‹ Traite iconographique d ophthalmoscopieChapitre 27 sur 177 · XII. — Ophthalmoscope de Borck · texte numérisé non relu

XII. — Ophthalmoscope de Borck

DeseripiioB. — Cet ophthalmoscope est fixe et il se compose :

!• D'un miroir concave d'un grand diamètre, percé d'un trou

au centre et fixé sur un pied sur lequel on peut le baisser,

l'élever ou l'incliner à volonté. On le place sur une table* à

OPUTUALMOSCOPE DE DUHCK. 33

O^tlO de distance d'une lampe à laquelle se trouve adapté uq abat-jour latéral;

2* D'un autre miroir concave non perforé qui se trouve placé h un mètre de distance du premier. On le dirige de façon à ce qu'il reçoive la lumière du premier miroir pour la projeter ensuite dans le fond de l'œil observé.

L'image rétinienne se réfléchit dans le second miroir, et l'observateur, placé derrière l'ouverture centrale du premier, pourra l'apercevoir distinctement, et considérablement agrandie.

La figure 26 nous montre la direction que suivent tes rayons lumineux et les positions respectives du malade et de l'observateur.

Fig. 16. — Ophlhilmoscops de Burck.

A*BBt>)rea «( UcoaiéBieaM. — Cet oplitltalmoscope donne une image renversée sensiblement grossie, et peut être utilement employé pour les démonstrations. Il est basé sur un principe nouveau, qui consiste h produire une image renversée de la rétine par l'effet d'une double réflexion et sans l'aide de la lentille convexe, employée dans d'autres ophthalmoscopes.

Mais l'application de cet appareil est difficile à cause de la mobilité des nombreuses parties qui le composent, et de la très grande dislance à laquelle on doit examiner l'œil malade.

GiLDowiii. — OphlhaInaKopù. 3

Il pourra peut-ëlre subir plus lard des modifications qui en rendront l'emploi plus facile ; quant à présent, il n'est pas usité.

AKTICLE III

OPUTUALUOSCOPES BINOCULAIHES A AMPUFICATION

Priaeire de l'ophthaimoseopc kisMauiM. — Derrière le mifoir

concave mn (fig. 27), en verre argenté, se trouvent deux rhomboïdes R, R, en crown-glass ; ils sont placés en conlacl par un de leurs sommets o, de manière à se partager par moitiés égales la petite surface circulaire non argentée du miroir.

Chacun de ces rhomboïdes représente un dduble prisme de 45° à réflexion totale.

Dans ces conditions, toutfaisceau lumineux qui, parli d'un point quelconque a de l'image réelle ou virtuelle du fond de l'œil, traverse la portion transparente du miroir, est dédoublé par le système des rhomboïdes en deux pinceaux ; chacun de ces pinceaux subit, dans l'intérieur du rhomboïde correspondant, une double réflexion totale qui le fait émerger parallèlement à sa direction pre> mière, mais avec un déplacement latéral égal à la dimension transversale des rhomboïdes.

L'image unique a est ainsi rempjacée par deux images rejetées l'une à droite en d, l'autre à gauche en g ; et si leur distance mutuelle est précisément égale à l'écartement des

rig. Î7, — Coupe et expliu l'oplithaliDoicDpe binocalure.

OPUTHALMOSCOPK BINOCULAIRE DE GIRAUU-TKULON. 3S

yeux, i'observaleur se trouve avoir devant lui deux images placées comme le sont les dessins sléréoscopiques. Deux petits prismes p el p' h sommet interne, opèrenl le fusionnement de ces images en une seule située quelque pari sur la ligne médii^nc en a'.

I. — Ophtbalmosoope binoculaire de Glraud-TenloD. Deseriptioa. — L'appareil de Giraud-Teulon (fig. 28 et 29)

Fig. ÎH. — OplitlialiDO'iCDpu binoculaire de Giraud-Tculon, vu de derrière, à l'éctaelle do !/3. — Fig. 99. Coupe horizontale de l'ophlbalmoscope binoculaire moamat le* détails du mécaiiï^nte optique qui procure la Tision binoculaire ('|.

se compose d'un grand miroir concave mobile, derrière lequel se trouvent deux prismes rhomboïdiens de crown-glass A et B, qui se touchent par un de leurs sommets et partagent symétriquement la circonférence du miroir. Un foyer lumineux quelconque e'e envoie un cône de rayons sur le miroir, ei

ceux des rayons qui passenl par le Irou ceniral s'y divisent en deux faisceaux, dont l'un ira à l'œil droit et l'autre à l'œil gauche. Ces deux images sont vues simples, comme dans les stéréoscopes, au moyen de deux prismes à bases externes, placés, comme l'indique la figure, derrière les rhomboèdres. Mode d'sppiicBiion. — La réllue est examinée, comme avec l'ophthalmoscope simple, à l'image renversée, à travers une lentille biconvexe L de 2 pouces ou 2 pouces i/4 de foyer qu'on tient devant l'œil.

n do lopiitlialiuDscupe du (i

Avant d'examiner le malade avec cet opbthalmoscope. on devra préalablement l'ajuster convenablement; pour cela, en l'approchant de ses yeux, on fixera un objet quelconque et Ton s'assurera si cet objet est vu simple et net. Il arrive alors qu'on ne voit qu'un simple objet, mais en fermant alternativement tantôt un œil, tantôt l'autre, on s'aperçoit qu'il n'y a qu'un seul œil qui voit, l'autre ne se trouvant pas sur la direction des points lumineux passant par le rhomboèdre. Pour obvier à cet inconvénient, on tourne le pas de vis situé en V, et on sépare plus ou moins la partie C de B du rhomboèdre:

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