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L'arbre de forte dimension se nomme futaie

7. La futaie pleine est la forêt destinée plus particu-i lièrement à produire des arbres de fortes dimensions et à se régénérer par la semence.

8. La sapinière est une futaie pleine composée de ^. résineux, bien qu'il y ait parmi ceux-ci une certaine V quantité de bois feuillus.

9. Le taillis est la forêt qui se reproduit principalement par le rejet des souches. Il donne du bois de feu et du menu bois d'industrie. On y élève ordinairement de la futaie. Il prend alors le nom de taillis composé, pour le distinguer du taillis simple ou sans réservée.

Les taillis, les futaies pleines et les sapinières sont les types de bois ou forêts auxquels s'appliquent les principes à&lditulture forestière,

iO. La division est une portion de forêt fixée sur le terrain par des limites apparentes.

En sylviculture^ la division est l'unité tactique. C'est par division que se font les coupes^ les inventaires ^}:

OU dénombrements des arbres de futaie, le contrôle et généralement toutes les opérations forestières.

\%. L'accroissement annuel d'un arbre est le volume dont cet arbre augmente par la végétation de Tannée.

L'augmentation de volume des a.rbres d'une division est V accroissement de cette division ; c'est la différence entre deux inventaires ou dénombrements de ces arbres.

La première condition pour que la forêt produise est, par conséquent, d'avojlr toujours un certain nombre d'arbres en réserve.

12. Dan^ la coupe, la rése^^e est l'ensemble des arbres qui ne doivent pas être exploités, et Vabandon, Yensqnable des arbres qui doivent être exploités.

^ bçtliveau est la réserve de l'âge du taillis au moment de la coupe, le modesme celle de deux âges, et Ton appelle anciens les arbres de trois âge.s et au delà.

i3. Le matériel d'exploitation est l'ensemble de la réserve que l'on doit entretenir dans la forêt. Il se partage en principal et accessoire.

iji. Le matériel principal se compose exclusivement du bpis de .tige des arbres de futaie, à partir d'un minimupfi de grosseur &^é.

Le surplus, comprenant les rejets de souche, les brins n'atteigiiant pas le minimum de grosseur fixé et le houpier (cime et branchage) des futaies elles-mêmes, forme le m^atériel accessoire.

15. La fertilité est la faculté de produire. Elle dépend de la nature du sol, des détritus végétaux qui forment Vhumus et des influences atmosphériques.

16. Lorsque les réserves se trouvent convenaMement espacées par suite de reiploitation , leur aecrofâsement annuel est considérable, d'année en année elles caamreiit plus complètement le 9ol et finissent par être trop serrées. L'accroissement, d'abord progressif, devient stationnaire, puis diminue.

A partir de ce moment, si la forêt est abandonnée à elle-même, l'accroissement annuel est de plus en pins faible, les arbres perdent leur vigueur, dépérissent et :?èchent peu à peu.

Mais an contraire^ si Texploitation est renouvelée en ayant soin de réserver les meilleurs arbres et de faire <iu*ils soient régulièrement espacés après la coupe, on prévient le dépérissement, et la végétation entre dans une nouvelle phase, pendant laquelle Taccroissement Hugmente, devient staiionnaire et diminue comme dans la précédente.

Lorsi^ue après la coupe les arbres sont trop espacés et en nombre insuffisant pour utiliser toute la fertilité, il y a perle d'accroissement, production de végétations accessoires et exagération du branchage des réserves. Le matériel est insuffisant, et pour le rétablir il faut couper moins que l'accroissement.

11 y a également perte d'accroissement lorsque les arbres sont trop serrés, et le matériel superflu est ce qu'il faut couper pour que raccroissement s'élève et ix}prenne le taux le plus avantageux.

L'exploitation proportionnée à Taccroissement et périodiquement renouvelée est âivorable à la germination et au développement progressif du jeune plant.

