pour relever la direction du piéa destal ou pilier que l’on prenait à bord avec le théoa dolitc (le capitaine Bartholomew avait fait élever un a piédestal justement devant le mât de misaine, comme a lieu fixé pour prendre des azimuts pendant le voyage).

a Le vaisseau commençant alors à céder à la marée , a. on fit entendre le mot: Remaniez; à ce signal, le lieua tenant Vidal, à la boussole azimutale à bord, regara dait le lieutenant Mudge sur le rivage, dans la ligne a en face de lui , tandis que ce dernier regardait de la O même manière dans le champ de son télescope le « lieutenant Vidal. Après cette observation on cria : « Arrêtez, et chacun enregistra aussitôt de son côté la « position de l’autre. Ces positions, indépendantes de l’ac- « tion attractive locale du vaisseau, doivent avoir étédia- « métralemènt opposées, et conséquemment la différence a entre les deux observations indiquait l’erreur due à « l’attraction des fers du bâtiment du bord.

« La première observation enregistrée, le mot Re- « gardez fut de nouveau crié, et le mot Arrêtez fut rena voyé aussi souvent que possible pendant que le vaisseau a tournait doucement; le lieutenant Baldey prenant cha-

l3a MÉTH. DE M.BAIILOWPOÜRD^TERM. l’aTTRAC., ETC.

« que fois la position de la proue du vaisseau , au moyen R de la boussole aziniutale placée sur le cabestan du <t navire.

R Les avantages de cette méthode sont que les deux R positions, c’est-à-dire, celle du vaisseau et celle du ri- R vage , dépendent de la même boussole , et qu’ainsi on R évitera les erreurs provenant de l’usage de différentes R aiguilles, en même temps que celle de la parallaxe d’un R objet éloigné, lorsque le vaisseau prend sa course;

R source d’erreurs qui doit s’être reproduite dans Jes pre- - R mières observations de ce genre. En se reportant à la R figure cette description n’est plus inintelligible,

R V suppose le vaisseau dans la rivière R , et T la po- R sion du théodolite sur le rivage.

R La seule chose nécessaire dans ce cas, est d’avoir R une boussole azimutalc très-mobile; celles dont se ser- R vent communément les navires étant si défectueuses R qu’il est impossible (quand il n’y a pas de mouvement R dans le vaisseau) de fixer leur position à a ou 3° près R du véritable nord magnétique. Depuis cette remarque,

R je suis heureux de savoir que. le bureau naval a donné R une amélioration aux boussoles des vaisseaux. J’ai R reçu des instructions pour les examiner , et je dois faire R un rapport sur celles qui sont fautives. Il est à cs- R pércr que ces instruments seront bientôt placés sur un R pied semblable à celui des autres mesures excellentes R de la marine anglaise. »

Les expériences mentionnées ci-dessus furent faites avant que l’on eût placé les canons à bord ; mais on les répéta le 29 avril , après qu’ils eurent été mis en placé. Les résultats qui suivent sont ceux de deux séries d’observations.

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