‹ Traite experimental de l'electricite et du magnetisme, et de leurs rapports avec les phenomenes naturelsChapitre 95 sur 327 · CHAPITRE XIII · texte numérisé non relu

CHAPITRE XIII

R sont exprimées en fonction des variations de X et Y, au moyen des formules :

dX\ X )’

dK

— =cos.

dX

+ sin.“

dY

« Comnje les instruments destinés à l’observation de ces éléments (chaque observatoire en possède une série) sont, pour la plupart, d’une forme nouvelle, il sera utile de donner une relation un peu détaillée de leur construction et de leur rectification, avant d’entrer dans le plan d’observations à suivre.

Magnétomèlre pour la déclinaison.

« Construction. La partie essentielle du magnétomètre de déclinaison est un barreau aimanté, suspendu au moyen de fils de soie sans torsion, et renfermé dans une boîte, pour le défendre de l’agitation de l’air. Ce barreau estun parallélipipède rectangulaire, de 1 5 pouces (anglais) de long, de -j- de po. de large, et de j de po. d’épaisseur; outre l’étrier auquel le barreau est suspendu, il est muni de chaque côté de deux pièces à coulisse. Une de ces pièces renferme une lentille achromatique, et l’autre une échelle de verre avec des divisions très-délicates; l’échelle étant placée au foyer de la lentille , il est évident que l’appareil forme un collimateur mobile, et que sa position absolue à chaque instant , aussi bien que ses changements de position d’un instant à l’autre , peuvent être observés à distance au moyen d’un télescope. L’ouverture de la lentille de ce collimateur est de i pouce et -j-, et sa longueur focale d’environ la pouces. Chaque division de l’échelle est de j-j-j- de pouce; et la grandeur angulaire correspondante d’environ 43 secondes.

« Au fil de suspension est attaché un petit barreau VI. partie. la

178 MAGNÉTOMÈTRE POUR LA DÉCLtNAISON.

cylindrique dont les bouts sont d’un plus petit diamètre , et supportent l’étrier dont les ouvertures par lesquelles il est suspendu sur les cylindres, ont la forme d’Y renversés, de sorte que les points de support sont invariables. Une seconde paire d’ouvertures, de l’autre côté de l’aimant, sert pour le renversement, et l’on a soin de rendre parallèles les lignes qui unissent les points de support de chaque paire d’Y, de sorte qu’il n’y ait point de différence dans la force de torsion du fil dans les deux, positions de l’étrier. Les quatre ouvertures se trouvent à différentes distances de l’aimant, afin que la ligne de co/Zû/ki/ ion puisse rester à peu près à la même hauteur dans le renversement ^ et qu’il ne soit pas nécessaire de changer la longueur du fil de suspension. L’étrier et les châssis sont en métal de canon.

« Pour détruire la torsion du fil de suspension , l’appareil est muni d’un barreau à détordre, qui, avec ses accessoires, a le même poids que l’aimant. (]e barreau, d’une forme rectangulaire, est muni d’un étrier et d’un semblables à ceux de l’aimant; une ouverture rectangulaire, pratiquée au milieu , reçoit un petit aimant qui doit imprimer une faible force directrice au barreau suspendu , et sans lequel l’ajustement final de détorsion serait fastidieux et difficile.

a Le châssis de l’instrument consiste en deux piliers de cuivre de 35 pouces de hauteur, fortement vissés dans une base massive de marbre. Ces piliers sont réunis au moyen de deux traverses de bois, l’une en haut, l’autre à 7 pouces du bas. Au centre de la pièce du sommet est l’appareil de suspension et un cercle divisé, employé à déterminer la foree de torsion du fil. Un tube de verre (entre celui-ci et le milieu delà traverse inférieure) renferme le fil de suspension ; un couvercle de verre en haut couvre l’appareil , et complète la clôture de l’instrument.

« La boîte est cylindrique; elle a 20 po. de diam., et 7 de profondeur; elle l’epose sur un socle de marbre, entourant les supports, et qui est disposé de manière

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