APOPLEXIES DE LA RÉTINE
Fie. 1.
Apoplexie de la région de la macula. — Madame R..., âgée de 22 ans, perd
subitement la vue, 1c 10 mars 186G, sans aucun signe précurseur, huit Joars après l'époque menstruelle, et deux mois après les couches. En face, elle ne disUngae qoe les grands objets, qui lui paraissent tantôt noirs, tantôt rouges.
Examen ophthalmoscopique . — On distingue une grande tache rouge, hémorrhsgiqne, à contours bien tranchés, et qui recouvre toute la région do la macula. Sous Tinflaence d*un traitement dérivatif et de l'iodure de potassium administré à la dose de un gramme par jour, elle arrive à une amélioration très sensible.
FiG. 2.
Le même œil, examiné six semaines après le début de la maladie. — Déjà, le 2 \ avril, on trouve à peine un cercle rouge à la limite de Tancienne hémorrhsgie, comme on en peut juger par la figure 2. La gucrison n'a eu lieu que vers la fin du mois de mai. Un léger scotome central, grand comme une tète d*épingle, est aperçu par la malade à cOté du point de fixation sept mois après Taccident.
FiG. 3.
Apoplexie de la rétine recouvrant la moitié de la papille. — M. G...,
âgé de G2 ans, est atteint subitement d'une apoplexie de la rétine droite sans aucune cause appréciable.
Examen ophthalmoscopique. — La tache hémorrhagiquo occupe une portion de la macula et de la papille ; les branches veineuses collatérales de la papille ont disparu. Plusieurs autres foyers hémorrhagiques sont disséminés le long des branches veineuses de l'autre côté de la papille. — La vision directe est affaiblie, au point que le malade ne distingue que le n* 8 de l'cchcUo typographique. Le champ visuel est conservé.
Au bout de treize mois de traitement, la vision est complètement rétablie.
FiG. 4.
Apoplexie de la macula avec infiltration séreuse de la rétine. —
Madame H..., âgée de 34 ans, est prise subitement d'une perte de la vision centrale sur une étendue de 13 centimètres de large et de 6 centimètres de haut. Le champ risuel périphérique est intact. L'accident est survenu à la fin de l'époque menstruelle, qui était très peu abondante.
Examen ophthalmoscopique, — La figure 4 représente le fond de son œil huit Jours après l'accident. La papille est très trouble, voilée. Toute la région de la macula jusqu'à la papille est recouverte d'une infiltration séreuse blanchâtre, qui est limitée par les deux branches artérielles collatérales. La malade est hypermétrope de 4 D.
Laguérison complète est obtenue au bout de deux mois et demi de traitement avec le rétablissement complet de l'acuité visuelle.
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ICONOGRAPHIE OPHTBALHOSCOPIQUE.
FiG. 5.
Apopl«xl« d« la retins. — M. S..., hgi de 1! tut, Tint ma consulter, le 10 jaiiTler I8G8, pour un trouble de la tqb inrtenu subitemeut dans l'œil ganche depuii li Jours. H paaTkit déchiffrer lea caractères D* i de l'édielle. Il Toyalt des cercles d'arC'CD-del •ulonr d'nae bougio, al l'œil paraiaskltplut dur. Le malade est rhumatisaDi.
Examen ophlhatmoicoiiique. — Nous aïona constaté de nombrem foyers Léniorrhaglqnea écbelonnés le long d'une branche artérlello. Au voisinage des tsclies sanguines, on remarque quelques exsudations blaachltres. -~ 31 février, quelques accidents glaaeonU' teux s'accentuent et la cornée panlc un peu terne. Sous l'inlluence des sangsues plusieurs fois répétées k l'anus et derrière l'areilla, la vue s'édaircit. — 18 septembre, nno grande partie des taches hémorrhagiques aont résorbées, on sperfoit un vaisseau artériel colla* lirai oblitéré ; mais, comme la région de la macula est dégagée, l'acuiié visuelle revient au point que le malade lit raeilement le n* I de l'échelle typographique.