FORMULES CLASSIQUES FORMULES ROMANTIQUES
Dans le tableau suivant on verra clairement comment les vers romantiques distribuent leurs syllabes par rapport au temps.
Arsis du vers précéd.
ler élément.
Thésis.
Arsis.
se élément.
Thésis.
Arsis.
3^ élément.
Thésis.
Arsis.
Il ne serait pas impossible d'accroître le nombre de ces formules, mais cela ne serait d'aucune utilité réelle. Parmi celles que nous avons cru devoir mettre sous les yeux du lecteur, plusieurs ne sont et ne peuvent être que d'un emploi fort rare. Les cinq dernières font apparaître une difficulté théorique très grave, car elles réduisent à une brève te syllabe qui porte le premier accent rythmique et que sa position dans l'arsis rend nécessairement longue. Dans ces formules, le resserrement du deuxième et du troisième élément est donc théoriquement destructif du rythme. Nous verrons dans un des chapitres suivants quelles sont les conditions auxquelles doivent se soumettre les vers diposés selon ces formules. Elles se déduisent du rôle que jouent dans les vers français l'accent tonique et la quantité.
Ainsi donc le vers romantique divise en trois parties égales un temps qui est plus court d'un quart que celui du vers classique, et en trois parties égales ou inégales le même nombre de syllabes. Il convient ici de mettre sous les yeux du lecteur une suite d'exemples qui le familiarise avec ces coupes nouvelles du vers. Mais nous allons faire plus, nous allons dresser un tableau d'ensemble de toutes formes, tant classiques que romantiques, qui sont aujourd'hui à la disposition du poète. Pour les formes du vers classique, selon lesquelles sont encore construits plus des quatre cinquièmes des vers modernes, nous nous contenterons de donner un très petit nombre d'exemples. Tous les vers cités sont tirés, sauf un très petit nombre, des premières Légendes des siècles de Victor Hugo.