‹ Traite experimental de l'electricite et du magnetisme, et de leurs rapports avec les phenomenes naturelsChapitre 97 sur 327 · CHAPITRE XIII · texte numérisé non relu

CHAPITRE XIII

leur différence (convertie en mesure angulaire) est la déviation de la ligne de collimation du télescope d’avec le méridien magnétique : le télescope doit être déplacé de cet angle dans la direction opposée.

a 5“ Afin d’enlever la torsion restante du fil, l’aimant est ensuite retiré, et le barreau non magnétique (avec son petit aimant) lui est substitué. La déviation de ce barreau d’avec le méridien magnétique doit ensuite être lue sur son échelle, et l’alidade du cercle de torsion doit être tournée d’un angle donné dans la direction opposée. La déviation étant lue de nouveau, on aura, par une simple proportion, l’angle de torsion restant, et l’alidade étant tournée de cet angle dans la direction opposée, une autre observation servira à vérifier l’ajustement. Le plan de détorsion coïncidera alors avec le méridien magnétique; et l’aimant étant replacé, l’instrument sera disposé pour en faire usage.

a Observations. Les observations à faire avec cet instrument sont : la déclinaison absolue, a° les va-

riations de la déclinaison , et 3° l’intensité absolue.

« Pour mesurer la déclinaison absolue , chaque observatoire est muni d’un petit instrument de passage ayant un cercle a/.imutal. Cet instrument étant placé dans le méridien magnétique de l’instrument de déclinaison , le point de l’échelle coïncidant avec le fil central de l’instrument de passage doit être observé; l’intervalle entre ce point et le point correspondant (i) à l’axe magnétique du barreau converti en mesure angulaire, est

(i) En clcterminant ce point au moyen d’une double lecture de l’cchellc avec le barreau élevé et renversé, on doit prendre soin d’éliminer les changements de déclinaison qui peuvent se présenter dans l’intervalle des deux parties de l’observation. Le magnétométre de la force horizontale peut s’appliquer à cette élimination. Mais peut-être est-il plus court de prendre une série de lectures aussi rapidement que possible , alternativement dans les deux positions du barreau, en choisissant pour le temps d’observation une période oit les changements de déclinaison sont

l8a MAGNÉTOMÈTRE POUR LA D^CLIWAISON.

la déviation S de la ligne de collimation de l’instrument de passage du méridien magnétique. Les verniers du cercle horizontal étant lus ensuite, la lunette est tournée, et on fait relever par le fil central une mire éloignée, dont l’azimut a a été déterminé avec soin. Si a est j’angle lu sur le cercle horizontal, il est évident que l’angle entre les méridiens magnétiquej^et astronomique est »

a et 5 étant affectés de leurs signes convenables. On suppose que l’angle a a été déterminé préalablement au moyen de l’instrumént de passage.

« Mais au lien de rapporter au méridien magnétique, au moyen du mobile, le télescope qui sert au

passage directement, le même résultat s’obtiendrait, et * sans doute d’une manière préférable , en le rapportant à la ligne de collimation du télescope avec lequel les changements de la déclinaison sont régulièrement observés. A cet effet, il suffit d’employer le dernier télescope comme collimateur, ce dernier étant renversé sur ses supports en Y, s’il le faut. Un collimateur fixe peut être substitué convenablement à la mire éloignée. Ce mode d’observation a l’avantage de réunir directement la détermination absolue avec la série régulière d’observations; et il est manifeste qu’il suffit, sans autres moyens, pour déterminer, s’il est survenu des changements, quels sont ceux qui peuvent s’être présentés dans la position du télescope fixe.

« Les télescopes fixes fournis à chaque observatoire,

lents et réguliers. En comiiarant chaque résultat avec la moyenne des précédents et des subséquents, et ensuite prenant la moyenne de toutes ces moyennes partielles, on peut obtenir une détermination très-exacte.

CHAPITRI XIII.

ont une ouverture de i f pouce, et une longueur focale de i4 pouces. Us seront fixés sur un pilier de pierre, ou sur un piédestal fixe de bois, reposant sur une maçonnerie solide indépendante du plancher.

« Pour observer les changements de déclinaison, le télescope fixe (dont on a parlé ci-dessus) est employé seul. L’observation consiste simplement à noter le point de l’échelle qui coïncide avec le fil vertical à trois limites successives de l’arc d’oscillation. Les trois indications étant marquées par abc, le point moyen de l’échelle correspondant au temps de l’observation du milieu , est

« Ce mode d’observation est suffisant lorsque l’observateur n’est pas astreint à un moment précis d’observation. Autrement; la méthode la plus exacte, indiquée par Gauss, doit être préférée (i).

« L’angle correspondant à une division étant connu , les changements de position de l’échelle peuvent être convertis en mesure angulaire. En général, cependant, cette réduction ne sera nécessaire que dans les résultats moyens de chaque mois.

'« Avant que les véritables changements de déclinaison puissent être déduits des lectures faites, il est nécessaire de faire une correction dépendante de la force de torsion du fil de suspension. En supposant que le plan de détorsion ait été amené, par les ajustements ci-dessus décrits, à coïncider avec le méridien magnétique, il est évident qu’à chaque déviation de l’aimant de sa position moyenne , la force de torsion sera mise en jeu ; et comme cette force tend à ramener l’aimant dans la position moyenne, les déviations apparentes doivent être

(i) Mémoires sciemif. de Taylor, vol. n, part, v, pag. et suivantes.

l84 MAGNÊTOMKTRE POUR LA J)ÉCLINAISOrr.

moindres que les déviations réelles. Le rapport de la force de torsion .à la force magnétique directrice se détermine expérimentalement en tournant la branche mobile du cercle de torsion dans un grand angle donné (par exemple 90°), et observant l’angle correspondant dont l’aimant est dévié. Soit u ce dernier angle /et i> le premier; alors le rapport en question est

où G est le coefficient de la force de torsion , et F le moment provenant de l’action de la force magnétique terrestre sur le magnétisme libre du barreau , la direction de l’action étant supposée perpendiculaire à son axe magnétique. Le rapport des deux forces étant ainsi trouvé, les véritables changements de déclinaison ,se déduisent de ceux apparents, en les multipliant par le coeHicient

« Afin d’obtenir un résultat exact par le mode d’ex-' périence ci-dessus décrit, il est nécessaire d’éliminer les changements actuels de la déclinaison qui peuvent se présenter dans l’intervalle des deux lectures. La méthode la meilleure, à cet effet, consiste à observer • les changements de déclinaison simultanément avec un second appareil. Si toutefois ces moyens ne sont pas à la portée de l’observateur , on peut atteindre le but en faisant une série d’observations avec le vernier du cercle de torsion alternativement dans deux positions fixes(par exemple à -f- go° et — 90® ); le résultatmoyen sera indépendant des changements de la déclinaison, pourvu que le progrès de ces changements ait été graduel dans l’intervalle de l’expérience.

« Afin de déterminer l’intensité absolue de la compo-

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