‹ Traité général d'anatomie comparée [electronic resource] (volume 3)Chapitre 77 sur 81 · DIVISION DES MUSCLES · texte numérisé non relu

DIVISION DES MUSCLES

La partie active de la locomotion peut être en\'isagée dans sa disposition générale d'une manière conforme à ce qui a été dit pour la portion passive des organes destinés à la mêtiie fonction. Comme les os , il y a des muscles médians supérieurs et inférieurs, et des muscles latéraux, destinés soit aux appendices simples , soit aux appendices complexes. C'est également par rapport à l'axe passant à travers le canal intestinal, que ces divisions sont indiquées. Une seconde division est celle qui les sépare en muscles peauciers , en muscles intermédiaires, dont une extrémité est fixée a la peau , l'autre à une pièce du squelette y enfin en muscles dont les deux extrémités sont fixées aux os ; il a été également fait mention de ce caractère. :

APPENDICE

Abstraction faite despeauciers, les muscles supérieurs, soit dermoïques, soit intestinaux, qui entourent plus ou moins comple'tement l'axe, sont les muscles de la colonne vertébrale. On peut encore prendre celle-ci pour axe, et y rapporter des muscles supérieurs, inférieurs et latéraux^ il faut aussi y rattacher les parties du peaucier ou de la couche intestinale supérieures à l'axe central du canal digestif.

Si l'on prend pour axe la colonne vertébrale, les muscles supérieurs sont les interépineux 'j Jes latéraux sont les transversaires épineux.

Les inférieurs de la colonne sont moins nombreux que les supérieurs^ ils existent surtout au cou, aux lombes, à l'épine.

Les muscles médians inférieurs au canal intestinal sont moins nombreux , moins complexes que ceux du genre précédent, et surtout plus étroits j ils forment une bande plus ou moins intersectée entre la réunion de la ceinture osseuse postérieure ou inférieure, et celle des mandibules , tels sont le grand droit abdominal , le sterno-hyoïdien , le slerno-thyroïdien , le tkyro -hyoïdien , le genio-hyoidien. Les muscles latéraux sont plus nombreux ; ils offrent pour caractères constants d'être formés de plusieurs couches, doutles fibres ont des directions entrecroisées. Ils se portent d'un appendice à l'autre j les fibres se rapprochent à l'origine des appendices pour former des muscles souvent distincts, soiten dessus, soit en dessous, etqui deviennent élévateurs ou abaisseurs.

Entre le premier appendice ou appendice mandibulaire et le maxillaire supérieur existe le buccînateur. A la base de l'appendice, il y a, pour élévateurs, les diverses portions d'un gros faisceau musculaire , qui se portent à l'os temporal, à l'arcade zygomatique, aux os palatins, et prennent diverses dénominations; il y a pourabaisseur, le mn^cXQ di gastrique.

APPENDICE

Les cornes de l'os hyoïde ont pour élévateurs Je stylo-hyoïdien , Je scapulo-hyoïdien ; wn muscle pharyngien élève aussi le thyroïde. Aux côtes, il y a deux plans évidents, et à la racine des côtes, en dessus comme en dessous, on trouve les sur-costaux et sous-costaux.

Aux appendices sternaux , existent les sous - sternaux. Au-delà des côtes , on observe les trois grands muscles abdominaux, dont les deux premiers reproduisent les deux plans obliques des inter-costaux , et dont le troisième est analogue aux sous - costaux. Enfin viennent lesmuscles latéraux des appendices complexes qui se subdivisent en ceux : 1° de la racine ou ceinture osseuse; 2° du pédoncule, bras, ou cuisse, 3° du manche ou de l'avant-bras et de la jambe ; 4° carpe ou du tarse; 5° des doigts ou des orteils. Les premiers se partagent, au plus haut degré de complication de toutes les pièces, en élévateurs ou abaisseurs de la ceinture osseuse et même de ses diverses pièces. Ainsi l'élévateur de la clavicule est le cléido- mastoïdien , l'abaisseur est le sousdavier.

L'élévateurde l'omoplate est le trapèze. Les abaisseurs sont le petit pectoral en avant , une partie du trapèze et le rhomboïde en arrière, et surtout le grand dentelé'.

Les muscles du pédoncule , soit en avant , soit en arrière, sont toujours susceptibles d'être partagés en élévateurs, ou diducteurs ou abducteurs ( par rapport à l'axe du corps ) , et en abaisseurs ou adducteurs (également par rapport à l'axe du corps) , et dans un degré plus élevé de complication, en rotateurs en dehors et en dedans.

Elévateurs: \e deltoïde ^ \e coraco- brachial. Abaisseurs ou adducteurs : ïe grand pectoral,\e grand dorsal et \ e grand rond.

Rotateurs en dehors : sus-épineux , sous-épineux , petit rond.

Rotateur en dedans : le sous scapulaire.

