FEU
àecnhuotovi calluan, ou de laiteau , et la femelle sous ceux de couvert ou couvreau. Ce poisson, dont nous avons donné la figure, PI. ?>^fig. 12 , a beaucoup de rapport avec l'alose 5 il s'avance , comme elle, par troupes, et remonte dans la Seine; mais ses habitudes diffèrent de l'alose, en ce que les plus grands individus de cette espèce quittent la mer les premiers, tandis que les aloses les plus petites les plus maigres et les moins bonnes, sont celles qui se montrent les premières dans les rivières.
La feinte parvient à j 5 ou j 6 pouces de longueurelle a la caudale fourchue, la mâchoire inférieure plus avancée que celle d'en haut, cette dernière échancrée à son extrémité ; la carène du ventre trèsdentelée et couverte de lames transversales ; un appendice triangulaire à chaque ventrale; le dessus de la tête un peu aplati; sept taches brunes de chaque côté du corps. La chair de la feinte, quoique agréable au goût, est très-différente de celle de l'alose; elle est plus sèche, plus fade, et n'est recherchée que par les pauvres; cependant les femelles de cette espèce , qui sont plus nombreuses, plus épaisses que les mâles, sont aussi d'une saveur plus délicate. On a donné aux mâles un nom particulier , celui de cahuhau. On a remarqué à Villequier que les feintes qui se montrent les premières dans la Seine , et qui sont plus grosses que les autres, ont aussi l'œil beaucoup plus gros , et la peau plus brunâtre ; ce qui les a fait nommer feintes à gros œil qK, feintes noires ; elles sont non-seulement plus grandes, mais encore plus délicates que les individus qui ne paraissent qu'à la seconde époque, et sur-tout que ceux de la troisième époque , que l'on a désignés sous le nom de feintes bretonnes. Ces feintes bretonnes ou noires , et en général tous les poissons de cette espèce , aiment les temps chauds et orageux. On en tait la pêche depuis l'embouchure de la Seine jusqu'aux environs de Rouen. On les prend avec des guideaux ou avec des seines , qu'on appelle quelquefois yè//z//^/'e.s. Il parait que les feintes sont aujourd'hui moins nombreuses qu'autrefois. M. Noël attribuait cette diminution à la destruction du frai de ces poissons , occasionnée par les guideaux du bas de la Seine , et aux qualités malfaisantes pour ces poissons que communique à l'eau de la rivière le suint des moutons que l'on y lave , aux époques et dans les endroits préférés par les feintes.
FEINTIER. Filet destiné à prendre des feintes , et qui ne diffère del'alosier que parce que ses mailles sont un peu moins grandes et moins ouvertes.
FER A CROC. Les Provençaux nomment souvent ainsi un haim.
FERMIERS DE LA PÊCHE. V. Pêche.
FERA , FERRA ou FERRAT. Nom que l'on donne en Suisse au lavaret ou à une variété du lavaret, poisson du genre salmone , que l'on pêche dans le lac de Genève. Y. Lavaret.
FETICHE. On donne ce nom à un poisson qui paraît être du genre squale f qui parvient à 7 pieds de long 5 et auquel les peuples de l'Afrique rendent un ciilte religieux.
FEU (PÉCHER AU ). Il y a plusieurs manières de pêcher au feu : toutes se font la nuit et aux flambeaux. La plus simple est de se partager: les uns j
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avec des torches allumées , se tiennent sur le bord de la rivière, tandis que d'autres, entrant dans l'eau , le poisson , attiré par la clarté des torches , naee autour des jambes des pêcheurs , qui les prennent facilement. Une autre méthode est d'appâter un endroit de la rivière avec une composition qui enivre le poisson; il flotte alors sur la surface de l'eau , et on profite de son ivresse pour le saisir.
