PLANCHE XXI
THROMBOSE, EMBOUB ET ANÉYRTSMES MILIAIRBS DE LA RÉTINE.
FiG. 1.
Thromboses artérielles sorrenues dans un érysipèle de la fkoe. —
M°^* L..., &gée de 68 ans, demeurant à Courbevoie, a en des ulcères Tariqueuz aox jambes ; rien au cœur. Le 8 septembre 1875, elle Tut prise d'un érysipèle de la face et de toute la tète. Elle resta cinq semaines malade avec beaucoup de fièvre ; tous ses cheveux tombèrent. Pendant la convalescence, un Jour, en se levant du lit, elle s'aperçut tout d*un coup de la perte de la vue de Tœil droit. Elle vient me consulter le 33 octobre.
Examen ophthalmoscopique. — Je constate des thromboses artérielles dans toutes les branches rétiniennes, des stases veineuses considérables; de plus on remarque une tache hémorrhagique sur le trajet d*une veine, et deux taches d*atrophie choroldienoe. Les velues sont très tortueuses et triplées de volume. La papille est rosée.
FiG. 2.
Embolie partielle de Tartère rétinienne, avec une infiltration aérease consécative. — M»« L..., âgée de 30 ans, mal réglée depuis six mois, ayant toujours Joui d'une bonne vue, perdit subitement la vue centrale de ToBil gauche, le 2? août 1881. En l'examinant, trois Jours après, avec mon chef de clinique le docteur Parent, Je constatai une cécité centrale complète, avec un large scotome.
Examen ophthalmoscopique. — Nous découvrîmes une oblitération d'une branche collatérale rétinienne, passant au-dessus de la macula et entourée d'une infiltration séreuse, blanche. Nous prescrivîmes des instillations d'atropine et d'ésérine altemaUvement, Tiodure de potassium à l'intérieur, et l'application de sangsues sur la partie interne des cuisses, tous les mois. Sous l'influence de ce traitement, un mieux sensible s'est déclaré, et déjà, au mois de novembre suivant, la malade pouvait lire le n® 1 de l'échelle, bien qu'avec difficulté. Un large scotome se trouve au-dessus du point de fixation.
Stases veineuses avec des anévrysmes miliaires. — M** R..., âgée de 52 ans, avait été réglée dès l'&ge de 11 ans, mais irrégulièrement. Elle éprouvait, au moment des époques, de violentes céphalalgies. Mariée à 18 ans, elle avait eu nu flls, et depuis cette couche elle avait été prise d'un tic de la face, d'une grande irritabilité nerveuse, de varices aux Jambes et de palpitations au cœur ; ces dernières dues à une hypertrophie du cœur. Peu à peu, la vue se troubla.
Examen ophthalmoscopique, — A l'examen fait à la cliuique le 18 septembre 1879, nous avons constaté, avec Parent et Despagnet, une hypermétropie de 6 D. L'aspect ophthalmoscopique de l'œil droit diffère essentiellement de celui de Tœil gauche. On trouve, dans le premier, des veines grosses et tortueuses, triples de volume. Le long de la branche temporo-frontale, on constate dans une des sinuosités de la veine trois petits anévrysmes bien circonscrits, sans aucune trace d'ecchymoses. En exerçant une pression douce sur le globe de l'œil, on fait diminuer considérablement ces taches, qui
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