Pour le manche de la main , il y a deux muscles

primitifs : 1° le triceps olécrdnien ou extenseur : a° le

494 APPENDrCE.

biceps brachial, ('es muscles primitifs se divisent en un f^rand nombre de faisceaux lorsque les mouvements sont plus compliqués. Ainsi ils se partagent en fléchisseurs devenus rotateurs en dedans ou pronateurs, et en des extenseurs ou rotateurs en dehors nommés supinateurs. Il y a deux pronateurs : i° le rond pronateur : 2° le carre pronateur. Il y a deux supinateurs , l" le court supinateur j le long supinateur.

Poui" la main , il y a deux fléchisseurs occupant la face palmaire ; ce sont : i" le radial, 'x° le cubital, antérieurs : les extenseurs sont les radiaux et le cubital , externes.

Pour les doigts , on trouve des extenseurs et des fléchisseurs. 11 se sépaie même de ces derniers des ac?ducteurs et abducteurs. Ces muscles prenant origine soit à l'humérus et à l'avant - bras , soit à la main , sont divisés en longs et en courts.

Fléchisseurs longs : i° un long palmaire , 2° un long Jléchisseur superficiel ou perforant , 3° un long fléchisseur profond.

Les fléchisseurs courts : ils se partagent en ceux dont la terminaison tombe droit dans la direction de l'axe du doigt , et qui sont les fléchisseurs véritables , et ceux qui se fixent à côté de cet axe et qui constituent des adducteurs ou abducteurs.

Extenseurs longs: ils ne forment qu'une seule couche.

Extenseur court : il existe rarement.

Les membres inférieurs ont une ceinture osseuse , moins mobile j il y a par conséquent moins démuselés. Quand il y a de la mobilité, on trouve un élévateur de l'iléon.

L'élévateur des pédoncules ou de la cuisse est le grand fessier , analogue du deltoïde.

Abaisseurs ou adducteurs : le pectine , les trois ad ducteurs qui représentent le grand pectoral.

Le carré de la cuisse ne serait-il pas l'analogue d'une partie du grand dorsal ?.

Li. Kota.teurs en dchora : le rnoyenfessier cl pclitfcssicf;

APPENDICE

les musc\es pyramidal , jumeaux , obturateurs interne et externe , qui n'ont d'analogue dans le membre supérieur que lorsqu'il y existe un troisième os de la ceinture osseuse.

Rotateurs en dedans : \c grand psoas , Viliaque in^ terne.

Pour le manche du pied ou la jambe 5 extenseurs : le droit antérieur et le triceps crural; analogues du triceps brachial. '

Fléchisseurs ; de deux espèces : les uns internes et d'autres externes: espèce exteriïe, forméed'un seul muscle, le biceps: espèce interne , quelquefois par quatre faisceaux distincts : 1° le couturier , 2*^ le grêle interne , 3" le demi -membraneux et le demi- tendineux .

Le 7?o/7/i7e peut être considéré comme un rudiment du rond pronateur.

Le pied est pourvu, comme la main , de fléchisseurs qui sont : le tibial postérieur, \es gastrocnéniiens , le soléaire, le long péronier, analogue du long supinateur; d'extenseur : le tibial antérieur.

Pour les doigts : [ejléchisseur superficiel delà main est représenté par le plantaire grêle et par le fléchisseur superficiel. Le fléchisseur profond se subdivise quelquefois en fléchisseur propre et en fléchisseur commun. Aux tendons sous-plantaires de ces muscles s'ajoutent aussi de petits muscles également plantaires: i» lecarré du pied , 2° les lombricaux.

11 y a pour les doigts du pied un extenseur long qui se subdivise en extenseur propre du gros orteil et commun )t^vl\% nn extenseur court. . •ij.V.i.» .

Les adducteurs et abducteurs représentent ceux de la main. (De Blainville , ..gouiîs f de la Faculté des sciences, 2'' volume inédit de son histoire des animaux.)

SUR U1N RUDIMENT DE^BASSTn"

DANS L ESPECE DE TRUITE DITE DES nXTlSSEATTX.

11 existe dans celte espèce^ qui fait partie des poissons

APPENDICE-

sauteurs f un petit os qui rappelle le bassin ; sa forme est celle d'un S; sa longueur est'de huit lignes. Il est situé à trois lignes de l'extrémité inférieure de la quatorzième côte , qui offre pour le recevoir une petite fossette articulaire dont le contour est environné d'une capsule fixée d'autre part autour de l'os en question. Son extréiTxité articulaire a la forme d'une tête ; l'autre est une pointe. De cette pointe naît un filament tendineux qui se termine à la nageoire ventrale du même côté. M. Otto , qui signale cet os comme un rudiment de bassin, fait observer que l'on s'explique cet écarlement des os du bassin l'un de l'autre , et leur articulation aux côtes dans les poissons, par la présence de ces derniers os, dans toute la longueur de la colonne vertébrale. {A. TV. Otto, Zeitsclir. fiir Physiologie, tome II , 1° Cah. 1817 , p. 3oi . )

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