Holothuries (i
Le squelette des holothuries , comparé à celui des échinodermes considérés jusqu'ici, est extraordinairement dégradé; il a presque entièrement disparu. On ne trouve , en effet , chez, ces animaux qu'un anneau mince, très-étroit en proportion de la longueur de l'animal , formé de dix pièces calcaires molles , qu'unit entre elles, d'une manière mobile, une substance fibreuse , lâche.
(i) Les holothuries sont comprises dans les fistulides de M. de Larnarck. (Noie des traducteurs. )
Le sens dans lequel toutes ces pièces sont le plus étroites est de dehors en dedans; celui de leur plus grande largeur est d'un côté à l'autre. Elles ne sont pas beaucoup moins larges d'avant en arrière que de dehors en dedans, et offrent un bord postérieur, concave, creusé d'une seule échancrure, et un antérieur, dentelé, apointi, alternativement concave et convexe. L'ensemqui résulte de ces pièces prend la forme d'une ble couronne peu élevée,ayanl ses rayons tournés en devant.
En considérant ces dix pièces de plus près , on s'aperçoit qu'elles forment deux ordres dont 'es pièces respectives alternent les unes à l'égard des autres.
Les grandes pièces présentent en devant deux dents latérales, entre lesquelles se trouve un enfoncement moyen; les petites pièces ont, au contraire, deux enfoncemens latéraux et une dent moyenne. A la partie externe des deux dents latérales, qui terminent les grandes pièces, s'attachent les deux trousseaux des muscles longitudinaux qui occupent toute la longueur de l'animal; tandis que toutes ces dents envoient de leur face interne de nombreuses fibres tendineuses qui se rendent au commencement du canal intestinal. Après ces pièces , il n'y a pas d'autre partie dure dans tout le corps.
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Les opinions sont partagées sur ce que doivent représenter les parties des holothuries qui viennent d'être décrites.
Bohadsch (i) , qui du reste n'a pas fait de distinction entre les grandes et les petites pièces , et donne par conséquent l'orifice comme n'étant formé que de cinq portions, les regarde comme des dents.
M. Cuvier, au contraire, qui porte exactement leur nombre à dix, sans cependant indiquer la différence qui subsiste entre ces deux ordres de pièces, se déclare contre l'opinion qui en veut faire des organes masticateurs : fondé sur ce que, quoique revêtues de la membrane interne de la bouche, elles ne renferment pas de dents, il établit qu'elles servent seulement de points d'attache, aux muscles et aux tentacules (2).
M. Tiedemann, en considérant qu'elles servent d'insertion aux muscles longitudinaux , les regarde également comme un rudiment d,e squelette^). Sans contredit, l'opinion de MM. Cuvier et Tiedemann est la plus exacte; on voit, en
(1) Beschreibung einiger minder bekannten Seelhiere. S. 81. (Description de quelques animaux marins peu connus.)
(2) Leçons d'Aiialomie comparée, vol. III, p. 336.
effet, par la position , la direction, la forme et la connexion de ces parties avec les voisines , qu'elles sont les analogues des pièces antérieures, que nous avons vues se réfléchir au test des oursins.