APPLICATIONS DIVERSES DE LA GOUACHE ET DE LA DÉTREMPE
Ces genres sont très favorables au paysage, aux décors de théâtre, pour les tableaux de moyennes proportions et pour les esquisses. Un bon coloriste y obtient toujours des ton^ frais, éclatants et veloutés, comme ceux du pastel.
Mais la principale difficulté consiste à savoir bien proportionner sa gomme à chaque couleur et à peindre franchement et habilement, car la gomme est siccative et il devient bien vite impossible de retoucher.
Aussi est-il bon d’ajouter à la gomme, qui trop abondamment employée écaillerait, quelques corps glutineux tel que le jaune d’œuf, ou de substituer à la gomme la sarcocolc.
La gouache vernie, procédé dont on a vu, en 1839, des spé-
cimens à l’Exposition, a pour but de remédier à ces inconvénients ; elle perd son aspect mat sous les vernis et devient presque aussi résistante que la peinture à l’huile.
La figure, les animaux, le paysage, les fleurs, les fruits, les natures mortes et attributs, s’exécutent aussi bien à la gouache et à la détrempe qu’à l’huile.
Mais l’industrie, qui les applique à tout ce qui la concerne, a besoin d’étudier les moyens d’en rendre l’emploi le plus solide et facile, le plus économique et le plus durable.
La gouache sur papier exige un papier bien collé et suffisamment lisse et fort. Les pores d’un papier et d’un carton trop grenus, feraient des taches dans les teintes qu’on ne pourrait pas coucher uniment.
La gouache sur peau de vélin , convenablament tendue, permet un fini aussi précieux qu’on puisse le désirer.
La peinture héraldique on relative à la représentation des armes de familles nobles, qui constitue l’étude du blason, s’exécute avantageusement et d’une façon durable sur la peau de vélin. Les personnes qui veulent se livrer à ce genre de peinture feront bien de visiter les collections de miniatures du moyen âge et de la Renaissance que renferment nos musées et nos bibliothèques. La peau de vélin doit être bien préparée, et les couleurs de gouache exigent un encollage convenable.