Les graines des arbres de la forêt, celles qui sont apportées par l'air, par Teau, par les animaux ou de toute autre manière germent partout, et du semis naturel incessamment renouvelé il se dégage en nombre suffisant des sujets remarquables par leur conformation et par les autres qualités qui les rendent propres au recrutement de la futaie dès qu'ils ont la grosseur requise pour être comptés dans le matériel principal. Par le fait seul de cette exploitation la forêt se conserve et s'améliore naturellement.,

17. Le traitement est l'ensemble des opérations à faire pour exploiter et améliorer la forêt.

18. U aménagement est la réglementation du traitement pour un certain nombre d'années au bout duquel il est revisé et que l'on nomme, suivant les cas, révolution, rotation ou péHode.

19. La science forestière est l'art d'observer les faits qui se produisent dans la culture des bois et d'en tirer parti pour améliorer d'une manière suivie la gestion des forêts,

20. La gestion des forêts^ comme celle des capitaux et généralement des entreprises industrielles, demande un esprit de suite, de l'ordre et des moyens de contrôle à l'aide desquels on puisse apprécier pratiquement les résultats des coupes et les comparer entre eux. Elle exclut les idées systématiques et doit être conçue de manière à permettre, avec le moins de sacrifices possible, les exploitations que peuvent demander les nouveaux besoins du commerce, se prêter auv: çecfeclvçi\\\\^\sv^\^î^

de Tart forestier et fournir des ressources pour les besoins imprévus.

21. Les capitaux engagés dans la production ligneuse sont le prix du sol dépouillé de bois, les dépenses d'entretien et d'amélioration, le môntafit des charges annuelles de la propriété et la valeur du matériel d'exploitation.

Le bois est léiit à croître. Il fa'ttt mettre dfe récoûôriïié et de la circonspection dans les dépensés à faîte pour l'obtenir, car le jeu de l'intérêt composé, dont il faiit nécessairement tenir compte, augmente rapidement les capitaux engagés.

On attribue au Sol une valeur qui se calcule d'après la production ou par comparaison avec les sols environnants. Les travaux d'entretien et d'amélioration peuvent être très variés. ïls s'appliquent aux chemins, clôtures, assainissements, plantations, etc., et peuvent donner lieu â de fortes dépenses. Il est nécessaire de les étudier et d'en tenir note avec soin.

Les charges de la propriété conéisieril principalement dans l'impôt et les frais de garde. Elles reviennent par hectare et par an à une sonitiie â péù près fixé.

Le revenu est le produit de là forêl net Se tous frais.

^2. On doit prélever Sur le produit l'intérêt de tôuS les capitaux qui concourent à là production. Le matériel d'exploitation iest là principale source du revehu et doit appeler d'une ihatiiète tôiité Spéciale l'atteniiën du propriétaire.

33. Dans les taîlliâ où Ton n'élève pas de futàiéâ, lés souches donnent les rejets dont ces forêts sont presque

exclusivement peuplées. Le produit, que Ton peut estimer directement ou par comparaison avec les autres exploitations de la forêt, sert à calculer, lorsqu'il en est besoin, la valeur des taillis non encore exploitables. Les souches forment une sorte de matériel d'exploitation dont la valeur est comprise dans celle du sol.

24. La futaie, soit dans les taillis où Ton a l'habitude d'en élever, soit dans les futaies pleines, est la principale partie du matériel d'exploitation. Elle a quelquefois une grande valeur à l'hectare. Les arbres dont elle se compose n'ont pas tous, à beaucoup près, le même accroissement, et il est utile de se rendre compte des difiPérences et des circonstances concomitantes.

25. En résumé, une bonne administr^ion doit prévoir la succession des coupes, tenir note des produits et être bien renseignée sur le matériel d'exploitation , sur les dépenses d'entretien et d'amélioration, les charges de la propriété, et finalement sur sa valeur.

Le point capital d'une bonne administration est d'assurer la coupe annuelle. De cette manière la main- (T œuvre est retenue dans les campagnes par le travail qu'elle y trouve chaque année pendant la saison morte pour l'agriculture, et l'on prévient Vimportation des bois étrangers en pourvoyant régulièrement aux besoins de la consommation locale.

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