SUR LE SYSTÈME LOCOMOTEUR EN GÉNÉRAL
Dans SCS Considérations générales sur le système locomoteur , M. de Blainville , lui assigne pour origine le derme. L''étude de la complication progressive que subissent les organes musculaires dans la série animale, le conduit à ce résultat. Si on observe les animaux les plus inférieurs, on voit que le système dermoïde y jouit de la propriété de se contracter. Le premier indice de séparation se retrouve dans les actinies : la fibre musculaire, qui est encore confondue en dehors avec le derme, lequel est contractile dans tous ses points, se dispose , en dedans , en faisceaux longitudinaux et transverses qui se partagent comme en autant de muscles qu'il y a de côtes. Déjà dans les holothuries l'on peut partager les organes musculaires en deux couches, dont l'une est longitudinale, l'autre ti-ansversale. Chez les animaux où la couche longitudinale commence à se manifester, elle est continue d'un bout à l'autre du corps , puis les fibres se rapprochent en faisceaux et présentent les indices delà disposition paire, en se partageant en deux bandes similaires. Ces bandes se prononcent au nombre de quatre, situées aux extrémités de deux diamètres perpendiculaires, dans les animaux qui passent aux entoniozoaires. Le derme intérieur , ou la membrane qui tapisse la cavité digestive , fournit également origine aux fibres musculaires. Plus , en général, l'animal est dépourvu de parties solides, plus les fibres musculaires du canal intestinal prennent de part à la progression totale du corps. Dans les sangsues, par exemple, les mouvements (le translatiou de Tanimal sont également opérés par "les fibres contractiles du
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tube digestif , et par celles du derme extérieur. Alors la couche longitudinale fournie par le derme intérieur acquiert une prédominance remarquable sur celle dont la direction est transversale.
Toute la peau des mollusques est contractile ; la fibre musculaire n'est séparée de la peau que dans des parties qui opèrent des mouvements suivant un sens déterminé , tels sont : les tentacules et les appendices locomoteurs. Parmi les animaux de ce type, les ascidies n'ont pas de muscles bien séparés.
L'apparition de parties sol ides, et les conditions de mobilité dont elles sont susceptibles, apportent de grandes modifications aux formes des parties musculaires. Dans les animaux m/eWe«r5,plusles piècesqu'ellesconstituent sont nombreuses et plus le jeu qu'elles conservent les unes sur les autres est varié, plus les faisceaux musculaires du derme extérieur se multiplient et s'isolent, soit que les parties solides l'ésuhent d'une séci'étion de cette même peau extérieure et enferment lés muscles, comme dans les entomozoaires et autres inverte'brds plus ou moins rapprochés de ce type, soit que le dépôt solide ait été formé dans l'intérieur même des faisceaux musculaires nés de l'enveloppe cutanée, comme cela se voit dans les 05/ebzoû!/re5. La présence de ces pièces solides diminue d'autant la part que prend , à la translation de l'animal , la couche longitudinale des muscles appartenant au tube digestif j par conséquent , celle-ci perd de sa prédominance sur la couche transversej toutes deux offrent des fibres moins prononcées. Leur action est alors bornée à changer le rapport des diffé-" rents points de la surface intérieure de l'animal avec les matières alimentaires que contient la cavité digestive.
Quant à la couche extérieure , elle remplit de faisceaux, dontla quantité augmente avec le nombre et la mobilité despièces qu'elle a à mouvoir^ une partievaria-
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blede l'épaisseur in teiposée entre la surface périphérique et la surface intérieure, épaisseur qui achève d'être remplie par les autres viscères, contenant eux-mêmes les fluides aériformes ou liquides nécessaires à leurs fonctions.
Aux corps des animaux dont le cqrps est formé d'anneaux successifs, la continuité de la couche primitive, longitudinale, néedu derme extérieur, est interrompue sm chaque anneau. Considéré sur les d^v'erses faces de l'animal, c'est-à-dire, par rapport aux côtés différents d'un axe fictif passant d'un bout à l'autre de l'être dans la cavité digestive, les fibres musculaires se comportent différemment 5 ainsi les latérales fournissent aux appendices, dès qu'ils existent , des faisceaux particuliers et plus ou moins nombreux et développés. Quelles que soient toutefois ces complications, elles n'effacent pas les traces de la couche longitudinale et de la couche transversale primitives, et elles peuvent dans les corps des animaux symétriques se rapporter à quatre grandes régions, dont l'une est supérieure au canal intestinal , l'autre inférieure, et deux latérales. Celles-ci sont susceptibles de se partager elles-mêmesen une infinité d'autres dont les limites proportionnelles constituent des caractères d'une importance extrême en zoologie. Dans les appendices compliqués , quatre régions existent aussi par rapport à l'axe du membre.
L'intervention d'un squelette intérieur , dont lesr pièces s'interposent entre divers faisceaux musculaires , établit dans les ostéozoaires , deux nouveaux ordres de terminaison pour la fibre musculaire. Dans les animaux invertébrés , la fibre musculaire naît d'un point du derme et se termine à l'autre ; dans les ostéozoaires, • ce mode de terminaison est offert , en dehors , par le peaucier, dont l'importance diminue avec l'élévation de l'animal et la perfection de ses membres; on trouve déplus des muscles qui se portent d'un os à l'autre, et ce
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sont les plus nombreux ; ou en trouve d'autres qui s'àllaclient par une extrémité au derme et par l'autre à, un os, tels sont ceux de la face, etc. Le canal intestinal y reproduit la condition qui se rencontre dans le derme extérieur des invertébrés et particulièrement dansceux qui sont dépourvus d'enveloppe solide. La multiplicité et la mobilité des pièces osseuses, côïncidant avec la complication des parties musculaires, l'étude de ces derniers organes, qui dans la hiérarchie de l'importance relative des parties , occupent un rang supérieur aux os et inférieur au derme , est subordonnée à celle du squelette, de la forme duquel elle peut en général être déduite.
Ce squelette est formé d'une série de pièces qui se divisent en celles situées au-dessus du canal intestinal, os médians supérieurs , en celles placées au-dessous, os médians inférieurs. La continuité des pièces de ces deux régions est établie vers l'extrémité céphalique. Lar série des pièces placées au-dessus est formée d'os appelés vertèbres. L'idée générale de la vertèbre est qu'elle est formée de deux anneaux entre lesquels est situé le corps. Le supérieur est destiné au système nerveux^ l'inférieur au système vasculaire j la limite de chaque vertèbre est posée par les nerfs. Quelles que soient les formes diverses et les connexions variées que présentent les pièces vertébrales, elles laissent constamment passer entre elles les parties nerveuses, qui, de toutes les parties de l'organismej sont les moins variables.
Les pièces vertébrales accessoires au corps peuvent diversement se développer en appendices plus ou moins prolongés, plus ou moins compliqués. Tels sont lescôtes , les membres, les mâchoires, etc.
Entre les pièces principales, des pièces latérales, destinées à des usages variés ,. s'interposent et complètent le système de la série vertébrale. Vient ensuite la série- inférieure etc., os, hygïde, sternum qui envoie
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aussi des prolongements latéraux susceptibles de s'unir aux appendices de la série supérieure, etc.