‹ Traité général d'anatomie comparée [electronic resource]Chapitre 81 sur 124 · Os de la jambe · texte numérisé non relu

Os de la jambe

La jambe des reptiles, les batraciens anoure* exceptés, se compose du tibia et du péroné, qui sont entièrement séparés l'un de l'autre et s'articulent l'un à côté de l'autre, à la même hauteur , avec le fémur. Ils ont ordinairement la même longueur, et sont plus ou moins renflés à leurs extrémités supérieure et inférieure. L'ex-

trémité supérieure du tibia et l'inférieure du péroné ont communément le plus d'épaisseur. Le tibia est, pour la plupart, un peu plus gros que le péroné; le premier d^ ces os correspond au côté du gros orteil, c'est-à-dire à la partie interne du pied , le second au petit orteil, ou à la partie externe du pied. Chez les salamandres^ le péroné est plus fort que le tibia.

Chez ces dernières et les chéloniens , surtout les chélonées^ il y a moins de différence sous le rapport de l'épaisseur des deux os de la jambe. Cette différence est beaucoup plus considérable chez les saurions. Ces os sont en général arrondis, cylindriques , droits ;chezles tritons ils sont, au contraire, plats.

Chez les caméléons, le péroné est fortement recourbé en dehors, surtout dans sa partie inférieure.

Parmi tous les reptiles, cette portion du membre postérieur est proportionnellement la plus courte chez les batraciens anoures , et après eux chez les cltélonées; elle est la plus longue chez la plupart des sauriens, surtout les calotesy et .chez les batraciens anoures. Les extrémités supérieure et inférieure sont en général des surfaces plates, simples.

Les batraciens anoures n'ont qu'un os à la

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jambe; cet os est le plus long, le plus arrondi et le plus étroit chez les grenouilles, le plus court et le plus large chez le pipa. 11 présente déjà extérieurement, comme celui de l'avant-bras , à ses extrémités supérieure et inférieure, une tendance à se diviser en tibia el en péroné ; on voit cela non-seulement par son extension en largeur, mais encore par un sillon longitudinal profond, qui est creusé en haut et en bas à ses faces externe et interne. Cette tendance est encore bien plus marquée à l'intérieur; sa cavité médullaire est partagée supérieurement et inférieurement, jusque vers le milieu, en deux moitiés, par une cloison qui part des sillons mentionnés, et se compose dans sa partie terminale, qui est la plus grande, de deux lames adossées l'une à l'autre.

Cette tendance à la division est la plus faible chez les grenouilles proprement dites, parce que chez elles l'os de la jambe est le plus étroit, surtout à sa partie moyenne, que les sillons el les cloisons correspondantes manquent dans le tiers moyen de l'os, et que la cavité médullaire est par conséquent simple; cette tendance est, au contraire, prononcée au dernier degré chez le pipa , où l'os est aussi très-large dans sa partie moyenne, et que les sillons, quoique plus superficiels dans ce genre, se continuent néanmoins dans toute la longueur de l'os. Chez les crapauds et les grenouilles, surtout les dernières,

il existe, à peu près vers la partie moyenne de l'os, un trou qui pénètre de la face externe jusqu'à l'interne, et au milieu une cloison transversale qui partage réellement l'os de la jambe en une moitié supérieure et une inférieure. L'extrémilé inférieure de l'os se termine par une surface articulaire, légèrement concave de dehors en dedans et d'avant en arrière. L'ouverture moyenne manque chez le pipa , la cloison se porte plus vers le milieu , où l'os n'est pas solide mais contient une cavité simple.

Jamais il ne s'ajoute à ces os un troisième os , ou une rotule.

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