VII. — Ophthalmoscope de Gusco
DeseriptioB. — L'ophthalmoscope de Cusco (fig. 19) se compose d'un miroir concave M et d'une lentille convexe L, fixés tous deux sur un levier horizontal H, composé de deux pièces susceptibles de glisser l'une
Fig. 19. — Ophthalmoscope de Cusco.
'i& DE L'OFUTUALMOSCOPE ET DE SES APPLICATIONS.
sur Taulre. Celte disposilion permet de rapprocher et d'éloigner à volonté la lentille. Le miroir est monté de manière à pouvoir tourner autour d'un axe horizontal mobile lui-même autour d'un axe vertical. Le levier horizontal H peut tourner à son tour sur le pied P qui se termine par un élau T fixant rinslrumenlation sur le bord d'une table. En M, se trouve un petit boulon de cuivre qui, supporté sur une tige mobile en laiton, sert de point de mire à l'œil observé.
Vin. — Ophthalmoscope de Gtolezowski à. démonstrations.
oeMripUov. — Il se compose de tubes rentrant Tuu dans l'autre comme ceux d'une lunette d'approche (fig. 20) ; sa longueur est de 25 centimètres. Une de ses extrémités est taillée obliquement et garnie d'un bourrelet élastique pour qu'il s'adapte exactement au pourtour de l'orbite et de l'œil examiné. Le tube moyen, qui rentre dans le précédent, supporte une lentille biconvexe de 2 1/4 pouces de foyer ; cette lentille est
Fig. 20. — OphUialmoscope de Galezowski.
placée à la distance de 2 1/4 pouces de l'extrémité munie du bourrelet. Le troisième tube est le plus mince, il rentre dans les deux précédents, et à son extrémité il est percé d'une échancrure ovale dans laquelle est fixé un miroir concave de 15 centimètres de foyer; au moyen d'un mouvement double, ce miroir peut être tourné du côlé de la lampe, et réfléchir la lumière dans l'intérieur du tube. Pour rendre l'image plus nette et l'agrandir, une lentille convexe n** 12 (3 dioptries) est placée derrière le miroir.
D'après l'avis du professeur Broca, nous avons fait ajouter à l'instrument une tige articulée, terminée par une boule luisante, que l'on dirige vers le point que le malade doit fixer. Cet instrument a été construit, d'après mon propre dessin, par
OPUTUALMUSCOPK DE UALEZOWSKI A DÉMONSTRATIONS. X7
M. Collin, noire sympa lliique fabricant d'insirumenis de chirurgie.
Mode d<»ppii«ation. — Le malade peut être placé de deux manières : assis ou couché.
1. Si le malade est assis, il faut que sa lête soit appuyée contre le mur ou le dos d'un fauleuil (fig. 21) et, en même temps, renversée légèrement en arrière.
La lampe doit être posée à 25 cenlimètres du réflecteur.
Ces dispositions prises, on saisit l'instrument de la main droite, lorsqu'on veut examiner l'œil gauche, et de la main gauche s'il s'agit de l'œil droit, et l'on appuie sur le pourtour orbilaire l'extrémité garnie d'un bourrelel, de façon que l'échancrure carrée soit appliquée contre le nez du malade. A ce moment, on tourne lo'miroir du côté de la lampe et l'on s'assure si la lumière réfléchie éclaire la cornée. Quelques mouvements imprimés au miroir de bas en haut et de droite à gauche amènent cette lumière au point voulu : en maintenant
alors rinslrument d'une manière fixe sur place, Tobservaleur regarde par le trou central dans le tube, et, pourvu que la paupière supérieure ne cache pas la pupille, il verra distinctement le fond de Tœil et les vaisseaux de la rétine.
2. L'application de rbphthalmoscope au lit du malade est encore plus facile : étendu horizontalement sur le dos, la tète ne reposant que sur un oreiller, le malade ouvre largement les yeux ; l'observateur se place au bord du lit et du côté droit, lorsqu'il veut examiner l'œil gauche, et vice versa. Appuyant ensuite Tinstrument sur le bord orbitaire, comme dans la position assise, il tourne le miroir du côté de la lampe qui se trouve posée tout près de l'œil examiné. Les autres temps de l'opération sont identiques avec ceux que nous avons décrits plus haut.
3. Il est indispensable que les pupilles du malade soient préalablement dilatées avec une solution d'atropine.
4. Pour que l'observateur puisse trouver facilement la papille du nerf optique, il faut que le malade regarde du côté de son nez, vers un point imaginaire situé à 8 ou 10 centimètres en dedans de l'extrémité inférieure du tube, et où l'on place la petite boule.
ATaiitii|r«a «t incon^^ni«nts. — L'emploi de Cet instrument remplit deux conditions 1res favorables : l'extrémité objective du tube porte une sorte de chambre noire, qui emboîte l'œiL examiné et empêche la lumière du jour d'y arriver. La distance entre l'œil examiné et la lentille étant fixe et invariable, on n'a pas besoin de chercher cette distance comme dans tous les autres ophthalmoscopes. Il suffit de fixer l'instrument sur le pourtour de l'œil pour que cette condition soit remplie.
Ces modifications ont rendu possible l'examen des yeux en plein jour, dans les salles des hôpitaux, et au lit des malades, sans qu'il soit nécessaire de les transporter dans une chambre noire, ce qui est très important pour l'examen des malades atteints d'affections cérébrales ou autres affections aiguës.
L'usage de cet ophthalmoscope n'est pas exempt de difficultés, qui dépendent en partie d'une grande mobilité de l'instrument ; de là le déplacement facile de la lumière projetée sur l'œil. Mais un peu d'exercice et d'habitude permettent de vaincre celte difficulté, surtout lorsqu'une personne maintient