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SECTION 1. — DU CABINET OBSCUR DESTINE AUX OPERATIONS PHOTOGRAPHIQUES

Les opérations qui doivent être faites dans l'obscurité sont celles de la sensibilisation de la surface destinée à reproduire l'image, et le développement de cette image.

§ 131. Choix de remplacement du cabinet obscur. — Le

cabinet obscur se trouvera à côté de l'atelier vitré. Les fenêtres qui l'éclairent seront exposées me nord et jamais au midi, afin d'éviter l'action échauffante des rayons solaires. Le cabinet ne sera pas couvert de tuiles ou de zinc (à moins de faire un double toit), sinon en été il s'échaufferait d'une manière insupportable. Pour la même raison ce cabinet n'aura, en aucun cas, moins de 2 mètres sur 3, soit 6 mètres carrés de surface.

Les murs intérieurs seront soigneusement peints à l'huile et le plancher couvert de toile cirée, afin d'éviter la poussière qui est une cause permanente d'insuccès.

Le cabinet obscur doit être largement aéré. Pour cela, on établira au niveau du plancher et au sommet le plus élevé du plafond, de larges cylindres en fer blanc d'au moins un demi-pied de diamètre, peints en noir à l'intérieur, à chapeau extérieur pour empêcher l'entrée de l'eau lorsqu'il pleut.

La ventilation doit y être permanente, et non intermittente comme celle que produit une fenêtre momentanément ouverte. Les ventilateurs fonctionneront même la nuit. De cette façon toutes les odeurs désagréables seront emportées au dehors.

Des écrans noirs, convenablement placés à l'intérieur des ventilateurs, empêchent d'ailleurs très-bien l'introduction de la lumière extérieure.

§ 132. Éclairage aux verres jaunes. — Quand nous disons cabinet obscur, on ne doit pas prendre le mot obscur à la lettre. Nous entendons par là une lumière tamisée par des verres jaunes.

Voici comment on les dispose : deux verres de même dimension, colorés en jaune foncé, sont placés dans le volet de la chambre obscure. Leur grandeur doit être telle que, même par les temps

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j)Iu vieux, toutes les parties de la chambre soient éclairées. Seulement, un dispose devant les verres colorés un rideau qui s'élève ou s'abaisse au moyen d'une corde, de manière à diminuer à volonté l'intensité de la lumière (fîg. 53). Si le soleil donnait sur le volet, on placerait une feuille de papier blanc devant les verres colorés.

Nous verrons au chapitre des émulsions au gélatino-bromure d'argent que ces verres jaunes sont insuffisants pour ce procédé.

5; 133. Disposition intérieure. — Quant à la disposition intérieure du cabinet noir, elle varie suivant les besoins de l'opérateur.

Fig. 53. — Disposition du cabinet noir, éclairé par un verre jaune.

Nous dirons seulement que les bains d'argent doivent être contenus dans des flacons étiquetés; que les tables à filtrer, supports, etc., doivent être établis au-dessus de ces flacons, etc., etc.

Les cuvettes qui renferment l'hjposulfite de soude seront reléguées à une place spéciale du cabinet noir, car la moindre trace d'hjposulfite qui entre dans le bain d'argent suffit pour le rendre impropre aux usages photographiques.

On évitera de même dans le cabinet obscur l'emploi trop fréquent de cyanure de potassium, dont la vapeur peut produire des maux de tête violents. C'est pour cela, d'ailleurs, qu'un ventilateur est indispensable dans le cabinet obscur.

S 134. Réflecteur pour juger de l'intensité des clichés. —

A la hauteur du plancher du cabinet obscur, percez le mur vers le nord et faites-y un trou de 1 pied carré. Placez-y un miroir horizontal qui réfléchisse la lumière du nord vers le plafond du cabinet; puis.

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