CHAPITRE Xll
la direction de l’aiguille avec celle de la boussole aziinutale du pont , pendant que le navire subit différentes orientations; quand la différence est trop considérable, il faut choisir un autre emplacement.
Les expériences faites avec la plaque de fer (tableaux 4 et 5) , montrent que le pouvoir du fer, pour troubler la marche du clii’oiiomètre , réside, comme pour la boussole, sur la surface; et comme on connaît généralement la distance et la direction que doit avoir cette plaque, afin que sou pouvoir puisse être égal à l’action moyenne du fer du vaisseau, on a un moyen prompt de s’assurer, avant d’envoyer un chronomètre à bo)‘d , si ce fer aura pour effet d’accélérer ou de retarder sa marche : on jieut aussi déterminer avec une très-grande approximation la marche de la variation. ,
A cet effet, il est nécessaire de se précautionner d’un piédestal (fig. 28), dont une des faces est munie d’une tige de cuivre a 4, destinée à supporter la plaque de fer P, et sur le sommet duquel est placé le chronomètre. Après avoir déterminé la marche accoutumée de ce dernier, on place la plaque à 12 pouces (anglais) de la verticale passant par le centre du cadran. La mar- • che obtenue dans ce cas , sera, très à peu près, celle de l’instrument sur le vaisseau , pourvu qu’on ait l’attention , lorsqu’il est placé à bord , de l’isoler de l’action immédiate de toute masse partielle de fer.
§ III. Observations sur les parties détachées d'iui chronomètre.
M. Barlow, dans l’intention de résoudre aussi complètement que possible la question , fît également des expériences sur les parties détachées du chronomètre conjointement avec M. Frodsham.
I-iC balancier d’un chronomètre fut suspendu très-délicateinent par son pivot , et mis en présence d’une pièce de fer d’une certaine grandeur ; l’action que celleci exerça sur le balancier fut immédiatement sensible,
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et semblait provenir du magnétisme du balancier ou du ressort qui y était adhérent ; car si le mouvement donné au balancier s’arrêtait à une certaine place, on remarquait une légère répulsion , tandis que si le côté opposé du balancier était plus près du fer quand le mouvement cessait, il y avait alors un mouvement d’attraction.
M. Frodsham parut convaincu qu’une telle action était suffisante pour changer la marche du chronomètre, dont le balancier, sur lequel on expérimentait, était une des parties détachées.
J’ai dit que les résultats produits étaient tels qu’ils pouvaient être attribués aussi bien au magnétisme du balancier qu’à celui du ressort; je vais montrer actuellement comment on peut distinguer le magnétisme du balancier de celui du corps attractif; je rapporterai pour cela les propres observations de M. Barlow.
n Si le balancier a une propriété polaire, et que le fer en soit exempt ( à l’exception de celle qui est due à sa position), alors, si ce balancier est placé sous le plan de non - attraction , son pôle sud sera attiré, et son pôle nord repoussé ; si ce balancier est au contraire placé au-dessus, il y aura inversion. Les mêmes effets seront produits, quelles que soient les parties du fer tournées vers le bas.
« Nous pouvons donc inférer de là , que quand une action telle que celle qui vient d’être décrite a lieu , le balancier est magnétique, tandis que le fer ou la. masse attractive est exempte de toute propriété polaire, à l’exception de celle qui résulte de sa position.
a Si le fer et le balancier étaient tous deux magnétiques, alors nous aurions attraction et répulsion, comme il est dit plus haut, sans qu’il y eût aucun rapport avec le plan de non -attraction. En changeant la position du fer, ses effets sur le balancier seraient également inverses.
« En outre , si le fer possède la propriété polaire et que le balancier et le ressort en soient exempts, alors.