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le^ unes des autres, des perches qui s'élèvent d'environ dix pieds au-dessus du terrain; ils forment avec ces perches un palis un peu circulaire, d'environ cinq cents pas d'étendue, et qui traverse l'endroit que le poisson fréquente. Sur le-champ ils forment au pied des piquets un sillon dans le sable; ce sillon peut avoir 2 pieds de largeur sur un pied de profondeur. Ils arrêtent, avec des crochets de 2 pieds de longueur, le bas de leur filet au fond du sillon, de brasse en brasse.
Ils attachent à la corde qui borde le haut du filet autaiit de lignes qu'il y a de perches; ces lignes doivent être un peu plus longues que les perches n'ont de hauteur. Ensuite les pêcheurs arrangent, en plus petit volume qu'il leur est possible, le filet dans le sillon qu'ils ont creusé. Ils amarrent, au haut des perches, les lignes qui tiennent à la tête du filet; puis, afin d'empêcher que le filet ne soit enlevé par la marée, et aussi pour que le poisson ne soit pas effarouché par le filet, ils le recouvrent avec le sable qu'ils ont tiré du sillon.
Tout étant ainsi disposé, ils s'éloignent de leur filet, et se tiennent dans leurs tilloles jusqu'à ce que la mer commence à baisser : alors ils s'approchent des perches, et liaient sur les lignes qu'ils ont amarrées à la tête du filet. Ils dégagent donc le filet du sable ; ils l'élèvent jusqu'à fl^eur d'eau, et en attachent la tête sur le haut des perches. Il est ainsi tendu, et il retient le poisson qui veut suivre le cours de l'eau pour retourner à la mer.
On prend à cette pêche toutes sortes de poissons, même quelquefois des marsouins, c|uand les mailles sont larges, et des sardines lorsque les mailles sont serrées.
Cette pêche est sur- tout avantageuse dans les cas où la mer ayant passé par un canal qui a peu de largeur, elle se répand dans une grande plage, et forme une nappe d'eau fort étendue.
Les pêcheurs n'ayant qu'un certain nombre de tilloles , ils ne peuvent amarrer d'abord le filet qu'à un nombre de perches égal à la quantité de tilloles dont ils sont en état de disposer. Ils se distribuent donc dans toute la longueur du filet, et hissent tous ensemble sur les lignes qui sont devant eux; après quoi ils amarrent leur filet à la perche qui est à leur portée. Ils s'approchent ensuite des autres perches, ■pour haler sur les lignes qui y sont attachées, et ils relèvent ainsi le filet dans toute sa longueur.
Ils attendent que la marée soit presque entièrement retirée pour prendre le poisson qui a été arrêté parle filet, ha^g. iV". //, PI. 29, peut servir à donner une idée de cette pêche. V., pour les rcglemens sur les rets ou filets flottés, l'article Pêche
RETS TKAVERSIER. V. Chalut.
REY. Nom qu'on donne, à Toulon, au capitaine de la Madrague. V. ce mot.
RHABILLER, RACCOMMODER, RADOU- BER, RAMANUER UN FILET. Tous ces termes sont synonymes et signifient raccommoder. V. Filet.
RHINOBATE. V. Raie-Rhinobate.
RHINOCÉROS DE MER. V. Narwal.
RHOMBE. Genre de poisson qui ne contient, d'après Lacépède, qu'une seule espèce, qu'on ap-