XI. — Ophtlwïiiioacope A nwla de Follln
Cet instrument est construit sur le même principe que celui de Stellwag, il se compose d'un miroir concave à foyer long, en verre étamé. Une roue munie de deux verres concaves et de deux convexes tourne derrière ce dernier et permet de voir mieux le fond de l'œil myope ou hypermétrope.
zn. — OphtlialmoBoope de Pana*.
BMeripu*N. — Gr&ce à uH mécanisme fort simple, le couvercle porte-lentille objectif (fîg. 12) se rabat alternativement
Fig. 12. — OphthtlmoKope de Paou.
sur l'une ou l'autre face du miroir, qui répond de la sorte à (ouïes les exigences de ta pratique ophlhalmoscopique et ophibalmoméirique.
AïKMtagM. — Convaincu que si l'éclairage faible pour l'examen direct est rcsié en dehors de la pratique de tous les jours, cela tenait à la (lifficulté d'exiger de simples médecins praticiens la possession de deuxophlhalmoscopos, l'un concave et l'autre plan, M. le professeur Panas a eu l'idée de réunir ces deux insirumcnis en un seul.
OPHTHALUOSCOPE A MAIN HE GALEZOWSKl.
Xin. — OphtbalmoBcope à, main de QalezovTSld.
DcMFiptiaa. — Je donne ordinairement la préférence aux miroirs concaves de 23 à 25 cenlimètres de foyer, faits de verre très mince et étamé {fig. 13). Au centre de ce miroir, il existe un trou de 5 millimètres de diamètre.
LemiroirestenchftsstS dans unencadremonl mt^tallique auquel est fixé un manche pliant , pouvant s'abattre sur lemiroir, cequilerond \ /'
plus portatif. Une fourche, '•■;;i;;---'
«j , 1 ■, I - . , Fig. lî. — Oplil!i»!mo5cope à main de
hxée derrière le miroir et Cûieiowski.
munie à volonté d'une lentille convexe, n° 12, pour faciliter l'examen d'hypermétrope ou presbyte, ou hien d'une lentille concave n" 10, pour l'examen de l'image directe de la rétine, peut se placer vis-à-vis du trou central du miroir. Cet ophthalmoscope est porté dans une petite boite, qui contient aussi une loupe C de 2 pouces 1/4 de foyer, enchâssée dans un cercle métallique, et un petit compfe-goultes B, pour la solution d'atropine (1).
Mode d*appllutl«« dca ophthalaioacapeB à ■*>>■ pour l'exaitCB
à riiugc* i««f«paé«. — Les ophlhalmoscopes à main servent habituellement pour l'exploralion du fond de l'œil à l'image renversée.
On saisit de la main droite le miroir par son manche(ng. 14), et, en l'approchant de son œil droit, on l'applique au rebord orbilaire et sur la racine du nez; puis on dirige obliquement sa surface miroitante vers la lampe, placée à côté et un peu en arrière du malade.
Par quelques mouvements latéraux du miroir, on parvient à projeter la lumière réfléchie sur l'œil que l'on examine. On voit alors à travers le trou central la papille éclairée et colorée
(1) Cet itisirument a été construit d'après mes indications par 11. Aubiy, fabricant (i'inslrumenls de chirurgie.
DE L'OPKTHALMOSœPE ET DK SES APPLICATIONS.
en rouge. A ce moment on sVloigne de l'œil observé à une dislance de 20 ou 25 cenlimèlres, ei l'on porle de la main gauche la lentille 2 1/4 dL'vant la pupille, où on la muinlient dans une position verticale à la dislance de soo foyer {2 pouces 1/4). Pour plus de lixilé, la main qui lient celle lentille s'appuie avec le petit doigt sur le bord orbilaîre externe pour l'œil droit, et sur la racine du nez lorsqu'on explore l'œil
Fig. 14. - Eu(
aplitlialmoscope k
gauche. Cette fois la lumière réfléchie n'arrivera à la pupille qu'en passanl par la lentille; quelques mouvements latéraux du miroir, accompagnés d'une légère inclinaison de la lentille^ de son rapprochement ou de son éloignemenf de l'œil, permettront d' voir le fond de l'œil rouge ainsi que l'image de La rétine, du nt'rf optique et de la choroïde.
Pour rendre l'examen plus facile, j'ai fait flxer la lenliUe sur un pied dont la longueur est égale à celle du foyer. Les commençants peuvent ainsi arriver plus facilement à trouver la papille.
La figure 14 montre exactement les détails de la manœuvre opératoire, de la position du malade, de la lampe, et de la manière donl il faut tenir l'instrument. Pour obtenir une plus grande netteté de l'image, un écran pourra être placé entre
OPUTtiALMOSCOPE A MAIN DE MONOYEH. 19
la lampe el la lêle du malade, ainsi que l'indique la figure. AiutasMrt incoaTéniieHdi. — En général, les mifoirs de verre étaraé onl l'inconvénient de donner un double reflet au cenlre de la pupille, mais ils éclairent mieux. Au contraire, les miroirs métalliques n'ont pas cet inconvénient et sont préférables aux autres dans les examens minutieux.