‹ Traité général des eaux et fort̂s, chasses et pêches, composé d'un recueil des reglemens forestiers, dʹun dictionnaire des eaux et forêts, d'un dictionnaire de chasses et d'un dictionnaire des pêches; avec un atlas pour chaque dictionnaire. [In four volumes] Quatriéme partie. Dictionnaire des pêches ... Avec un Atlas composé de 44 planchesChapitre 87 sur 292 · GOD · texte numérisé non relu

GOD

GOBELETTES. Petits bateaux de Picardie qui ont 21 pieds de longueur et 6 pieds de largeur, lis portent au milieu un mât , soutenu par des étais ; une vergue et une voile carrée.

GOBERGE. On donne ce nom à une variété du Gade- Merlus. V. ces mots.

GOBERIA. Nom que les Basques donnent à la goberge ou merlus.

GOBIE, gobius. Genre de poisson de la division des thoraciques, dont le caractère consiste à avoir les deux nageoires thoraciques réunies l'une à l'autre , et deux nageoires dorsales.

Ce genre, dont Lacépède a retiré plusieurs espèces pour en former d'autres genres , contient encore , d'après ce naturaliste, vingt et une espèces, dont les sept suivantes habitent la Méditerranée , et peuvent par conséquent intéresser nos pêcheurs.

Le Gobie- Aphie. V. Aphie.

Le Gobie- Pag axez, ou Gobie de mer» V. Paganel.

Le Gobie ensanglante , gobius cruentus (Lin.), qui a 16 rayons à la seconde nageoire du dos, 12 aux thoracines ; les rayons des nageoires du dos plus élevés que la membrane ; la bouche , la gorge , les opercules et les nageoires offrant des taches d'un rouge couleur de sang » qui le font paraître pustuleux ; la couleur générale d'un blanc pâle , avec des bandes transversales brunes. On le trouve dans la Méditerranée, avec le Paganel (voy. ce mot), auquel il ressemble beaucoup.

Le Gobie noir-brun, gobius bicolor (Lin.), oue Ton nomme aussi goujon-petit-deuil, et que 1 on trouve aussi dans la Méditerranée avec le précédent, auquel il ressemble beaucoup. 11 parvient rarement à un demi-pied de long. Il a 16 rayons à la seconde nageoire dorsale, 12 aux thoracines; le corps et la queue de couleur brune, et les nageoires noires.

Le Gobie-Boulerot. V. Boule rot.

Le Gobie- Jozo, gobiojozo (Lin.), que l'on nomme aussi goujon blanc, boulerot blanc , goujon arabe, et à Rome jozo. Il a 7 pouces environ de longueur ; la tête comprimée; la bouche de moyenne grandeur et armée de petites dents ; le dos rond et brun avec les côtés blanchâtres, et la ligne latérale noire ; 14 rayons à la seconde nageoire du dos ; 12 aux thoracines 5 les rayons de la première dorsale plus élevés que Là membrane, et terminés par un filament; les thoracines bleues. Il habito dans la Méditerranée, l'Océan boréal et dans la mer Baltique, et il vit auprès des rivages , où il dépose ses œufs dans les fonds vaseux. Ce poisson se nourrit, dit-on, de très-jeunes poissons et de crabes. Sa chair, maigre et peu agréable au goût, ne l'expose pas à être trèsrecherché par les pécheurs; mais il est fréquemment la proie des grands poissons.

Le Gobie menu, gobius min ut us (Lin.), habite les mers de l'Europe. Il ressemble beaucoup à VAphie ( voy. ce mot ) ; il a 11 rayons à la seconde nageoire du dos; la couleur blanchâtre; des taches brunes ; les rayons des nageoires du dos et de l'anus rayonnes de brun.

GOBIO. Nom provençal d'un poisson du 'genre gobie , du Paganel. V. ce mot.

GODE. V. Tacaud.

GOR

GOIPFON ou GOISON. Oa donne ce nom au goujon dans quelques cantons de la France. Y. Goujon.

GOMBIN ou GEMBIN. Nom qu'on donne en Provence à des nasses cylindriques qui ont deux entrées garnies de goulets. Ce sont des louves faites trèe-artistement avec des cannes ou des osiers. Les Provençaux les nomment aussi lances. V. Nasse. . GtiftDOLE. Barque plate , longue et très-légère, qui ne va qu'à la rame. Celles de Saint- Valéry sont semblables aux batelets du Polie t. Les gondoles provençales portent une grande voile latine et un loque à Pavant.

GONION. C'est l'un des noms vulgaires du goujon,

G ON NES. Grosses tonnes dans lesquelles on met, dans le Nord, le saumon salé. Y., pour leur forme, l'article Pèche maritime , § 3.

GORDS. Pêche qui s'établit dans le lit des rivières et au bord de la mer. Ce sont de grands entonnoirs qu'on forme avec des filets ou des pieux qui se touchent les uns les autres , et dont la pointe aboutit à l'entrée d'un verveux ou d'un guideau pour y conduire le poisson. ( Y. la description de ces gords au mot Verveux. ) Les gords qui nuisent à la-navigation sont défendus par l'art. 4 » dutit. XX VII de l'ordonnance de 1669.

Les constructions et démolitions des gords étaient de la compétence des officiers des eaux et forêts. (Titre I, art. 3.) (Y. Compétence et Cours d'eau, dans le Dictionnaire forestier. )

C'est aux gords seuls où l'on tend des dideaux, de même qu'aux arches des ponts et moulins , qu'il est permis de pêcher à autres heures que depuis le lever jusqu'au coucher du sçleil. (Tit. XXXI, art. 5.)

Les gord s et pêcheries établis sous les arches des ponts ou dans le lit des rivières peuvent faire partie des baux à ferme , lorsqu'il a été reconnu par les agens forestiers , de concert avec les ingénieurs des ponts et chaussées, que ces établissemens ne sont point nuisibles à la navigation. ( Circulaire deVAdm. des forêts y du \Z vendémiaire an i3, n°. a38. )

Les matériaux provenant des gords, pêcheries et dideaux établis sur les rivières navigables , et 'dont la démolition a été ordonnée par suite de la suppression des droits de pêche sur cette rivière , appartiennent aux ci-devant possesseurs de la pêche. ( Circulaire du 27 vendémiaire an i3, n°. 241.)

GORET. Poisson du -genre des spares , qui est décrit et figuré dans le Traité des Pêches de Du» hamel, t. ÏII,p. 62 , et PL 11. Il a, dit cet auteur, assez de ressemblance avec le vivano. Ce poisson a les écailles grandes et fort adhérentes à la peau $ la tête fort bombée au-dessus des yeux , et diminuant beaucoup vers le museau , qui se termine en pointe; -l'aileron du dos formé de rayons j les uns épineux , les autres flexibles $ celui de derrière l'anus précédé d'un rayon dur et très- piquant ; les nageoires ventrales aussi accompagnées d'un rayon très-piquant, et les branchiales rayonnées. On distingue deux variétés de cette espèce : les individus de l'une , qu'on nomme barrés, sont de couleur grise mêlée de bleu, de blanc et de jaune \ les autres , qu'on nomme dorés >

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