MARENNES
Cette pêche* qui est assez incertaine) se mit en juin jusqu'à la fin d'août, avec des seines de 40 brasses de longueur, faites. d'assez ^ros fils , et dont les mailles n'ont au milieu 'du. filet, sur une étendue de 9 brassses, que 3 lignes d'ouverture, tandis qu'elles en ont 6 aux extrémités. La tête du filet est garnie de flottes de liège , et le pied bordé d'une grosse corde qui sert de lest. Les pécheurs en-
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veloppent, autant qu'ils le peuvent,* les bouillons ou bancs de sardines avec leur filet, qu'ils tirent à terre, ou qu'ils plient eu deux , en joignant la corde du pied avec celles des lièges et le tirent à bord du bateau : ainsi ils n'emploient point de résure } et le poisson ne se maille point. Cette pèche se fait de jour.
A Oléron , la pèche se fait à -peu-près de même.
ÀBT. VII. — DE LA PâCRE A OLONNE.
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On pêche encore des sardines sur la côte
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5 S s'étend depuis lesSables-d'Olonne jusqu'à Brest. L
chaloupes des Olonnois ont ordinairement 26 pieds de longueur totale , et elles portent deux mâts, deux voiles et sept à huit hommes d'équipage. Les pêcheurs bien équipés ont cinq sortes de manets, dont les mailles sont de différentes grandeurs, pour servir suivant les saisons. Ces filets sont flottés et lestés. Les pêcheurs s'écartent de la côte à une , 2 ou 3 lieues, et rentrent au port tous les soirs. Ils dérivent , comme nous l'avons déjà dit , et le maître , placé à l'arrière, jette la résure, pendant que les matelots soutiennent la marée avec deux, quatre ou six avirons, suivant la force du vent ou de la dérive. Ils relèvent leurs filets toutes les 2 heures, ou S lus têt quand ils s'aperçoivent qu'il y a beaucoup e sardines de maillées.