PLANCHE XXIII
DÉCOLLEMBNT DE LA MEMBRANE DYALOÏDIENIIE. — NÉTRO-EÉTINITE
BT ATROPHIE DE LA PAPIUE.
FiG. 1.
Décollement de la membrane hyaloldienne. — M. M..., âgé de 50 ans, employé de bureau, demeurant à Paris, vint me coosulter le 21 septembre 1876 pour ano perte subite de la rue de Toeil droit. Il était très myope et portait depuis de longues années des lunettes n« U concaves. L'acuité Tisuelle était sensiblement diminuée, il pouvait à peine lire le n« 2 de Téchelle typographique. Tous les objets lui paraissent ondulés, diffus et comme noyés dans l'eau. Le champ visuel était diminué concentriquement d'une manière très marquée, surtout vers le côté nasal. La vision n'est conservée que sur une étendue de 25 centimètres dans le diamètre horixontal, et de 12 centimètres dans le vertical. La perception des couleurs est conservée.
Examen ophtkalmoscopique, — Par le simple éclairage du miroir on distingue de larges plaques blanches d'atrophie choroidienne péripapillalre qui se confondent avec le staphylome postérieur.
A la distance d'un diamètre de la papille on aperçoit un arc de cercle grisâtre, par place presque noir, qui contourne la papille dans les deui tiers de sa circonférence et toujours à la même distance. Ce cercle se présente avec des contours bien tranchés à sa face interne, tandis qu'elle parait diffuse à sa face externe; il fait une saillie dans le corps vitré, ce qui fait que les vaisseaux rétiniens forment un crochet en face de ce cercle. Lorsqu*on fait mouvoir la lumière avec le miroir, en haut ou en bas, à droite ou à gauche, on voit le cercle noir se déplacer et exécuter dos mouvements parallactiques, ce qui prouve que cette ligne semi-lunaire est constituée par la membrane hyaloldienne décollée, soulevée par un liquide et formant un corps transparent et plus fortement réfringent que les parties voisines du corps vitré.
FiG. 2.
Névro-rètinite droite avec thrombose artérielle et nne embolie ûm la rétine de rœil gauche dans une fièvre intermittente larvée. — M. B...,
âgé de 42 ans, perdit subitement la vue de l'œil gauche, le 2 Juillet 1879, sans douleur ni inflammation. En l'examinant le 28 Juillet avec MM. Parent, Yvert et Despagnet» nous avons constaté une embolie partielle typique de l'œil gauche. Le malade ne distinguait pas le Jour de la nuit. En examinant son cœur on constate des bruits de galop sans souffle anormal. Aucun traitement n'avait amené d'amélioration, lorsque, le 12 août» le malade s'aperçut que son œil droit commençait à s'affaiblir. Nous constatâmes alors à Tophthalmoscope qu'il s'agissait d'une névro-rétinite avec des infiltrations périvasculdres et des thromboses artérielles avec des hémorrhagies nombreuses et des exsudats plastiques disséminés. L'acuité visuelle était diminuée au point qu'il lisait à peine les caractères n« 8 de l'échelle. U souffrait de maux de tète, de nausées et de vomissements, ainsi que de fièvres intermittentes.
Vers le 20 août, il perdit totalement la vue. Nous prescrivîmes l'application de huit sangsues derrière 1 oreille, et le sulfate de quiniue à 80 centigrammes par Jour. Au bout
Oaleznwski Ophthalm^ôcnpie