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situé plus en arrière et moins à côté du tibia que chez les mammifères considérés jusqu'ici. Comme le tibia fait en dedans une saillie pins ou moins forte dans sa moitié supérieure , il existe communément un intervalle considérable entre les dçux os.
Les surfaces articulaires supérieures et inférieures sont plates , et les émlnences qui les divisent ne sont pas fort saillantes.
Les deux os de la jambe sont entièrement confondus dans leur partie inférieure , chez la plupart des rongeurs; mais il y a des différences considérables relatives à la longueur proportionnelle de cette soudure. Elle est trèscourte, par exemple chez le castor, et plus encore chez le hamster; elle est fort longue dans la plupart des rats^ dans les lièvres , quelques gerboises , surtout dans le dipus sagitta. Le péroné des deux derniers genres est , toute proportion gardée , sans doute le plus grêle , et le plus rapproché du tibia. Chez lemannet {helamjs cafer) , le péroné est , au contraire , très fort et isolé dans sa moitié supérieure , qui est la plus grande.
Chez le castor, la tête du péroné envoie une forte apophyse unciforme en avant, en bas et en dehors. Son tibia est très-gros , for-^ tement convexe en avant dans une longueur notable de sa partie supérieure j en dehors il est considérablement concave.
d'axatomie comparée. i63
Les os ne sont pas soudés dans ie&^'^/narsupiaux , mais ils sont rapprochés très-près l'un de l'autre dans la majeure partie de leur Ion-gueur. En haut , le péroné supporte un os âl^ lougc considérable, qui est uni au tibia par des ligamens fibreux et qui est vraisemblablement l'analogue de l'apophjse supérieure j longue et eu forme de pelle , que présentent les nionotrèmes .
11 n'y a que quelques carnassiers , par I exemple les musaraignes , les chrjsochlores , Iles taupes et les hérissons , dont les os de la j jambe soient soudés à leur partie inférieure. I C'est chez la taupe que l'étendue de cette sou- . dure me paraît être la plus longue de tous les ; animaux. Le péroné est, très-généralement, : grêle, arrondi et droit.
Les deux os de la jambe des mammifères am- ^phibies sont surtout longs ; celte longueur est ' égale à deux ou trois fois celle du fémur. Le tibia est aplati d'avant en arrière, particulièrement chez le phoque commun et le phoque à • capuchon (^ph. mitratd) ; il est sans saillies ni malléole j ses surfaces articulaires sont peu profondes. Le péroné a une grosseur considérable j il est droit et très-éloigné du tibia dans toute sa longueur.
Parmi les chéiroptères , les chauve-souris offrent la particularité fort digne de remarque que le péroné , très-grêle et apointi en haut,
TRAITÉ COMPLET
ne rao».t(î pas aussi haut que le tibia ; ce qui rappelle la disposition des os de l'avant-bras dans quelques genres de chéiroptères (i). Cet os. manquerait même toui-à-fait au vespertclio cephalotes ^ d'après Pallas (2).
Le péroné des galéopithècjiies est également très-grcle en haut il l'est surtout beaucoup plus qu'en bas j mais il a toute la longueur de la jambe.
Les quadrumanes et Vhomme ont toujours les os de la jambe séparés. Chez Vhomme , le tibia, qui est plus grand que le péroné, est moins éloigné de celui-ci que chez les autres. Ils sont en général assez droits. Le péroné des singes est recourbé eu avant dans sa partie supérieure. Ils sont, au contraire, tout droits, dans le genre stenops , et le tibia est , proportionnellement , très-mince et grêle. Les surfaces articulaires, supérieures et inférieures, sout plates. L'articulation libio-tarsienne permet des mouvemens libres chez l'homme, mais plus encore chez les quadrumanes.
La rotule est ordinairement large, triangulaire, apointië en bas , convexe à sa face exter-
' (0 Voy. p. 58 et Sg.
(2) Naturg. merkwûrd. Thiere , II, p. 24-
DANATOMIE COMPARÉE. l65
ije,elsans division, parcourue par deux cnroncemeus à la face postérieure, qui est partagée en deux moitiés par une saillie longitudinale.
Chez l'homme, les pachydermes et les solipèdes, elle est bien plus large que chez les autres, où elle est beaucoup plus allongée^t ' plus plate.
La rotule la plus grande des mammifères est celle des monotrèmes ; mais elle est loin d'être aussi énormément développée que celle dè plusieurs oiseaux. Les carnassiers et les quadrumanes ont la rotule la plus petite.
Parmi les chéiroptères , les chauve-souris eu sont positivement privées, peut-être aussi les galéopithèques ; elle manque également à plusieurs marsupiaux^ principalement aux kangurous, aux phascolomes, anx phalangistes et aux sarigues.