Quelquefois on réunit le feu et le filet pour faire tomber le poisson dans des pièges. En voici la méthode : on choisit un endroit de la rivière dégarni de bois, de racines et d'herbages, et qui ait environ 5o pas d'espace en carré ; on l'appâte 3 ou 4 jours de suite à 2 toises du bord de la rivière où le filet doit être tendu. Le jour de la pêche , on met la seine en tas à 5o pas du bord , et on l'arrange de manière qu'en tirant les deux bouts des ficelles on puisse l'étendre sans embarras : ces deux bouts de ficelle doivent être attachés à deux piquets, dont l'un sera sur le bord de l'eau.
Quand la nuit approche , on met lefeu à un petit bûcher, qui doit être placé entre les deux piquets : pendant ce temps, deux pêcheurs vont prendre le bout de chaque corde , et le troisième , couché le ventre à terre proche du bûcher, jette des fèves aux poissons pour les amuser. Quand on suppose qu'une grande quantité de poissons est occupée à l'appât , le troisième pêcheur donne un coup de filet , les deux autres tirent aussitôt et de concert les deux cordes pour étendre le filet , et on l'amène à terre avec le poisson.
V. , pour les autres pêches qui se font au feu , le mot Pêche , article JDes différentes pêches à là basse eau.
FEUILLE. On nomme ainsi du petit poiston d'étang , plus petit que l'alevin , et qui est grand comme une feuille de saule. V. Etang.
FI ATOLE. Poisson du genre 5/roOTa^e, que l'on trouve dans la Méditerranée et dans la mer Rouge, et qui est connu aussi sous les noms de stromaté , de lisette et de troîichon. Il a deux lignes latérales de chaque côté, plusieurs bandes transversales et en zigzag, des couleurs brillantes, le dos bleu, le ventre blanc, le bord des lèvres rouge, la bouche petite , les mâchoires et le palais garnis de dents , et la nageoire de la queue très-fourchue. Sa chair est molle, mais très-bonne à manger.
FICHURE. On appelle volontiers de ce nom en Provence la pêche à la fouane ou harpon. V. , au mot Pêche , l'article qui traite des pêches à la basse eau.
FIL DE PITTE. Il se fait avec les filamens qu'on retire de l'aloès , et il sert à empiler les hameçons. FILADIERE. Bateau de la Garonne , qui n'a qu'un mât, une voile carrée, deux latines, une d'étai , qui se borde sur le beaupré 5 il a communément 20 pieds de longueur , 6 à 7 de largeur, 3 de creux ; il est plat par-dessous , relève beaucoup de l'avant et de l'arrière , est pointu par les deux bouts ; ce qui le fait ressembler à une navette de tisserand.
FILARDEAU. Brocheton, petit brochet.
FILET, du Xa.ûn. Jiletum f diminutif A.Q filum , petit fil, fil délié.
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FILET DE PÊCHE. C'est un réseau de fil ou de ficelle destiné à prendre du poisson. Il y a plusieurs sortes de filets ou rets, que l'on peut ranger en deux classes , les petits et les grands Jilets.
Les uns sont destinés à être tendus au fond de l'eau pour enlever le poisson au moment de son passage : tels sont la truhle , le bouteux , les haveneaux , Véchiquier; d'autres sont jetés par les pêcheurs du haut d'un pont , d'un rocher , d'un bateau ou du bord d'un cours d'eau , pour couvrir le poisson, le rassembler et l'entraîner ensuite sur le rivage : tel est Vépervier. Ces rets sont maniés par un seul homme , et c'est pour cela qu'ils sont connus sous le nom de petits filets.
D'autres filets, plus volumineux que les précédens, sont destinés à cerner le poisson 5 ils exigent une manœuvre qui s'opère par plusieurs hommes , ou par des animaux de trait, ou avec de petits bateaux : de cette espèce sont la seine et le colleret. Enfin , il y a àas filets sédentaires , dans lesquels le poisson est entraîné par les courans, par les marées ou par ses besoins : de cette espèce sont le tramail sédentaire f le verveux et le gords.
Comme nous faisons connaître , suivant l'ordre alphabétique , les différentes espèces de filets et leurs usages particuliers , nous nous bornerons, dans cet article, à en présenter la nomenclature, et à indiquer la manière de fabriquer les filets en général.
§ I. NOMS DES DIFFiRENTES ESPÈCES DE FILETS